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Le président mexicain ira à la frontière américaine pour "défendre la dignité" de son pays

Des immigrants récemment libérés par les autorités de l’immigration américaines attendent de s’enregistrer, Texas, le 11 janvier 2019.

Le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador a annoncé jeudi qu'il se rendrait samedi à la frontière avec les Etats-Unis pour "défendre la dignité" de son pays, au moment où Washington accentue sa menace d'imposer des tarifs douaniers si Mexico ne freine pas l'afflux de migrants illégaux.

Ce déplacement dans la ville frontière de Tijuana (nord) vise à défendre "la dignité du Mexique", a déclaré Andres Manuel Lopez Obrador. Face aux menaces américaines, "nous examinons toutes les options, mais notre position est de conserver, avant tout, l'amitié avec le peuple des Etats-Unis", a ajouté le chef de l'Etat.

Le président mexicain a invité les parlementaires de tous les partis, les ministres de son gouvernement, des représentants du pouvoir judiciaire, ainsi que des chefs d'entreprises, syndicalistes et dirigeants religieux, à participer à ce déplacement prévu samedi après-midi, deux jours avant la date butoir brandie par Washington pour mettre sa menace à exécution.

Accusant Mexico de laxisme sur la gestion du flux de migrants clandestins, notamment d'Amérique centrale, Washington a annoncé vouloir appliquer à partir du 10 juin une taxe de 5% sur tous les biens provenant du Mexique, qui pourrait augmenter progressivement jusqu'à 25% le 1er octobre.

Les discussions engagées depuis plusieurs jours entre de hauts responsables mexicains et leurs homologues à Washington se poursuivaient jeudi. Le ministre mexicain des Affaires étrangères, Marcelo Ebrard, continuait notamment les pourparlers au département d'Etat à Washington.

Mais les Mexicains "n'en font pas assez" pour arrêter l'immigration vers les Etats-Unis, a affirmé la Maison Blanche. "Il semble bien qu'on s'achemine vers l'imposition de droits de douane parce que ce que les Mexicains proposent actuellement n'est tout simplement pas suffisant", a déclaré jeudi la directrice de la communication de la Maison Blanche, Mercedes Schlapp, sur Fox News.

M. Trump a reconnu mercredi des progrès dans les discussions, "mais pas assez", tandis que Marcelo Ebrard a admis que son pays devait prendre des mesures pour freiner la migration clandestine.

"Je suis optimiste"

Peu avant, M. Lopez Obrador avait, pour sa part, redit mercredi sa confiance dans la conclusion d'un accord avec Washington. "Je suis optimiste, on va arriver à un accord. On l'a dit, la meilleure voie c'est le dialogue", a-t-il répété, se refusant à détailler les possibles mesures de représailles que pourrait décider Mexico en cas d'absence d'accord.

En mai 2018, Mexico avait pris des mesures de rétorsion - instauration de tarifs douaniers sur des importations de certains fruits et de la viande de porc - à l'égard de son voisin lorsque l'administration de Donald Trump avait décidé des droits de douane sur les importations d'acier et d'aluminium en provenance du Mexique, du Canada et d'Europe.

Le Mexique a annoncé mercredi que l'armée et la police avaient arrêté l'avance d'une caravane de quelque 1.200 Centraméricains.

Mais malgré les opérations des autorités mexicaines et les menaces répétées du président américain, qui a fait de la lutte contre l'immigration illégale l'un des fers de lance de sa présidence, l'afflux de migrants illégaux ne se tarit pas.

Plus de 144.000 migrants, essentiellement originaires d'Amérique centrale, ont été arrêtés en mai à la frontière mexicaine, soit 32 % de plus qu'en avril, et le taux d'arrivée d'immigrants clandestins a atteint 677.000 depuis octobre, un record depuis 2006, selon les chiffres officiels américains publiés avant le début des négociations.

Le président mexicain a également réagi jeudi aux annonces des agences de notations dans ce contexte de tensions commerciales avec les Etats-Unis : Fitch a abaissé la notation du Mexique de BBB+ à BBB et Moody's a modifié son analyse de perspective de "stable à négative".

"Nous respectons cette opinion, mais nous assurons que nous allons bien, que l'économie va progresser davantage, qu'elle va croître à un taux de 2 % (en 2019) et qu'au cours des six prochaines années, nous allons respecter notre engagement de croissance à un taux de 4 %", a dit le président, reprenant une de ses promesses de campagne.

"Nous n'allons pas augmenter la dette publique, nous avons des finances publiques saines, le recouvrement est très bon, nous nous en sortons bien dans l'exercice budgétaire, nous n'avons pas de problème d'inflation", a-t-il insisté.

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Le président Marcelo Rebelo de Sousa réélu au Portugal

Le président du Portugal, Marcelo Rebelo de Sousa, au Palais de l'Elysée, en France, le 14 juillet 2019.

Sans surprise, les Portugais ont reconduit dimanche leur président, le conservateur modéré Marcelo Rebelo de Sousa, à l'issue d'un scrutin réalisé en pleine tourmente sanitaire et marqué par une importante percée de l'extrême droite.

L'actuel chef de l'Etat, un ancien professeur de droit de 72 ans, devenu célèbre en tant que commentateur politique à la télévision, a obtenu 60,7% des voix, selon des résultats partiels portant sur la quasi-totalité des circonscriptions.

Dans son discours de victoire, il a promis de faire de la lutte contre la pandémie sa "première priorité", en remerciant les électeurs pour leur "confiance renouvelée dans des conditions tellement plus difficiles" que celles d'il y a cinq ans, lors de sa première élection.

Avec 13% des suffrages, l'ex-eurodéputée socialiste Ana Gomes est arrivée en deuxième position, devançant in extremis le candidat d'extrême droite André Ventura, qui a engrangé 11,9% des voix.

Grâce à ce résultat, le fondateur du parti antisystème "Chega" ("ça suffit") confirme l'assise de la droite populiste dans un pays qui a connu une longue dictature fasciste, mais semblait jusqu'ici passer à côté d'une mouvance qui a fait des émules ailleurs dans le monde.

Ce juriste de 38 ans avait d'abord créé la surprise en entrant au Parlement lors des élections législatives de fin 2019, avec un score de 1,3%, soit près de 70.000 voix.

"Progression de l'ultra-droite"

"Pour la première fois, un parti ouvertement antisytème a rompu le champ de la droite traditionnelle, avec près d'un demi-million de voix", s'est félicité dimanche cet allié de la Française Marine Le Pen et de l'Italien Matteo Salvini.

Il n'a toutefois pas atteint l'objectif qu'il s'était fixé de battre la socialiste Ana Gomes, qui a fait campagne sans le soutien de son parti, ni du Premier ministre Antonio Costa qui le dirige, en promettant de faire barrage à M. Ventura.

"Si je n'avais pas été candidate, nous aurions encore plus à regretter la progression de l'ultra-droite", a affirmé cette ancienne diplomate et militante anticorruption âgée de 66 ans.

Le taux d'abstention s'est élevé à 60,6%, un record historique pour une élection présidentielle depuis l'avènement de la démocratie, en 1974.

Le président du Portugal Marcelo Rebelo de Sousa (à dr.) et son homologue angolais Joao Lourenco se serrent la main à l'issue d'une conférence de presse commune au palais présidentiel de Belém à Lisbonne, jeudi 22 novembre 2018.
Le président du Portugal Marcelo Rebelo de Sousa (à dr.) et son homologue angolais Joao Lourenco se serrent la main à l'issue d'une conférence de presse commune au palais présidentiel de Belém à Lisbonne, jeudi 22 novembre 2018.

Mais candidats et analystes redoutaient une participation encore plus faible en raison de l'explosion des cas de coronavirus que connaît actuellement le Portugal, dont les dix millions d'habitants sont soumis depuis une dizaine de jours à un deuxième confinement général.

Selon les données collectées par l'AFP, c'est le pays au monde ayant signalé au cours des deux dernières semaines le plus grand nombre de contagions et de décès par Covid-19 en rapport avec sa population, dépassé seulement par l'enclave britannique de Gibraltar.

Files d'attentes

Après les commerces et les restaurants, le gouvernement s'est résolu à fermer les écoles vendredi, tandis qu'un nouveau record de décès quotidiens a encore été battu dimanche, portant le bilan total depuis le début de la pandémie à près de 10.500 morts.

Toute la journée, de nombreux électeurs ont dû faire de longues files d'attente devant les bureaux de vote, en se tenant à distance avant de pouvoir y entrer un par un.

"Même si c'est important de venir voter alors qu'on est en confinement, cela n'a aucun sens de sortir de la maison et de se regrouper avec des milliers de personnes", a regretté Luis Araujo, un électeur qui a voté dans un école de Lisbonne.

En fin de campagne, le président sortant avait demandé aux électeurs de se mobiliser pour éviter un second tour et "épargner aux Portugais le prolongement de l'élection pendant trois semaines cruciales" pour freiner l'épidémie.

Au cours de son premier mandat, Marcelo Rebelo de Sousa a cohabité sans accroc majeur avec le gouvernement socialiste minoritaire d'Antonio Costa.

Au Portugal, le chef de l'Etat n'a aucun pouvoir exécutif mais joue un rôle d'arbitre en cas de crise politique, et il peut dissoudre le Parlement pour convoquer des élections législatives anticipées.

"Les agents de la santé qui refusent de se faire vacciner posent un risque"

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370 personnes secourues par un navire humanitaire

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Venezuela: Maduro demande à Biden de "tourner la page"

Venezuelan President Nicolás Maduro removes his mask as he prepares to speak about his annual report to the nation before legislators in the National Assembly, Caracas, Jan. 12, 2021.

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a appelé samedi son nouvel homologue américain Joe Biden à "tourner la page", se déclarant prêt à ouvrir "une nouvelle voie" dans les relations diplomatiques rompues il y a deux ans entre Caracas et Washington.

"Nous sommes prêts à suivre une nouvelle voie dans nos relations avec le gouvernement de Joe Biden, sur la base du respect mutuel, du dialogue, de la communication et de la compréhension", a déclaré M. Maduro dans un discours adressé à ses partisans.

"Le Venezuela, ce Venezuela du XXIe siècle, bolivarien et révolutionnaire, est prêt à tourner la page" des querelles diplomatiques avec l'administration de Donald Trump qui a imposé de multiples sanctions économiques au Venezuela, dont un embargo sur le pétrole depuis 2019, première ressource du pays, afin de renverser le régime socialiste de M. Maduro qualifié de "dictateur".

Les Etats-Unis avaient également reconnu, comme plus de 50 pays dans le monde, l'opposant Juan Guaido. Celui-ci s'était autoproclamé président par intérim du Venezuela le 23 janvier 2019 et avait accusé M. Maduro d'avoir "frauduleusement" remporté l'élection présidentielle de 2018, boycottée par l'opposition.

"Il y a deux ans, j'ai dû réagir avec force et dignité et, d'ici même, j'ai procédé en tant que chef de l'Etat à la rupture de toutes les relations politiques et diplomatiques avec le gouvernement américain de l'époque", a poursuivi M. Maduro depuis le balcon du palais présidentiel de Miraflores. "Trump est parti!", s'est-il félicité.

Dès la victoire de Joe Biden à la présidentielle américaine en novembre, Nicolas Maduro l'avait félicité et s'était dit "prêt au dialogue et à la bonne entente avec le peuple et le gouvernement des Etats-Unis". Des appels réitérés en décembre.

- Soutien américain à Guaido -

Antony Blinken, désigné par Joe Biden pour être son secrétaire d'Etat, a toutefois déclaré que la Maison Blanche continuerait à reconnaître Juan Guaido. Le futur chef de la diplomatie américaine a par ailleurs qualifié M. Maduro de "dictateur brutal".

Ce soutien renouvelé au chef de l'opposition vénézuélienne est intervenu malgré la nouvelle majorité chaviste au Parlement, issue des élections du 6 décembre boycottées par l'opposition, qui les dit frauduleuses. Elles n'ont pas été reconnues par les Etats-Unis, l'Union européenne ni plusieurs plusieurs pays d'Amérique latine.

Même si un allègement des sanctions ne semble pas à l'ordre du jour, les analystes estiment que l'administration Biden se montrera sans doute plus modérée que la précédente et qu'elle plaidera en faveur d'une médiation internationale en vue d'une transition progressive du pouvoir au Venezuela.

Juan Guaido, de son côté, défend la continuité de l'ancien Parlement d'opposition et, avec elle, de sa position de chef du congrès, dont il a revendiqué la présidence par intérim.

Le président de la nouvelle Assemblée nationale, Jorge Rodriguez, a répété samedi les accusations de corruption à l'encontre de Juan Guaido, sur la base de plaintes publiées par le quotidien américain Washington Post concernant des irrégularités présumées liées à des fonds et des actifs du Venezuela d'un total de 40 milliards de dollars bloqués à l'étranger.

Selon l'ONU, plus de cinq millions de Vénézuéliens ont quitté leur pays depuis 2015 pour fuir la grave crise politique et économique que traverse le pays avec une inflation incontrôlée de +4.000% sur un an.

Décès de Larry King, célèbre journaliste américain

Larry King à la soirée d'ouverture de la série de films "Champion" à Los Angeles, Californie, États-Unis, le 9 août 2013.

Le célèbre journaliste et animateur de télévision américain Larry King est mort à 87 ans, a annoncé samedi sa compagnie, Ora Media.

"Avec une profonde tristesse, Ora Media annonce le décès de notre cofondateur et ami Larry King, qui est mort à l'âge de 87 ans au centre médical Cedars-Sinai à Los Angeles", peut-on lire dans un communiqué de la compagnie publié sur le compte Twitter officiel de cette figure légendaire de la télévision américaine.

La mort de M. King a également été confirmée par son fils, Chance, samedi matin, selon la chaîne CNN, où il avait animé l'émission "Larry King Live" pendant plus de 25 ans.

Début janvier, M. King avait été hospitalisé à cause de la maladie covid-19, a ajouté la chaîne.

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