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États-Unis

Le ministre américain de la Justice répond aux critiques de Trump

Le ministre de la Justice, Jeff Sessions, lors d'un discours à Boston, le 26 juillet 2018

Le ministre américain de la Justice, Jeff Sessions, a vigoureusement repoussé jeudi les critiques renouvelées de Donald Trump sur fond d'affaire russe, en affirmant publiquement qu'il ne céderait pas aux pressions politiques.

"Tant que je serai ministre de la Justice, les actes du ministère de la Justice ne seront pas indûment influencés par des considérations politiques", écrit ce républicain ultra-conservateur, dans un communiqué.

"J'exige le plus haut niveau et lorsqu'il n'est pas là, j'agis", ajoute-t-il.

Jeff Sessions est la cible régulière de la colère de Donald Trump depuis qu'il s'est récusé de l'enquête russe du procureur spécial Robert Mueller en mars 2017.

>> Lire aussi : Trump estime qu'une audition par Mueller pourrait être un piège

C'est son numéro deux, Rod Rosenstein, qui tient donc les rênes de l'enquête.

Dans un entretien sur la chaîne Fox News, Donald Trump a de nouveau critiqué son ministre jeudi.

"Les démocrates sont vraiment puissants au sein du ministère de la Justice (....) Jeff Sessions n'a jamais réellement pris le contrôle du ministère de la Justice et c'est quelque chose d'assez incroyable", a-t-il déclaré.

Et lorsque la journaliste lui a demandé s'il comptait limoger son ministre, le président américain a éludé mais a eu des mots très durs.

"Comme je l'ai dit, je ne voulais pas m'en mêler. Mais tout le monde voit ce qui se passe au ministère de la Justice. Je mets maintenant toujours +justice+ entre guillemets", a poursuivi Donald Trump.

"C'est un jour très, très triste. Jeff Sessions s'est récusé, ce qu'il n'aurait pas dû faire. Ou il aurait dû me le dire", a-t-il ajouté. "Et il était sur ma campagne. C'est à seule raison pour laquelle je lui ai donné le poste. Parce que je sentais qu'il était loyal, c'était un des premiers supporters".

>> Lire aussi : Trump demande à son ministre de la Justice de mettre fin à l'enquête russe

Début août, Donald Trump avait appelé Jeff Sessions à mettre fin à l'enquête sur l'ingérence russe dans la campagne électorale de 2016 et les soupçons de collusion entre son équipe et Moscou.

Jeff Sessions "devrait mettre fin à cette Chasse aux Sorcières truquée, avant qu'elle ne salisse un peu plus notre pays", avait-il écrit dans un tweet.

Avec AFP

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La chanteuse Lizzo en tête des nominations aux Grammys, la diversité triomphe

Lizzo en concert à Los Angeles en Californie le 23 juin 2019.

Avec huit nominations aux Grammy Awards, la chanteuse américaine Lizzo est arrivée mercredi en tête des récompenses de l'industrie musicale américaine, marquées par la diversité et une forte présence féminine. 

La truculente Melissa Jefferson, de son vrai nom, devance les deux autres révélations de l'année, la chanteuse Billie Eilish et le rappeur Lil Nas X, avec 6 nominations chacun.

Lizzo (31 ans) et Billie Eilish (17 ans) ont été toutes deux nommées dans les quatre catégories reines, enregistrement de l'année (pour la production), chanson de l'année (pour l'écriture), album de l'année et meilleur nouvel artiste.

C'est un vent nouveau qui pourrait souffler sur les Grammys qui seront décernés le 26 janvier à Los Angeles : les nominations 2020 sont dominées par deux artistes qui ont percé cette année, même si elles sont dans le circuit depuis plusieurs années.

Lizzo et Billie Eilish incarnent également deux styles très éloignés l'un de l'autre. D'un côté Lizzo la pétillante jeune femme noire, aux clips colorés et aux éclats de voix, de l'autre Billie Eilish, l'ado blanche et son univers sombre, sa voix douce et entêtante.

Les deux artistes représentent aussi, chacune à leur manière, le mélange des genres musicaux. Lizzo puise ainsi dans le rap, la pop dansante, ou la soul. A ses débuts à Houston, elle a même fait partie d'un groupe de rock.

"Ca a été une année incroyable pour la musique et je suis reconnaissante d'en avoir simplement fait partie", a tweeté mercredi la charismatique Lizzo.

Joueuse de flute traversière, rappeuse, chanteuse, danseuse, l'artiste venue de Houston a signé récemment quelques-uns des sons les plus accrocheurs, comme "Juice" sorti en décembre 2018, après "Truth Hurts" (2017).

- Energie communicative -

Outre ses chansons, son succès est en partie due à son énergie communicative, qu'elle relaye inlassablement sur les réseaux sociaux.

Elle dit avoir été encouragée à transmettre ce positivisme dans sa musique par Prince, avec qui elle a collaboré après avoir quitté Houston pour Minneapolis, au début des années 2010.

Femme noire, indépendante, Lizzo a dit avoir opéré un virage artistique avec son album "Cuz I Love You", décidée à s'ouvrir davantage au monde et à se mettre à nu.

Auteure, elle a co-écrit tous les titres de l'album, décidée à réconcilier la puissance de ses performances scéniques avec ses enregistrements en studio, dans lesquels elle était jusqu'ici trop en retenue, selon elle.

Désormais superstar, Lizzo est aussi devenue un porte-drapeau de la diversité physique, revendiquant ses formes et se mettant en scène dans un registre de séduction dans ses vidéos.

"Je fais ça pour que les petites filles n'aient pas à avoir peur d'être montrées du doigt pour leur physique", a-t-elle expliqué au magazine Rolling Stone.

"Cette critique du corps dans les médias nous empêche d'avancer", a-t-elle ajouté, "mais ça ne me retient pas, moi."

Ces nominations sont une bénédiction pour la Recording Academy, l'organe de représentation des professionnels de la musique aux Etats-Unis.

Régulièrement critiquée, l'organisation avait engagé une série de réformes pour favoriser la diversité de ses membres et du palmarès des Grammys.

Cette année, la liste des nominations est ainsi dominée par les femmes. Outre Lizzo et Billie Eilish, Ariana Grande (5 nominations), Beyoncé et la chanteuse H.E.R. ont également tiré leur épingle du jeu.

Quant à Lil Nas X, héros improbable de 2019 avec son tube "Old Town Road", il est aussi un représentant de la diversité, car l'un des très rares rappeurs à s'être déclaré ouvertement homosexuel.

Rappeur noir, il a aussi secoué le monde très blanc de la country, qui a tardé à accepter la chanson comme l'une des siennes.

Si Ariana Grande a rebondi après avoir été boudée l'an dernier dans les catégories majeures, c'est une nouveau revers pour Taylor Swift, qui n'a recueilli que trois nominations.

Trump/ Ukraine: audition de l'ambassadeur Sondland

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Des étudiants togolais analysent l’impeachment

Jennifer Williams, assistante du vice-président Mike Pence (g) et le lieutenant colonel Alexander Vindman, adjoint du Conseil de sécurité nationale devant le Comité du renseignement de la Chambre des représentants du Capitole à Washington, le 19 novembre 2019.

L’impeachment ou la procédure de destitution du président américain ne fait pas débat qu’aux Etats-Unis. Au Togo certains étudiants fascinés par la politique américaine suivent de près cette actualité.

Pendant que les uns se mettent dans la peau des démocrates, les autres sans pour autant se réclamer du camp républicain mettent en garde contre le fait que Donald Trump pourrait tirer avantage de cette procédure.

Trump/ Ukraine : l'enquête est très suivie au Togo
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A l’American Corner de l’université de Lomé, un groupe d’étudiants est en plein débat. Le sujet de discussion, la procédure de destitution du président américain Donald Trump.

Samuel Ana, Lomé, le 13 novembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Samuel Ana, Lomé, le 13 novembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)


"C’est une procédure qui est en train d’expulser le président Trump de telle manière qu’il ne puisse pas postuler pour le prochain mandat", analyse Samuel Ana.

"Si cette stratégie a été mise en place, c’est parce qu’ils (les Américains, ndlr) ont constaté qu’ils ont eu des problèmes diplomatiques. Et du coup, Donald Trump ne pourra pas les aider à pouvoir les arranger. C’est pourquoi cette procédure a été enclenchée pour que le président soit enlevé".

Faridah Esso Ouro-Doni, Lomé, le 13 novembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Faridah Esso Ouro-Doni, Lomé, le 13 novembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)


Donald Trump n’a pas sa place à tête d’une puissance comme les Etats-Unis, soutient Faridah Esso Ouro-Doni.

"​Depuis 2016, je crois qu’il y a plusieurs décisions prises par Trump et son gouvernement qui nuisent non seulement aux Etats-Unis mais aussi au monde entier. Et tout le racisme, le sexisme et la misogynie qu’il prône, donc une personne comme cela ne devrait pas être à la tête de la première puissance au monde", détaille Mlle Ouro-doni.

Marcel Amenkey, Lomé, le 13 novembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Marcel Amenkey, Lomé, le 13 novembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)


Pour l’étudiant Marcel Amenkey, cette procédure est l’œuvre du camp démocrate pour ternir l’image de Donald Trump.

"Le Parti démocrate a trouvé une opportunité pour décrédibiliser ce président. Les démocrates essaient de juger le président alors que nous n’avons pas de claire évidence qu’il a vraiment commis ces actes", a indiqué M. Amenkey.

"Je pense que les démocrates ont en tête les élections de 2020 et ils ont peut-être peur que monsieur Donald Trump soit encore réélu. Donc ils essaient de le discréditer devant son électorat", a-t-il conclu.

Yehuza Ahamed, Lomé, le 13 novembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Yehuza Ahamed, Lomé, le 13 novembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)


Un autre étudiant, Yehuza Ahamed, qui épouse la théorie avancée par Marcel, estime que la procédure pourrait tourner à l’avantage de Donald Trump.

"Si les démocrates agissent autrement pour le destituer, ils risquent aussi que le gars revienne. Parce qu’il va profiter de cela pour être réélu pour un deuxième mandat", prédit Yehuza Ahamed.

Benjamin Kogblé, un membre de l’American Corner de l’université de Lomé affirme ne guère être surpris par cette procédure, car selon lui, Donald Trump serait un président par défaut.

Benjamin Kogblé, Lomé, le 13 novembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Benjamin Kogblé, Lomé, le 13 novembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)


"C’est un président qui n’était pas vraiment accueilli par la majorité de la population du monde. On ne s’attendait pas à voir Trump comme président", fait-il remarquer.

Le président américain, Donald Trump est visé par une procédure de destitution, lancée par les démocrates qui l’accusent d'avoir abusé de son pouvoir en demandant à l'Ukraine d'enquêter sur le candidat démocrate Joe Biden, en vue de la présidentielle de 2020.

Impeachment: audition de témoin clés, ouverte au public
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Trump/ Ukraine : l'enquête est très suivie au Togo

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Nouveau débat démocrate, une poignée de favoris à l'épreuve

Le cinquième débat télévisé des démocrates est prévu ce mercredi soir à Atlanta, en Géorgie, et seuls dix candidats ont été sélectionnés.

A moins de trois mois du premier vote de la primaire démocrate, la pression s'accroît sur les prétendants à la Maison Blanche qui s'affronteront mercredi lors d'un débat télévisé, avec le trio de tête, Joe Biden, Elizabeth Warren et Bernie Sanders, menacé par le jeune maire Pete Buttigieg.

Les plus petits candidats, dont certains joueront ce soir-là leur survie dans la course, pourraient faire de ces grands concurrents la cible d'attaques féroces.

Tous portés par la volonté brûlante de battre le président républicain Donald Trump en novembre 2020, un nombre inédit de candidats s'est lancé dans la course pour défendre les couleurs du parti démocrate à la présidentielle américaine.

Dix-huit sont toujours en lice, avec l'arrivée toute récente de l'ex-gouverneur Deval Patrick, tandis qu'un autre grand nom pourrait encore se lancer très tardivement, bouleversant potentiellement la course: le milliardaire Michael Bloomberg.

Ces deux derniers ne seront pas sur le plateau du cinquième débat démocrate, organisé mercredi soir à Atlanta, en Géorgie, où seuls dix candidats ont été sélectionnés.

Le trio de tête s'est consolidé ces derniers mois avec derrière le favori, l'ancien vice-président de Barack Obama, Joe Biden, un modéré, deux candidats nettement marqués à gauche: les sénateurs Elizabeth Warren et Bernie Sanders.

Mais le benjamin de la course, Pete Buttigieg, 37 ans, connaît depuis fin octobre une ascension fulgurante dans les sondages de l'Iowa, un Etat clé puisqu'il votera le premier le 3 février, et dans le New Hampshire, qui suivra juste après (11 février).

- La "révélation" Buttigieg -

Cet ex-militaire occupe, comme Joe Biden, la voie modérée dans la primaire. Maire d'une ville de 100.000 habitants dans le Midwest, il était encore inconnu du grand public il y a un an.

"C'est lui la révélation de cette primaire", a jugé Jim Messina, ancien directeur de campagne Barack Obama en 2012, sur CNN cette semaine.

Mais, a mis en garde le conseiller politique, "tout reste encore incertain".

Car "le facteur le plus important pour les démocrates c'est: +qui peut battre Donald Trump?+ et (...) ils s'inquiètent de savoir si (M. Buttigeg) pourrait gagner l'élection" contre le président républicain sortant.

L'homme d'affaires pourrait d'ailleurs encore figurer haut parmi les sujets abordés lors du débat, avec la réforme de la santé qui divise progressistes et modérés, l'immigration ou les armes à feu.

A l'échelle nationale, M. Buttigieg arrive quatrième dans les sondages mais très loin derrière --avec 8%-- les trois premiers, tous septuagénaires: Joe Biden (27%) qui fêtera ses 77 ans justement mercredi, Elizabeth Warren, 70 ans (20%) et Bernie Sanders, 78 ans (19%), selon la moyenne établie par le site RealClearPolitics.

Compte tenu de sa récente poussée dans les sondages, le jeune maire pourrait être particulièrement visé par ses rivaux. D'autant qu'il arrive dans cet Etat de Géorgie, à forte population noire, plombé par son soutien très faible chez cet électorat clé.

D'autres pourraient lui reprocher ses positions centristes dans un parti qui a mis cap à gauche depuis la dernière campagne de 2016.

Un angle d'attaque qui pourrait aussi viser Joe Biden, sur qui pèsent en plus les doutes concernant son âge et sa viabilité dans la course alors qu'il a été happé dans le scandale ukrainien qui vaut à Donald Trump une menace de destitution.

Son nom revient en effet sans cesse dans cette procédure explosive, les démocrates accusant le président républicain d'avoir abusé de ses pouvoirs présidentiels en demandant aux Ukrainiens une enquête sur les Biden.

A l'inverse, les progressistes Elizabeth Warren et Bernie Sanders risquent d'être assaillis par les modérés pour leurs positions jugées irréalistes... et toxiques dans les urnes.

Discret jusqu'ici, l'ex-président démocrate Barack Obama a d'ailleurs clairement mis en garde, sans les nommer, contre ces candidats qui prônent une refonte du système, en soulignant récemment devant des donateurs que les Etats-Unis n'étaient pas un pays "révolutionnaire".

Les six autres candidats sélectionnés sont, selon leur ordre dans les sondages: la sénatrice Kamala Harris (5%), l'homme d'affaires novice en politique Andrew Yang (3%), la sénatrice Amy Klobuchar (2%), le sénateur Cory Booker (2%), l'élue de la Chambre des représentants Tulsi Gabbard (1%) et le milliardaire Tom Steyer (1%).

Avec AFP

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