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Nigeria

Le plus haut magistrat nigérian inculpé

Walter Samuel Nkanu Onnoghen, président de la Cour suprême du Nigeria.

Le président de la Cour suprême du Nigeria, plus haut magistrat du pays, a été inculpé pour ne pas avoir déclaré tous ses avoirs, a annoncé samedi un tribunal spécialisé.

Walter Samuel Nkanu Onnoghen comparaîtra lundi devant trois juges à Abuja, a déclaré le porte-parole du tribunal du code de conduite, Ibraheem Al-Hassan.

Le porte-parole n'a pas donné de précisions sur les faits reprochés au magistrat. Mais PR Nigeria, qui publie les communiqués du gouvernement, a précisé que les faits reprochés porteraient sur plusieurs comptes bancaires en dollars, euros et livres sterling.

Aux termes de la loi, tous les responsables officiels doivent déclarer leurs avoirs et ne sont pas autorisés à détenir des comptes en devises.

Le tribunal du code de conduite est une juridiction d'exception portant sur les questions éthiques qui est compétent pour les non-déclarations ou fausses déclarations d'avoirs.

En 2015, le président du Sénat, Bukola Saraki, troisième personnage de l'Etat, avait été accusé de fausse déclaration par ce tribunal à l'époque où il était gouverneur de l'Etat de Kwara (2003-2011).

Le tribunal avait tranché en juin 2016 par un non-lieu, mais la Commission des crimes économiques et financiers avait contesté cette décision.

La cour d'appel avait décidé que M. Saraki devait être poursuivi à nouveau. Ce dernier avait porté l'affaire devant la Cour suprême qui l'avait acquitté.

M. Saraki, qui avait pris la tête du Sénat contre l'avis du chef de l'Etat, Muhammadu Buhari, avait affirmé que l'affaire était purement politique.

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HerRyde, une application de covoiturage pour la sécurité des Nigérianes

Une conductrice de HerRyde, une application de covoiturage avec exclusivement des femmes conductrices, conduit sa voiture à Abuja, au Nigeria, le 4 septembre 2022. Afolabi Sotunde/Reuters)

Depuis août, le paysage nigérian des transports a accueilli HerRyde, une application de covoiturage avec exclusivement des conductrices. HerRyde a été lancé avec 10 chauffeurs et a effectué environ 500 trajets au cours de son premier mois à Abuja, la capitale du Nigeria.

Hauwa Shakir met la touche finale à une élégante robe bleue et rose. Elle attrape son sac à main et saute dans une Toyota Corolla grise devant sa maison dans la périphérie du centre d'Abuja.

Shakir, 31 ans, fait partie des milliers de Nigérians qui apprécient les trajets en utilisant des applications mobiles. Mais sa voiture a quelque chose d'inhabituel : une conductrice.Sur le chemin d'un centre commercial voisin, tout en tapotant joyeusement sur son téléphone, elle soutient que le voyage sur HerRyde, la rassure.

"Oui, j’ai eu des expériences effrayantes avec les autres manèges. Parfois, les conducteurs ont des conversations inappropriées avec vous. Ou [vu] la façon dont ils sont habillés, ils se présentent comme… bien sûr, vous aurez peur parce que ce sont des hommes et vous sentez qu'ils veulent vous attaquer. [Parfois ils] des conversations amusantes ont avec vous où ils essayez de devenir inutilement personnel et vous vous demandez pourquoi”, explique Hauwa Shakir, créatrice de mode, pendant qu’elle tapote joyeusement sur son téléphone sur le chemin d'un centre commercial voisin.

HerRide a été lancé dans un contexte de reportages dans les médias locaux marqués par des agressions et le harcèlement de passagères et de conductrices.

Le Nigéria ne dispose pas de statistiques officielles sur les agressions sexuelles sur les applications de covoiturage, mais les médias locaux regorgent d'histoires d'agressions sexuelles, de vols ou de harcèlement de passagères et de conductrices.

Uber et Lyft déclarent avoir reçu des milliers de signalements d'agression sexuelle liés à des milliards de trajets aux États-Unis. Selon Uber, les conducteurs représentaient environ la moitié des personnes accusées.

La co-fondatrice et PDG de HerRyde, Monsurah Alli-Oluwafuyi, 30 ans, soutient que ces histoires ont motivé le lancement de l'entreprise.

"Nous ne voulons pas de cas où les femmes doivent être sur leurs orteils ou sur le bord lorsqu’elles utilisent des services de covoiturage. HerRyde est donc là pour offrir des alternatives plus sûres aux femmes. D'autre part, si vous regardez les statistiques du monde entier, il y a très peu de femmes qui conduisent sur ces applications de covoiturage", avance Alli-Oluwafuyi,

"Cela signifie que vous pouvez identifier et mettre en évidence les quelques obstacles qui empêchent les femmes d'entrer dans l'industrie de la mobilité. Nous voulons donc créer des opportunités inclusives pour les femmes", poursuit-il.

Adetutu Patricia Oni, mère de deux enfants conduit des voitures depuis trois ans en utilisant d'autres applications de covoiturage. Elle assure cependant que HerRyde a amélioré son travail parce que les conducteurs sont contrôlés et savent à quoi s’attendre. Jusqu'à présent, elle a reçu plusieurs annulations de trajets qui, selon elle, proviennent d’hommes, qui ne veulent pas être conduits par une femme.

“Nous sommes souvent discriminés, comme lorsque vous avez une demande émanant d’un client masculin, ils peuvent avoir tendance à annuler le trajet parce qu’ils ne veulent pas rouler avec vous étant une femme.’’, juge Adetutu Patricia Oni, nouvelle conductrice de HerRyde.

HerRyde promet d’élargir les opportunités pour les conductrices. Les fondateurs prévoient de s'étendre à d'autres États du Nigéria.

Des opportunités de développement pour des PME malgaches et des entrepreneures africaines

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Nigeria: "accord de paix" entre quatre principaux candidats à la présidentielle

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Déploiement de policiers dans l'État nigérian d'Anambra après une attaque

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Présidentielle au Nigeria : quatre candidats s'engagent pour la "paix" civile

Le président de la Commission électorale nationale indépendante (INEC) du Nigéria, Mahmood Yakubu, affiche les résultats du vote le 25 février 2019 à Abuja.

Quatre des principaux candidats à l'élection présidentielle de février 2023 au Nigeria se sont engagés jeudi à ne promouvoir aucune violence au cours des cinq mois de campagne à venir, a constaté un journaliste de l'AFP.

Pays le plus peuplé d'Afrique, le Nigeria a une longue histoire de troubles et de malversations liés aux élections. En 2011, plus de 800 personnes avaient été tuées dans des violences post-électorales dans le pays.

Les quatre candidats ont adhéré à un pacte "de paix", lancé par le Comité national de la paix, une initiative privée rassemblant des responsables religieux, traditionnels et de l'opinion, appelle les candidats à promouvoir une campagne pacifique.

Le président de la commission électorale nationale (Ceni) Mahmood Yakubu, a déclaré dans un communiqué que "l'engagement en faveur d'une campagne électorale pacifique et axée sur les problèmes devrait résonner au-delà des candidats à la présidence".

"Il ne suffit pas de signer l'accord de paix. Ce qui est plus important, c'est de respecter sa lettre et son esprit", a-t-il ajouté.

Le candidat du principal parti d'opposition, le Parti démocratique populaire (PDP), Atiku Abubakar, le candidat du parti travailliste, Peter Obi, et le candidat du New Nigerian Peoples Party, Rabiu Kwankwaso, ont tous les trois signé le document lors d'une cérémonie à Abuja.

Le candidat du parti au pouvoir, le Congrès des progressistes (APC), Bola Ahmed Tinubu, ancien gouverneur de Lagos, n'était pas présent à la cérémonie, mais son colistier candidat à la vice-présidence a signé le pacte en son nom.

Au total, 18 candidats à la présidence sont en lice, dont une femme. Le scrutin doit avoir lieu le 25 février.

La campagne qui s'est ouverte officiellement mercredi durera cinq mois, ce qui, selon des analystes, pourrait accentuer les batailles internes au sein des partis et aggraver les divisions dans ce pays déjà extrêmement polarisé entre un nord musulman et un sud chrétien.

Le prochain président, qui remplacera Muhammadu Buhari après ses deux mandats, prendra les rênes d'un face à d'immenses défis.

Le Nigeria traverse une grave crise économique depuis la pandémie de coronavirus, puis l'offensive russe en Ukraine, qui ont fait exploser les prix des produits alimentaires et du carburant, alors que la production pétrolière du pays ne cesse de décliner

Outre ce marasme économique, l'insécurité y est quasi généralisée. Chaque jour, le pays est meurtri par des violences perpétrées par des groupes criminels et/ou jihadistes, et les autorités, accusées d'être parmi les plus corrompues au monde, sont incapables de les endiguer.

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