Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

Trump estime qu'une audition par Mueller pourrait être un piège

Le président des États-Unis, Donald Trump, lors de l'interview accordée à Reuters dans le bureau ovale de la Maison Blanche à Washington, le 20 août 2018.

Donald Trump a déclaré être inquiet que toute déclaration qu'il pourrait effectuer sous serment lors d'une éventuelle audition par le procureur spécial Robert Mueller dans le cadre de l'enquête russe puisse être utilisée pour porter contre lui des accusations de parjure.

Le président américain dit craindre que les enquêteurs comparent son potentiel témoignage avec celui des autres personnes interrogées par l'équipe de Mueller, comme l'ancien directeur du FBI James Comey, très critique envers Trump, pour trouver des divergences et les utiliser contre lui.

"Si je dis quelque chose et que lui (Comey) dit quelque chose, c'est ma parole contre la sienne, et il est le meilleur ami de Mueller, donc Mueller pourrait dire: 'Bon, je crois Comey', et même si je dis la vérité, ça fait de moi un menteur. Ce n'est pas bien", a confié Trump lors d'un entretien accordé à Reuters dans le bureau Ovale de la Maison blanche.

L'avocat de Trump, Rudy Giuliani, avait prévenu ces derniers jours qu'accepter un interrogatoire par le procureur spécial pourrait être "un piège pour parjure".

Robert Mueller et son équipe enquêtent sur les soupçons d'ingérence russe dans l'élection présidentielle de 2016 et une possible collusion entre l'équipe de campagne Trump et des responsables russes.

Trump nie ces accusations et qualifie cette enquête de "chasse aux sorcières".

En dépit de ses inquiétudes, le président américain n'a pas voulu dire s'il accepterait ou non d'être interrogé par Mueller.

Il a aussi refusé de dire s'il songeait à retirer à Mueller ses accréditations de sécurité, comme Trump l'a fait la semaine dernière avec l'ancien patron de la CIA, John Brennan, et comme Trump envisage de le faire pour plusieurs autres anciens responsables gouvernementaux qui ont en commun de l'avoir critiqué.

"Je n'ai pas vraiment réfléchi à ça", a assuré le chef de la Maison blanche à Reuters.

Comme il le fait régulièrement via Twitter, Donald Trump a critiqué l'enquête russe, qu'il considère biaisée et qualifie de disgrâce.

Trump a souligné avoir le pouvoir d'intervenir dans cette enquête, mais avoir décidé de ne pas le faire jusqu'à présent.

Dimanche, il a dit sur Twitter avoir incité le personnel de la Maison blanche à collaborer, après que le New York Times a révélé que l'avocat de la Maison blanche avait témoigné à plusieurs reprises devant les enquêteurs.

Ces derniers mois, le président américain a critiqué à plusieurs reprises le procureur général Jeff Sessions pour s'être retiré de l'enquête et en avoir laissé la supervision à son adjoint Rod Rosenstein.

Trump a déclaré à Reuters que l'enquête cherchait à nuire aux efforts du président américain pour renforcer les relations entre Washington et Moscou. Il a de nouveau refusé de blâmer la Russie pour toute ingérence dans l'élection de 2016, contrairement aux conclusions de ses services de renseignement.

Avec Reuters

Toutes les actualités

Joe Biden est en tête des sondages devant le président sortant Donald Trump

Joe Biden est en tête des sondages devant le président sortant Donald Trump
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:54 0:00

Une tragédie s'abat sur la communauté sénégalaise de Denver, au Colorado

Une tragédie s'abat sur la communauté sénégalaise de Denver, au Colorado
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:15 0:00

Black Lives Matter: pourquoi il ne faut pas abolir la police

Black Lives Matter: pourquoi il ne faut pas abolir la police
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:50 0:00

Coronavirus: état des lieux dans le monde

Coronavirus: état des lieux dans le monde
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:57 0:00

Sanctions américaines contre Abass Sidiki, chef de la milice des 3R en RCA

Un soldat monte la garde près d'anciens enfants soldats anti-Balaka attendant d'être libérés d'un camp à Batangafo, en République centrafricaine, 28 août 2015. AFP PHOTO / EDOUARD DROPSY

Le Trésor américain a imposé des sanctions contre Bi Sidi Souleymane alias Sidiki Abbas, le chef de la milice dite des "3R" (Retour, Réclamation et Réhabilitation) en République centrafricaine, a-t-on appris vendredi de source officielle.

Ces sanctions font suite à des mesures similaires prises par le Conseil de sécurité des Nations unies, selon un communiqué du Trésor.

D’après les autorités américaines, le groupe 3R aurait tué, torturé, violé et déplacé des milliers de civils depuis 2015 et M. Souleymane aurait lui-même participé à ces exactions.

Par ailleurs, le Comité des sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies pour la RCA a mis en place un gel des avoirs et une interdiction de voyager à l'encontre de M. Souleymane.

Selon les lois américaines, désormais les avoirs de M. Souleymane aux États-Unis ou sous le contrôle de ressortissants américains sont systématiquement gelés.

Pour rappel, la milice 3R le groupe armé le plus imposant en Centrafrique. Son chef, M. Souleymane, est un Camerounais qui se positionne comme le défenseur des peuples peuls, selon plusieurs sources concordantes.

Voir plus

XS
SM
MD
LG