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Les négociations avec le Mexique n'avancent pas suffisamment pour Trump

Des policiers patrouillent à la forntière américano-mexicaine après avoir trouvé le corps d'un migrant, à Ciudad Juarez, Mexique, le 25 juillet 2017.

Donald Trump a affirmé mercredi que les négociations avec le Mexique avançaient trop lentement, et a de nouveau promis de taxer tous les biens en provenance de son voisin à partir de lundi si Mexico ne l'aidait pas à bloquer les migrants toujours plus nombreux à franchir leur frontière commune.

"Les discussions sur l'immigration à la Maison Blanche avec des représentants du Mexique sont terminées pour la journée", a tweeté le président américain, en déplacement en Europe. "Il y a des progrès, mais c'est nettement insuffisant", a-t-il estimé, précisant que les pourparlers reprendraient jeudi.

Le ministre des Affaires étrangères mexicain Marcelo Ebrard a reconnu de son côté lors d'une conférence de presse à Washington après une réunion entre hauts responsables des deux pays que la situation à la frontière avec les Etats-Unis ne pouvait pas perdurer.

"Les arrestations à la frontière en mai se sont élevées à 133.000 parce que le Mexique et les démocrates au Congrès refusent de faire une réforme sur l'immigration", a tonné Donald Trump.

"Si aucun accord n'est trouvé, les tarifs douaniers à hauteur de 5% vont être appliqués lundi, avec une augmentation mensuelle comme prévu", a réaffirmé le milliardaire républicain.

Il avait annoncé jeudi dernier que les Etats-Unis appliqueraient à partir du 10 juin une taxe de 5% sur tous les biens provenant du Mexique, qui pourrait augmenter progressivement jusqu'à 25% le 1er octobre.

- 12.000 mineurs non accompagnés -

En l'absence de Donald Trump, le vice-président américain Mike Pence a reçu mercredi le chef de la diplomatie mexicaine Marcelo Ebrard à la Maison Blanche, pour des discussions auxquelles a également participé le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo.

Juste avant cette réunion cruciale pour l'économie des deux pays, les garde-frontières américains ont annoncé que plus de 144.000 migrants avaient été arrêtés en mai à la frontière sud des Etats-Unis, une hausse de 32% par rapport à avril, et un niveau inégalé depuis sept ans.

Près de 133.000 d'entre eux ont été arrêtés alors qu'ils traversaient illégalement la frontière et plus de 11.000 ont été refoulés aux ports d'entrée.

Plus de 57.000 étaient des mineurs, dont près de 12.000 non accompagnés, ont précisé les autorités, décrivant une "situation d'urgence absolue".

Donald Trump, qui a fait de la lutte contre l'immigration illégale un marqueur de sa présidence, a accusé à maintes reprises le Mexique de passivité face à cette crise et brandi la menace de taxer ses importations.

Malgré l'opposition de nombreux républicains, inquiets des conséquences pour l'économie américaine, il a assuré mardi qu'il ne "bluffait pas".

- "Faire affaire" -

"Le Mexique veut un accord", a toutefois estimé Donald Trump mercredi depuis l'Irlande.

Si le Mexique n'arrête pas les migrants et les "drogues" qui arrivent via la frontière sud des Etats-Unis, "on ne pourra pas faire affaire, c'est très simple", a-t-il ajouté. Mais "je pense que le Mexique veut faire quelque chose".

Signe de la bonne volonté de Mexico: les forces de sécurité mexicaines ont bloqué mercredi la progression d'une caravane d'environ 1.200 migrants centraméricains sans papiers qui venaient d'entrer dans le pays en traversant la frontière avec le Guatemala pour se rendre aux Etats-Unis.

Le conseiller économique de la Maison Blanche Peter Navarro a posé trois conditions aux négociateurs mexicains.

"Ils peuvent s'engager à prendre tous les demandeurs d'asile et à leur appliquer les lois mexicaines, qui sont bien plus strictes que les nôtres", a-t-il déclaré sur la chaîne CNN.

Le conseiller a également demandé à Mexico de renforcer sa frontière sud avec le Guatemala, "plus courte" et "plus facile à surveiller" que celle avec les Etats-Unis. Enfin, il a exigé que le Mexique lutte contre la corruption de ses agents aux postes-frontières.

- Plus de 100.000 arrestations -

Après l'entrée en fonction de Donald Trump en janvier 2017, les arrestations à la frontière étaient inférieures à 20.000 par mois. Elles ont connu depuis une hausse constante, dépassant les 100.000 en mars, avril et mai.

Il s'agissait auparavant principalement d'hommes seuls, souvent originaires du Mexique, venant travailler aux Etats-Unis.

La grande majorité des migrants viennent désormais du Honduras, du Salvador et du Guatemala, des pays parmi les plus pauvres et les plus violents du continent, et déposent une demande d'asile à leur arrivée.

Ils voyagent dans des groupes de plus en plus larges. Plus de 1.000 personnes ont été arrêtées ensemble la semaine dernière, soit le plus grand groupe de clandestins appréhendé à la frontière à ce jour, selon la police américaine aux frontières.

Autre "première", un groupe de 117 Africains, originaires du Congo, d'Angola ou du Cameroun, a été interpellé en mai.

Avec AFP

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Tiger Woods gravement blessé aux deux jambes dans un accident de la route

Le véhicule du golfeur Tiger Woods, qui a été transporté d'urgence à l'hôpital après avoir subi de multiples blessures, gît sur le côté après un accident à Los Angeles, en Californie, dans une image tirée d'une vidéo prise le 23 février 2021.

La star du golf Tiger Woods, 45 ans, a subi mardi des "blessures multiples aux jambes" nécessitant une intervention chirurgicale après une sortie de route et plusieurs tonneaux alors qu'il circulait, seul, au volant de sa voiture près de Los Angeles.

Le golfeur était encore "conscient" après l'accident, survenu peu après 07h00, et les secours l'ont extrait de son véhicule avec "des blessures graves aux deux jambes", a déclaré lors d'une conférence de presse un responsable des pompiers de Los Angeles, le chef Daryl Osby.

Tiger Woods était "lucide et calme" alors même qu'il était encore prisonnier de son véhicule accidenté, a souligné Carlos Gonzalez, premier policier à être arrivé sur les lieux.

Les secours ont dû utiliser un outil spécialisé et une hache pour extraire de sa voiture Tiger Woods, qui a ensuite été évacué vers un hôpital voisin disposant d'une unité de traumatologie, a précisé le chef Osby.

Dans un communiqué, l'agent de Tiger Woods a indiqué que le sportif "souffrait de blessures multiples aux jambes". "Il est actuellement en salle d'opération", précisait Mark Steinberg à la mi-journée.

Selon le Los Angeles Times, le sportif souffrait d'une cheville brisée et de fractures aux jambes, dont une multiple.

Aucun autre véhicule ne semble être impliqué dans l'accident, selon les services du shérif du comté de Los Angeles, qui ont ouvert une enquête pour en élucider les circonstances.

Tiger Woods pose avec son trophée après avoir remporté le Zozo Championship PGA Tour au country club Accordia Golf Narashino à Inzai, à l'est de Tokyo, au Japon, le lundi 28 octobre 2019.
Tiger Woods pose avec son trophée après avoir remporté le Zozo Championship PGA Tour au country club Accordia Golf Narashino à Inzai, à l'est de Tokyo, au Japon, le lundi 28 octobre 2019.

Le shérif Alex Villanueva a précisé que ses hommes n'avaient trouvé "aucune preuve" laissant penser que Tiger Woods conduisait sous l'influence de stupéfiants, de médicaments ou d'alcool au moment de l'accident.

Le policier Carlos Gonzalez a estimé que Tiger Woods "a eu beaucoup de chance de s'en sortir vivant", citant notamment "la nature du véhicule" au volant duquel il se trouvait, un SUV de luxe, et "le fait qu'il avait bouclé sa ceinture de sécurité". Le policier a relevé que la portion de route où le golfeur a vraisemblablement perdu le contrôle de sa voiture était propice aux accidents, sinueuse et au pied d'une descente.

Selon les premières constatations des policiers, Tiger Woods a franchi le terre-plein central et effectué plusieurs tonneaux, percutant au passage un arbre, avant de s'immobiliser sur le bas-côté.

Le shérif Villanueva a estimé que Woods circulait "à une vitesse relativement plus élevée que la normale" en descente, précisant qu'aucune trace de freinage n'avait été relevée.

Des images diffusées par les télévisions locales ont montré le SUV couché sur le flanc, le capot semblant très endommagé et les airbags déployés, dans la végétation bordant la route entre les localités de Rolling Hills Estates et Rancho Palos Verdes, au sud de Los Angeles.

Tiger Woods se trouvait dans la mégalopole californienne en raison d'un tournoi qu'il parraine, le Genesis Invitational, qui s'est achevé le week-end dernier.

15 titres en Grand Chelem

Récemment opéré du dos, pour la cinquième fois, il avait confié dimanche ne pas être sûr de jouer le Masters en avril. Le champion a remporté dans sa carrière 82 tournois du circuit américain de golf (PGA), à égalité avec le légendaire Sam Snead (1912-2002).

A son palmarès quasiment sans équivalent figurent 15 titres du Grand Chelem, soit trois de moins que son mentor Jack Nicklaus.

De nombreux golfeurs et sportifs lui ont envoyé des messages d'encouragement, comme l'ancien numéro un Justin Thomas ou la star de la NBA Magic Johnson.

Lui-même féru de golf et propriétaire de nombreux parcours, l'ex-président Donald Trump a également adressé ses voeux de rétablissement à Woods. "Remets-toi vite, Tiger. Tu es un vrai champion", a-t-il tweeté via un conseiller.

"Je n'ai aucun doute à ce sujet, il va revenir", a lancé plus tard le milliardaire lors d'une interview avec la télévision Fox.

Son prédécesseur Barack Obama a lui aussi souhaité un "prompt rétablissement" au champion. "Si nous avons appris quelque chose durant toutes ces années, c'est qu'il ne faut jamais considérer que Tiger est hors jeu", a-t-il écrit sur Twitter.

Tiger Woods (Eldrick Woods pour l'état-civil) avait largement dominé les tournois entre 1996 et 2008, conférant à son sport une notoriété qui dépassait l'audience de ses habituels adeptes.

Après un passage à vide lié à sa vie privée, notamment la révélation de nombreuses liaisons adultères, Woods avait réussi à revenir au sommet avant de s'effondrer de nouveau, victime de graves problèmes de dos.

Il avait alimenté de nouveau la rubrique des faits divers en se faisant arrêter, endormi au volant de sa voiture, sous l'emprise d'un cocktail de médicaments et d'antidépresseurs un soir de mai 2017 en Floride.

Il ne reviendra sur les greens qu'en janvier 2018, après plusieurs tentatives ratées et quatre opérations du dos, dont une arthrodèse, une douloureuse fusion de vertèbres.

En avril 2019, Tiger Woods avait de nouveau renoué avec le succès en remportant le prestigieux Masters d'Augusta à l'issue d'un improbable come-back.

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Le Parlement canadien reconnaît un "génocide" contre les Ouïghours, la Chine proteste

Un drapeau national chinois flotte près d'un minaret de l'ancienne mosquée Id Kah dans la vieille ville de Kashgar, dans la région autonome ouïgoure du Xinjiang, en Chine, le 6 septembre 2018. Photo prise le 6 septembre 2018.

Les députés canadiens ont adopté lundi une motion non contraignante assimilant le traitement réservé par la Chine à sa minorité ouïghoure à "un génocide", provoquant la colère de Pékin qui l'a qualifiée de "provocation malveillante".

La motion, déposée à l'initiative des conservateurs (opposition), a été adoptée à la Chambre des communes par 266 voix sur 338. Elle appelle également le gouvernement de Justin Trudeau à se ranger à cet avis. Les autres députés, notamment les ministres du gouvernement libéral de Justin Trudeau, se sont abstenus.

Cette motion reconnaît que "les Ouïghours en Chine ont été et sont soumis à un génocide".

L'ambassade de Chine au Canada a rejeté dans un communiqué cette motion, "un acte honteux", qualifiant les députés canadiens d'"hypocrites et éhontés" pour avoir eu recours "à l'excuse des droits de l'Homme pour s'engager dans une manipulation politique au Xinjiang afin d'interférer dans les affaires intérieures de la Chine".

Pour appuyer leur demande, les députés pointent notamment "l'endoctrinement politique et antireligieux", "le travail forcé" et "la destruction de sites culturels" que subit selon eux cette minorité musulmane dans le Xinjiang.

Un amendement à la motion demandant que les Jeux olympiques d'hiver de Pékin de 2022 soient déplacés si le "génocide" se poursuit, a également été adopté.

"Certaines personnes au Canada devraient abandonner leurs préjugés anti-chinois", a fustigé mardi devant la presse à Pékin un porte-parole de la diplomatie chinoise, Wang Wenbin.

M. Wang a indiqué que son pays répondrait "résolument" à toute action du Canada qui "porterait atteinte" aux intérêts de la Chine.

'Enormes violations'

Selon des études d'instituts américains et australien, au moins un million de Ouïghours ont été internés dans des "camps" du Xinjiang et certains ont été soumis à du "travail forcé" ou à des "stérilisations forcées".

La Chine dément catégoriquement les deux dernières accusations et affirme que les "camps" sont des "centres de formation professionnelle" destinés à éloigner la population de l'extrémisme religieux et du séparatisme, après de nombreux attentats meurtriers commis contre des civils par des Ouïghours.

"Maintenant, les conservateurs demandent au gouvernement libéral de respecter le Parlement et de reconnaître officiellement qu'un génocide se passe en Chine", a déclaré leur chef, Erin O'Toole, qui depuis des mois appelle Ottawa à durcir le ton contre Pékin.

"Le gouvernement du Canada prend toute allégation de génocide extrêmement au sérieux", a réagi dans un communiqué le ministre des Affaires étrangères Marc Garneau, rappelant que le Canada privilégiait une approche concertée avec ses alliés sur cette question.

Vendredi, le Premier ministre Justin Trudeau a admis que "d'énormes violations des droits de l'Homme ont été signalées dans le Xinjiang".

Il a précisé, à l'issue d'une réunion du G7, que le Canada se concertait avec ses partenaires quant à l'utilisation du terme "génocide" déjà employé par l'administration de Donald Trump.

Les relations entre le Canada et la Chine traversent une crise sans précédent depuis l'arrestation fin 2018 de l'ex-diplomate canadien Michael Kovrig et de son compatriote Michael Spavor, accusés d'espionnage, quelques jours après celle d'une cadre de Huawei, Meng Wanzhou, à l'aéroport de Vancouver.

La directrice financière du géant chinois a été arrêtée à la demande de la justice américaine qui veut la juger pour fraude bancaire.

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