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Le marché africain de la défense en pleine croissance attire les entreprises d'armement

Parade militaires en Côte d'Ivoire lors de la célébration du 58eme anniversaire de l'indépendance.

En pleine croissance, le marché africain de la défense et de la sécurité attire de plus en plus de sociétés du monde entier, comme le montre l'affluence au salon spécialisé Shield Africa d'Abidjan.

Armes, munitions, uniformes, blindés, drones, systèmes de communications et de surveillance, logiciels... Etats et sociétés privées peuvent trouver de tout à ce salon qui se tenait dans la capitale économique ivoirienne de lundi à jeudi, organisé par le groupe Coges, le promoteur d'Eurosatory en France, un des plus importants événements mondiaux de ce type.

"Le marché africain de la défense ne représente qu'une goutte d'eau par rapport au marché mondial : 42,6 milliards de dollars sur 1.731 milliards en 2017", explique à l'AFP le commissaire général de Shield Africa, Stéphane Konan, citant les chiffres de l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI).

"Mais il est en croissance régulière et devrait augmenter de 50% sur les cinq prochaines années. C'est pourquoi les principaux fournisseurs de matériel de défense sont là", poursuit M. Konan, par ailleurs conseiller principal du ministre de la Défense ivoirien Ahmed Bakayoko.

Pour cette cinquième édition du salon, 142 exposants venus de 29 pays sont présents, ainsi qu'une cinquantaine de délégations officielles. Soit quatre fois plus que lors de la première édition en 2013, selon les chiffres fournis par l'organisateur. La précédente édition en 2017 avait accueilli plus de 3.200 visiteurs de 64 pays (chiffres 2019 non encore disponibles pour les visiteurs).

Etats-Unis, Chine, France, Israël... des sociétés de la plupart des grands pays fournisseurs d'armes sont présents sur le salon, mais il accueille aussi des acteurs de puissances moindres, tels que l'Afrique du Sud, la Turquie, la Biélorussie, la Corée du Sud, l'Australie.

"L'Afrique connaît une forte croissance économique, mais aussi de nouvelles menaces. C'est le continent qui a subi le plus d'attaques terroristes en 2017, les menaces sur l'environnement augmentent, comme le braconnage et la pêche illégale... si bien que les besoins en matière de défense et de sécurité s'accroissent", selon M. Konan.

"Un vrai potentiel"

PDG d'Asman Technology, une PME française, Eric Matysiak se félicite d'avoir monté un stand, pour la première fois, à Shield Africa.

"C'est un investissement, mais nous sommes très contents, nous avons noué des contacts avec de nombreux clients", explique M. Matysiak, qui a créé cette société spécialement pour le marché africain. Il dirige d'autres sociétés plus importantes qui fournissent l'Etat français.

Asman Technology propose des solutions de surveillance aérienne, avec un avion léger ou un drone embarquant des caméras, transmettant les images en temps réel à une station au sol. Un marché en plein développement, selon M. Matysiak, avec la problématique de la surveillance des frontières et du terrorisme au Sahel par exemple. La société vise une clientèle étatique : police, gendarmerie, services de renseignement.

Géant chinois de la défense avec une centaine d'usines et 300.000 employés, le groupe Norinco est également présent pour la première fois à Shield Africa.

"C'est pour nous une opportunité pour apprendre sur les besoins des clients africains", explique Bowen Guan, responsable marketing commercial, qui dit avoir reçu "beaucoup de visiteurs des ministères de l'Intérieur et de la Défense" de plusieurs pays.

Norinco, qui vend des chars, des blindés, de l'artillerie, des armements et du matériel de maintien de l'ordre notamment, fournit déjà 70% des pays africains, selon M. Guan, qui souligne "l'évolution de la situation sécuritaire et les turbulences croissantes dans certains pays", mais aussi "l'influence croissante de la diplomatie chinoise" sur le continent.

"Le marché africain a un vrai potentiel", estime aussi Asher Wash, dirigeant d'International Military Solutions, une petite société américaine de négoce de tout type d'armements, qui confie avoir noué de nombreux contacts pour sa première participation au salon.

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Soudan : la police disperse des manifestants en tirant du gaz lacrymogène

Le général Jamal Omar, membre du Conseil militaire de transition du Soudan, à la télévision soudanaise le 11 juillet 2019.

La police soudanaise a dispersé lundi, par des tirs de gaz lacrymogène, des manifestants rassemblés dans le centre de Khartoum après la mort la veille d'un homme tué par des paramilitaires dans une ville du sud-est du Soudan.

"La police a tiré du gaz lacrymogène pour nous disperser. Mais nous sommes revenus", a expliqué à l'AFP un des manifestants présents à la gare routière dans le centre de la capitale. Des rassemblements spontanés ont eu lieu lundi dans plusieurs quartiers de Khartoum, selon des témoins.

Dimanche, des paramilitaires soudanais ont tué par balle un civil et blessé sept autres personnes dans la ville d'Al-Souk, dans l'Etat de Sennar (sud-est), après un rassemblement d'habitants réclamant le départ de leur ville des Forces de soutien rapide (RSF), un groupe redouté de paramilitaires, ont raconté des témoins à l'AFP.

Scandant "régime civil, régime civil", environ 200 manifestants étaient encore présents dans le centre de Khartoum à la tombée de la nuit. Ils ont essuyé de nouveaux tirs de gaz lacrymogène, a constaté une journaliste de l'AFP.

De nombreux policiers antiémeutes étaient déployés. Des protestataires, dont certains ont reçu des coups de matraque, ont été emmenés dans des fourgons de police.

Dans la nuit, des hommes et des femmes manifestaient encore, agitant des drapeaux soudanais et scandant des slogans révolutionnaires, dans un quartier de l'est de Khartoum, celui de Burri, en présence d'unités de la police.

Ces rassemblements surviennent alors qu'un accord est attendu entre les militaires au pouvoir au Soudan depuis la chute en avril de l'ex-président Omar el-Béchir et les meneurs du mouvement de contestation qui secoue ce pays depuis plusieurs mois.

Cet accord doit formaliser le principe d'un partage du pouvoir entre les deux parties pendant une période de transition d'environ trois ans. Mais les négociations, qui ne sont pas encore achevées, ont été reportées à deux reprises la semaine dernière, à la demande des contestataires. Une nouvelle rencontre est prévue pour mardi.

Avec AFP

11 personnes en garde à vue décédées à l'unité antidrogue en une nuit

Adama Pamtaba, chargé de communication de la police municipale de Ouagadougou, au Burkina, le 12 novembre 2018. (VOA/Lamine Traoré)

Onze personnes détenues en garde à vue sont décédées dans la nuit de dimanche à lundi dans les locaux de l'Unité antidrogue de Ouagadougou, a annoncé la procureure du Burkina Faso, Maiza Sérémé.

"Le procureur du (Burkina) Faso près le tribunal de grande instance de Ouagadougou a été informé, ce jour 15 juillet 2019, par la directrice de la police judiciaire de la police nationale de ce que onze personnes gardées à vue à l'Unité antidrogue (UAD) pour des infractions relatives à la législation des stupéfiants sont décédées dans la nuit du 14 au 15 juillet 2019", a écrit Mme Sérémé dans un communiqué.

Une "enquête a été ouverte",a indiqué la procureure qui s'est rendue sur les lieux accompagnée de ses substituts et de membres des services techniques.

"Des médecins légistes ont été requis" pour procéder à des examens et aux autopsies nécessaires pour déterminer les raisons des décès qui sont encore inconnues, a-t-elle souligné.

La société civile a par le passé souvent dénoncé les violences des forces de sécurité.

Le Burkina Faso, pays pauvre, est une des plaques tournantes du trafic de drogue vers l'Europe. La drogue arrive au Burkina Faso en provenance des ports d'Afrique de l'Ouest et prend ensuite la direction du nord vers le désert malien et libyen, selon une source sécuritaire.

En juin dernier, les autorités ont procédé à l'incinération de 35.300 tonnes de drogue, représentant le quart des saisies de l'année 2018, selon le secrétariat permanent du comité national de lutte contre la drogue.

Finale CAN-2019: 28 avions pour transporter les fans algériens

Un Boeing Boeing 737-8D6 immatriculé 7T-VKQ d'Air Algérie débarque à l'aéroport de Genève, le 20 novembre 2017.

Les autorités algériennes ont annoncé lundi avoir mobilisé 28 avions afin de transporter, via un pont aérien, 4.800 fans des "Fennecs" pour assister à la finale de la CAN-2019 face au Sénégal, vendredi au Caire.

Selon des sources concordantes, il y aura 13 avions d'Air Algérie, six de Tassili Airlines et neuf avions militaires. Ces avions décolleront des quatre coins du pays.

Le ministère algérien de la Défense avait annoncé dimanche par communiqué qu'il allait mettre à disposition neuf avions de transport militaire au profit de 870 supporters algériens.

La décision du pont aérien a été prise par le Premier Ministre, Noureddine Bédoui, lors d'un conseil du gouvernement tenu lundi.

Le pays est secoué depuis le 22 février d'un mouvement de contestation qui demande la fin du régime en place. Le Premier ministre fait partie des personnes dont le départ est réclamé par la rue.

Depuis le début de la CAN, 2.275 supporters sont partis d'Algérie. Plus de 1.200 d'entre eux sont restés au Caire pour assister jusqu'au bout aux matchs des verts, selon des sources concordantes.

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