Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Afrique

Le pouvoir malien accusé d'avoir "torturé" un membre de l'équipe de Soumaïla Cissé

Soumaïla Cissé, candidat de l'opposition à Niafunké, Mali, le 12 août 2018

Un technicien-monteur ivoirien travaillant pour le candidat de l'opposition au Mali, Soumaïla Cissé, a été "maltraité" et "torturé" par les services de sécurité maliens, a accusé la direction de sa campagne à la veille de la publication des résultats du second tour.

Abel Kouassi Konan, un employé de Smartmedia, l'agence qui s'occupe de la communication de M. Cissé, "a été libéré après trois jours de détention par la Sécurité d'Etat du Mali", a indiqué dans un communiqué le directoire de campagne du chef de file de l'opposition.

"Abel a été maltraité, torturé et est présentement hospitalisé", ajoute l'équipe de M. Cissé, qui était opposé dimanche au président sortant Ibrahim Boubacar Keïta.

>> Lire aussi : Cissé rejette à l'avance les résultats au Mali et appelle la population à se "lever"

Le technicien "a été enfermé sans eau, sans nourriture, en plus des actes de maltraitance qui ont gravement affecté sa santé. Tout ce qui lui est arrivé est de la responsabilité unique de la Sécurité d'Etat du Mali, qui le détenait depuis le 12 août sans aucune raison valable", ajoute le texte.

"Nous ne commentons pas ce genre de communiqué", a réagi une source sécuritaire malienne.

Six collaborateurs de Smartmedia avaient été interpellés dimanche dans les locaux de l'agence à Bamako alors que se déroulait le vote, entaché de fraudes selon l'opposition.

Quatre Français et un Malien avaient été relâchés après avoir été détenus pendant deux heures dans un commissariat. Mais l'entourage de M. Cissé était ensuite resté "sans nouvelle" du technicien ivoirien.

>> Lire aussi : La coalition soutenant IBK annonce sa large victoire au Mali

Dénonçant une "conspiration", le camp de Soumaïla Cissé a également condamné la saisie "pendant plus de 24 heures" du matériel informatique et téléphonique de ses collaborateurs, "qui a, en plus, subi des intrusions".

Interrogé lors d'une conférence de presse lundi à laquelle il s'était présenté en tenue militaire, contrairement à ses habitudes, le ministre de la Sécurité publique, le général Salif Traoré, avait estimé que cette affaire n'avait "absolument rien à voir avec le candidat Cissé".

"L'élection se fait, mais le travail de sécurité se fait aussi, une activité n'empêche pas l'autre", avait-il fait valoir.

Les résultats officiels de l'élection devraient être proclamés jeudi matin. Les partisans du président sortant ont déjà annoncé qu'il serait réélu de manière "large et confortable", tandis que ceux de Soumaïla Cissé estiment que celui-ci l'emporterait si les résultats de "plusieurs localités du Nord", "caractérisés par du bourrage d'urnes", étaient écartés.

Avec AFP

Toutes les actualités

Ebola en RDC : Le chef de l'OMS appelle à l'union contre "l'ennemi public numéro un"

Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus au milieu du personnel des agences des Nations unies chargées de la lutte contre Ebola à Beni, Nord-Kivu, RDC, 8 novembre 2018. (Twitter/ Tedros Adhanom Ghebreyesus)

Le patron de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé lundi à l'union face à l'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo, qui a fait près de 1.200 morts depuis août, qualifiant le virus d'"ennemi public numéro".

Le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus s'exprimait à l'occasion de l'ouverture de la 72e Assemblée de l'OMS, l'organe décisionnel suprême de cette agence spécialisée de l'ONU.

"J'ai rencontré le président de la RDC et des responsables de l'opposition, nous avons parlé ensemble des mesures à mettre en place pour lutter contre cette flambée parce que Ebola ne prend pas partie, Ebola c'est l'ennemi public numéro un", a déclaré le Dr Tedros.

"A moins que nous nous unissions pour mettre un terme à cette flambée, on court le risque qu'elle se répande et qu'elle coûte encore beaucoup plus cher et qu'elle soit encore beaucoup plus agressive", a-t-il ajouté.

L'actuelle épidémie de fièvre hémorragique Ebola, déclarée en août dans les provinces du Nord-Kivu et d'Ituri (est du pays), est la dixième et la plus grave enregistrée sur le sol congolais depuis 1976. Elle est la deuxième la plus grave après celle en Afrique de l'Ouest de 2014-2016 (plus de 11.000 morts en Guinée, Sierra Leone et au Liberia principalement).

Depuis le début de l'épidémie, il y a eu quelque 1.160 décès pour 1.760 cas confirmés et probables, selon l'OMS.

"Jusqu'à maintenant, cette flambée ne s'est pas étendue au-delà de deux provinces", mais "le risque de propagation reste très élevé", a relevé le Dr. Tedros. Le nombre de nouveaux cas a fortement augmenté au cours des dernières semaines.

Sur le terrain, les travailleurs humanitaires font face à des résistances et des violences dans une région où plusieurs groupes armés sont actifs. En outre, rumeurs et défiance entravent le travail des personnels de santé : une partie des habitants sont dans un déni de la maladie, et s'opposent parfois avec violence aux enterrements sécurisés pour éviter la propagation du virus.

"Depuis le mois de janvier, il y a eu des dizaines d'attaques menées contre des structures de santé dans le Nord-Kivu", a détaillé le chef de l'OMS. "Chaque attaque donne au virus un avantage et empêche les intervenants d'agir".

Le Dr Tedros a également indiqué avoir convenu avec le Conseil de sécurité d'un "renforcement de l'action à l'échelle de tout le système des Nations unies", tout en reconnaissant que le virus "Ebola n'est pas la seule urgence" dans le monde.

Il a par ailleurs appelé les pays à adopter au cours de l'Assemblée mondiale le budget proposé pour 2020-2021, qui s'élève à 4,8 milliards de dollars soit près de 420 millions de plus que la précédent.

Il a aussi annoncé la nomination de divers ambassadeurs de bonne volonté, dont la mère de la chanteuse Lady Gaga, Cynthia Germanotta, nommé ambassadrice pour la Santé mentale.

Afrique du Sud : l'ex-président Zuma se débat pour éviter son procès pour corruption

L'ancien président sud-africain Jacob Zuma (2e G.) au sortir du tribunal de Durban à Durban, le 8 juin 2018.

L'ex-président sud-africain Jacob Zuma comparaît à nouveau lundi devant la justice pour tenter de se débarrasser d'accusations de corruption à ses yeux "politiques" qui le poursuivent depuis vingt ans dans une rocambolesque affaire de ventes d'armes.

Enième épisode de ce feuilleton politico-judiciaire à rebondissements, la Haute Cour de Pietermaritzburg (nord-est) entend jusqu'à vendredi les arguments des avocats de l'ancien chef de l'Etat, qui dénoncent le "lynchage" de leur client, et ceux du parquet, décidé à ouvrir enfin son procès.

L'ancien chef de l'Etat, âgé aujourd'hui de 77 ans, est soupçonné d'avoir touché pour 4 millions de rands - 260.000 euros au cours actuel - de pots-de-vin du groupe français de défense Thales, également accusé, à la faveur d'un contrat d'armement de près de 4 milliards d'euros conclu en 1999.

Selon l'accusation, il a été rémunéré pour éviter à Thalès des poursuites pour corruption, via son ami et conseiller financier Schabir Shaik, condamné pour sa participation à cette affaire à quinze ans de prison dès ... 2005.

Les deux parties ont toujours nié ces allégations.

A l'époque des faits, M. Zuma était "ministre" de sa province du KwaZulu-Natal, avant de devenir vice-président du Congrès national africain (ANC) au pouvoir puis du pays.

Dès l'ouverture de l'audience, l'avocat de l'ancien président, Muzi Sikhakhane, a dénoncé le "lynchage" dont son client est à ses yeux victime depuis près de deux décennies.

Très offensif, M. Sikhakhane a accusé un parquet "trop zélé" d'avoir poursuivi M. Zuma selon une "philosophie juridique" qui veut que "lorsque quelqu'un a fait quelque chose que vous trouvez mal, vous le jugez selon votre bon vouloir".

Cette philosophie "a abouti à l'apartheid (...) c'est la loi de la jungle", a-t-il lancé devant son client, venu à l'audience entouré de deux de ses fils et d'une poignée de partisans.

Jacob Zuma de retour devant le tribunal
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:30 0:00

Appelant au strict respect de la Constitution, Muzi Sikhakhane a également plaidé que le droit de son client à un procès rapide "a été compromis ou violé au point où l'on peut dire qu'un procès équitable n'aura jamais lieu".

- "Privé de dignité" -

"Doit-il être privé de sa dignité, doit-il être traité avec moins d'humanité parce qu'il s'appelle M. Zuma ?", a-t-il demandé, en niant catégoriquement que M. Zuma avait délibérément tenté, par ses multiples recours, de "retarder son procès".

Les accusations lancées contre Jacob Zuma ont été suspendues puis rétablies à plusieurs reprises, au gré de ses recours et de décisions controversées du parquet.

L'avocat s'est également étonné que l'ancien président n'ait pas été jugé en même temps que son complice présumé Schabir Shaik. "Ils (le parquet) aurait dû l'inculper en même temps que M. Shaik", a souligné M. Sikhakhane.

Coaccusé, le groupe Thales a également sollicité l'abandon des poursuites qui le visent.

"Considérant les très longs retards de cette procédure, bien que Thales n'ait commis aucune faute, et toute une série de facteurs qu'il ne contrôle pas, (le groupe) est persuadé qu'il n'aura pas un procès équitable", a-t-il indiqué dimanche dans un communiqué.

Le groupe a répété n'avoir "aucune connaissance d'aucune violation de la loi par aucun de ses salariés".

Les débats doivent se poursuivre jusqu'à vendredi devant la Haute Cour de Pietermariztburg, qui décidera à une date à déterminer de poursuivre le procès de Jacob Zuma ou de l'abandon définitif des accusations qui pèsent sur lui.

Englué dans de nombreux scandales, Jacob Zuma a cédé en décembre 2017 sa place à la tête du Congrès national africain (ANC) au pouvoir à son vice-président Cyril Ramaphosa.

Ce dernier l'a poussé à la démission deux mois plus tard et lui a succédé à la tête de l'Etat avec l'ambition de nettoyer son parti et l'Etat de la corruption qui les gangrènent.

Malgré une popularité en déclin, l'ANC a remporté les élections législatives du 8 mai. Ses députés, qui ont renouvelé leur majorité absolue à l'Assemblée nationale, doivent élire mercredi M. Ramaphosa pour un nouveau mandat à la tête du pays.

Ouganda : 8 morts et 15 disparus dans le chavirage d'un bateau

Des bateaux transportant des réfugiés congolais traversent les eaux du lac Albert à Sebagoro, en Ouganda, le 15 février 2018.

Au moins huit personnes ont été tuées et 15 autres sont portées disparues et présumées mortes après le chavirage dimanche d'un bateau sur le lac Albert, dans l'ouest de l'Ouganda, alors qu'elles se rendaient à un match de football, a-t-on appris lundi de source policière.

Ces 23 personnes étaient membres ou supporteurs d'une équipe locale de football, a expliqué à l'AFP un porte-parole de la police régionale, Julius Allan Hakiza.

"Pour l'instant, nous avons retrouvé huit corps, cinq femmes et trois hommes. Jusqu'à 15 personnes sont portées disparues et une unité de la Marine est sur place mais nous ne pensons pas trouver de survivants", a-t-il déclaré.

"L'équipe de football et leurs supporteurs allaient de l'embarcadère de Fofo à celui de Runga pour un match de football quand le bateau a chaviré", a-t-il ajouté.

Selon la police, le mauvais temps et la surcharge du bateau sont à l'origine de l'accident.

Un responsable administratif du village de Fofo, Baker Ogen, a affirmé à l'AFP que "30 personnes sont décédées dans cette tragédie et elles venaient toutes de ma zone".

"Le bateau était rempli de nos joueurs et supporteurs. Il y avait plus de 60 personnes et 32 ont survécu", a-t-il ajouté, précisant que six membres de l'équipe dont l'entraîneur avaient été tués.

Les naufrages sont relativement courants sur le lac Albert, que se partagent l'Ouganda et la République démocratique du Congo (RDC).

En mars 2014, le naufrage d'un bateau ramenant des réfugiés congolais d'Ouganda en RDC y avait fait 210 morts et disparus.

Katumbi veut défendre "la paix et les intérêts congolais"

Katumbi veut défendre "la paix et les intérêts congolais"
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:23 0:00

Jacob Zuma de retour devant le tribunal

Jacob Zuma de retour devant le tribunal
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:30 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG