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Le pape au Panama, attendu sur la crise vénézuélienne

Une affiche faisant la promotion de la visite du pape François au Panama.

Le pape François donne jeudi le coup d'envoi de son programme aux Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) en rencontrant les autorités du Panama, et ses propos seront scrutés dans le contexte de la crise politique au Venezuela.

Mercredi, pendant que le souverain pontife volait au-dessus de l'Atlantique, Juan Guaido, le chef du Parlement vénézuélien contrôlé par l'opposition, s'est autoproclamé "président" par intérim de ce pays en crise, immédiatement reconnu par les États-Unis et nombre de ses alliés dans la région, dont Brésil et l'Argentine.

Après cette annonce, des heurts ont éclaté entre forces de l'ordre et partisans de l'opposition à Caracas, selon des journalistes de l'AFP. En réponse, le président socialiste Nicolas Maduro a annoncé la rupture des relations diplomatiques avec les États-Unis, donnant 72 heures à leurs diplomates pour quitter le pays.

Le Venezuela a fait irruption dès les premières minutes du pape au Panama: au passage de la voiture papale, un jeune agitant un drapeau du Venezuela s'est précipité vers le cortège, obligeant le véhicule à faire un brusque écart pour l'éviter.

Parmi les dizaines de milliers de personnes qui s'étaient massées le long des 29 km du trajet vers la Nonciature (ambassade du Vatican), où le souverain pontife passait la nuit, un pèlerin brandissait une pancarte où l'on pouvait lire "Priez pour le Venezuela".

Le souverain pontife doit être reçu officiellement jeudi matin par le président Juan Carlos Varela dans le complexe gouvernemental du quartier historique de Panama.

À quelques pas de là, dans l'église du XVIIe siècle Saint-François-d'Assise, il rencontrera ensuite les évêques d'Amérique centrale, une région d'où partent régulièrement des milliers de migrants vers les États-Unis.

Le thème des migrants a déjà été évoqué durant le vol entre Rome et Panama lorsqu'un journaliste a évoqué, en le qualifiant de "folie", le projet du président américain Donald d'édifier un mur pour interdire le passage vers les États-Unis aux migrants illégaux. "C'est la peur qui nous rend fous", a commenté François.

À la tombée de la nuit, le pape doit aller à la rencontre des milliers de jeunes du monde entier qui l'attendent avec impatience. Sur une gigantesque estrade surmontant l'avenue qui longe le Pacifique, le souverain pontife célèbrera sa première messe publique des Journées mondiales de la jeunesse. Il prévoit de rester jusqu'à dimanche au Panama.

- Bain de jouvence -

Pour le premier pape latino-américain de l'Histoire, ce bain de jouvence sur ses terres ressemble à une parenthèse au milieu d'une cascade de scandales d'abus sexuels secouant l'Église.

Le pape, âgé de 82 ans, a également annoncé dans l'avion qu'il se rendrait en novembre au Japon, où il souhaitait aller comme missionnaire durant sa jeunesse.

Les JMJ au Panama sont les troisièmes du pontificat de Jorge Bergoglio, après Rio en 2013, l'année de son élection, et Cracovie en 2016.

La progression des églises évangéliques dans les Amériques, continent qui compte le plus de catholiques au monde, est également en toile de fond de ce voyage.

Ce septième voyage de François en Amérique latine s'inscrit dans le prolongement d'une assemblée mondiale d'évêques (synode) consacrée spécifiquement aux jeunes en octobre. Les prélats avaient été appelés à mieux écouter une génération qui fuit l'Église, bousculée par les scandales d'agressions sexuelles.

Avant de voir le pape François en chair et en os, les jeunes pèlerins ont pu découvrir la Bible en réalité virtuelle grâce à un parc thématique présentant des épisodes en 3D du Nouveau et de l'Ancien Testament, et même de danser avec l'archange Gabriel.

"L'internet et les réseaux sociaux sont des outils de notre temps, c'est une manière d'entrer en contact avec les autres, de partager des valeurs et des projets", a expliqué le pape François, dimanche depuis Rome, en présentant l'application "Click to Pray" (Clique pour prier - www.clicktopray.org).

Avec AFP

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Glissement de terrain en Colombie: au mois 17 morts, 13 disparus

Le président colombien Ivan Duque a exprimé sur Twitter sa solidarité aux familles des victimes. Il s'est ensuite rendu sur les lieux.( Images d'Archives)

Au moins 17 personnes sont mortes et 13 sont portées disparues à la suite d'un glissement de terrain survenu dimanche dans une zone rurale du sud-ouest de la Colombie, ont annoncé les autorités.

Les pompiers locaux avaient initialement annoncé que 19 personnes avaient péri, mais après la suspension des recherches pour la nuit, l'organisme national de gestion des catastrophes, l'UNGRD, a révisé ce bilan à 17 morts.

De même, un responsable de l'UNGRD a établi à 13 le nombre des disparus, fixé auparavant à 14. Cinq personnes ont été blessées, selon l'UNGRD.

Le glissement de terrain, survenu dimanche avant l'aube et provoqué par de fortes pluies, a enseveli huit maisons dans le village de Rosas, situé dans l'Etat colombien de Cauca.

Le président colombien Ivan Duque a exprimé sur Twitter sa solidarité aux familles des victimes. Il s'est ensuite rendu sur les lieux.

"Ce sont des moments de douleur", mais le village de Rosas "a le soutien de tout un pays", a déclaré M. Duque, qui a annoncé des aides gouvernementales en faveur des sinistrés.

Des dizaines d'habitants du village ont aidé toute la journée de dimanche les équipes de secours à rechercher des survivants sous la coulée de terre.

"L'avalanche est arrivée vers trois heures du matin, beaucoup de gens sont morts parce qu'ici il y avait des maisons", a déclaré à l'AFP Carlos Zembrano, un habitant de Rosas qui participait aux recherches, une pelle à la main.

Le commandant local des pompiers, Juan Carlos Ganan, a déclaré que le glissement de terrain, provoqué par les pluies diluviennes qui s'abattent depuis quelque temps sur la région de Rosas et sur une bonne partie de la Colombie, était prévisible.

"C'est une zone rurale qui était en situation de risque", a-t-il dit. Selon lui, il existait depuis longtemps un rapport préconisant l'évacuation de Rosas mais "on n'avait jamais pu reloger ces personnes".

Avec AFP

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