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Le président chilien crée la polémique en culpabilisant les femmes sur la violence sexiste

Le président chilien Sebastian Piñera arrivant au palais présidentiel de La Moneda à Santiago, le 11 novembre 2019.

Le président chilien Sebastian Piñera a déclenché une polémique lundi en affirmant que les femmes avaient également une responsabilité dans les violences à leur encontre, lors d'un discours prononcé à l'occasion de la promulgation d'une loi sur les fémicides.

"Parfois, il n'y a pas seulement la volonté des hommes de maltraiter, mais aussi la position des femmes d'être maltraitées", a déclaré le président lors d'un discours en présence de son épouse, Cecilia Morel, et de la ministre des Femmes, Isabel Pla.

"Nous devons corriger l'agresseur, et nous devons également dire à la personne maltraitée qu'elle ne peut pas permettre que cela se produise et que la société dans son ensemble l'aidera et la soutiendra pour dénoncer et empêcher que ces événements ne se poursuivent", a ajouté M. Piñera.

La loi "Gabriela", du nom de Gabriela Alcaino, une Chilienne tuée par son fiancé en 2008, prévoit une peine jusqu'à 40 ans de prison pour le meurtre d'une femme dans le cadre d'une relation amoureuse, étendant ainsi la législation chilienne qui n'appliquait cette peine qu'aux auteurs d'assassinats survenus dans le cadre d'un mariage ou d'un concubinage.

La nouvelle loi prend également en compte la particularité des meurtres contre les femmes en général en raison de leur genre.

"Il est intolérable de culpabiliser la victime de la violence de genre, d'autant plus dans le contexte de la promulgation de la loi Gabriela. C'est une déclaration d'une ignorance qui fait mal aux femmes, en particulier aux victimes de violences", a réagi dans un communiqué l'Observatoire contre le harcèlement sexuel au Chili (OCAC), une ONG locale.

Face au tollé, le président chilien a fait parvenir un nouveau message à la presse: "Je veux être très clair: la position de notre gouvernement est la tolérance zéro contre tout type de violence ou abus contre les femmes".

La déclaration du chef de l'Etat intervient à quelques jours de la célébration de la Journée internationale des femmes, le 8 mars. Un grand rassemblement est prévu à Santiago, où plus de 200.000 femmes s'étaient réunies l'année dernière.

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Un député argentin dénude le sein de sa compagne et l'embrasse en pleine visioconférence

Photo d'illustration. (Reuters)

Un député argentin a été suspendu jeudi pour avoir, lors d'une session parlementaire en visioconférence, embrassé le sein de sa conjointe à ses côtés.

Sur l'écran géant installé au Parlement, lors de ces séances où seuls une partie des députés sont présents physiquement et alors que l'un d'entre eux a pris la parole, une femme apparaît sur la vignette d'écran au côté de Juan Emilio Ameri qui l'enserre de son bras.

Le député de la province de Salta a alors sorti un sein du t-shirt que portait la jeune femme et s'est mis à l'embrasser. La session parlementaire a d'abord été interrompue, puis suspendue, par le président du Parlement, Sergio Massa.

"Tout au long de ces mois en télétravail nous avons vécu différentes situations où un député s'est endormi ou un autre s'est caché, mais aujourd'hui nous avons vécu une situation qui dépasse les règles de bienséance de cette maison," a lancé M. Massa.

Ameri a tenté de s'excuser, affirmant qu'il pensait ne pas être connecté à ce moment-là. "La connexion est très mauvaise. Ma conjointe est sortie des toilettes. je lui ai demandé comment étaient ses prothèses et je l'ai embrassée, car elle a été opérée pour des prothèses mammaires", s'est défendu le député de 47 ans qui devrait connaître dans les cinq jours la sanction infligée par le Parlement.

Interviewé sur la chaîne d'information argentine Todo noticias, qui fait ses gros titres de l'affaire, le député, membre de la coalition gouvernementale Frente de Todos du président de centre-gauche Alberto Fernandez, a exprimé sa "grande honte" mais indiqué qu'il ne démissionnerait pas.

"Je vais attendre que mes pairs décident en commission et je verrai ensuite", a-t-il dit, se défendant à nouveau d'un "regrettable accident" dû "à une mauvaise connexion" internet. Il dit que, depuis, sa conjointe se sent "très mal" et "ne cesse de pleurer".

Libération d'une Salvadorienne détenue 5 ans pour avortement

Manifestation devant un tribunal pour la libération de femmes qui purgent de longues peines de prison pour avortement présumé, à San Salvador, le 13 décembre 2017. L'avortement est illégal dans toutes les situations au Salvador. (AP/Salvador Melendez)

La justice salvadorienne a libéré Cindy Erazo, condamnée en 2015 à 30 ans de prison pour homicide aggravé après un accouchement prématuré, en application de la loi stricte sur l'avortement en vigueur au Salvador.

"Cindy a retrouvé la liberté, après avoir subi un procès injuste et avoir passé plusieurs années de sa vie en prison pour quelque chose qu'elle n'avait pas commis", a déclaré mercredi Morena Herrera, coordinatrice d'une organisation qui lutte pour la dépénalisation de l'avortement au Salvador, l'Agrupacion Ciudadana por la Despenalizacion del Aborto.

Cindy Erazo est sortie mardi d'une prison salvadorienne. L'affaire remonte à août 2014, lorsque la jeune femme a subi un accouchement prématuré avec hémorragie dans les toilettes d'un centre commercial de la périphérie est de San Salvador.

Le Salvador a adopté dans les années 90 une législation draconienne qui interdit l'interruption de grossesse en toutes circonstances, même en cas de risque pour la vie de la femme.

En avril 2015, Cindy Erazo a donc été condamnée à 30 ans de prison pour homicide aggravé. Après un recours de sa défense devant la Cour suprême de justice du Salvador, la peine a été réduite à 10 ans en 2016.

Elle a bénéficié pour bonne conduite de la possibilité prévue par la loi de sortir de prison après avoir purgé la moitié de sa peine. "Nous sommes heureuses de la libération de Cindy, qui est une victoire de plus pour les femmes qui sont en prison et sont accusées injustement après avoir subi des urgences obstétrique", a déclaré Morena Herrera.

Selon des organisations de défense des droits des femmes, 18 femmes sont actuellement détenues au Salvador en raison de cette loi particulièrement répressive après avoir été condamnées pour interruption de grossesse.

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