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Tchad

Deux rebelles vus pour la première fois depuis leur arrestation au Niger en 2017

Des Tchadiens traversent le désert à bord d’une camionnette bondée, pour se rendre à Bol, dans le sud du Tchad, le e 9 novembre 2018.

Deux rebelles tchadiens, arrêtés au Niger fin 2017 puis extradés au Tchad, ont été vus pour la première fois depuis leur arrestation, vendredi à la prison de N'Djamena, a appris l'AFP de sources sécuritaire et interne à la prison.

Arrêtés à Agadez, dans le nord du Niger, fin 2017, trois rebelles membres du groupe armé Conseil de commandement militaire pour le salut de la République (CCMSR), avaient été extradés peu après vers le Tchad, ce que les autorités ont toujours démenti.

Deux des trois ont été vus vendredi à la prison centrale de N'Djamena, le troisième étant décédé en détention, selon une source sécuritaire.

L'information a été confirmée par une source interne à la prison de N'Djamena.

"On les a ramenés tous amaigris et leur camarade Abdraman Issa, déjà diabétique, est mort de mauvaises conditions de traitement", a déclaré la source sécuritaire.

Les deux rebelles encore vivants sont Hassan Boulmaye, ex-président du CCMSR, et Ahmat Yacoub Adam, ex-porte parole du mouvement.

MM. Boulmaye et Yacoub possèdent le statut de réfugiés, respectivement en France et en Egypte.

Les trois rebelles avaient été emmenés vers le Tchad trois semaines après leur interpellation, avait affirmé en mai l'un de leurs avocats, Me Bernard Schmid, basé en France.

De sources concordantes, les rebelles avaient été transférés à Koro Toro, un bagne situé en plein désert à 300 km au nord-est de N'Djamena.

Koro Toro est "quasi inaccessible aux avocats et parents des personnes qui y sont incarcérées" et "d'après les échos que nous avons reçus, les conditions de détention y sont déplorables", notait en mai l'organisation non gouvernementale Amnesty International.

Né en 2016, le CCMSR se définit comme une opposition politico-militaire au pouvoir d'Idriss Déby Itno et revendique plusieurs milliers de combattants.

En août dernier, le groupe armé avait attaqué depuis la Libye des villages et positions militaires du nord tchadien. Dans la foulée, le Tchad avait lancé une opération militaire dans tout le Tibesti (nord), toujours en cours.

Avec AFP

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Forum de Paris sur la Paix : un "manque de solidarité" pour Déby et Issoufou

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Vers une décrispation de crise à Miski/Tibesti dans le nord du Tchad

Idriss Deby Itno, président du Tchad, à N'Djamena, le 18 juin 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Deux semaines après l’accord de cessez-le-feu entre les forces gouvernementales et le comité d’autodéfense de Miski, une délégation a rencontré le président Déby à N’Djaména la semaine dernière pour finaliser l'accord de paix.

La rencontre a permis de mettre formellement en exécution, trois points de cet accord. Il s’agit de la libération des membres du comité d’autodéfense fait prisonniers, la levée de blocus militaire de la zone de Miski et la réhabilitation des chefs traditionnels qui ont été limogés il y a environ un an.

La décision avait précipité la crise entre les autorités de N’Djamena et le comité d’autodéfense de Miski.

Le président Déby reçoit une délégation du comité d’autodéfense de Miski
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Molly Sougui, coordonnateur et porte-parole du comité d'autodéfense de Miski, à N’Djaména, le 11 novembre 2019. (VOA/André Kodmadjin)
Molly Sougui, coordonnateur et porte-parole du comité d'autodéfense de Miski, à N’Djaména, le 11 novembre 2019. (VOA/André Kodmadjin)


"Nous avons dépêché une délégation constituée de sept membres du comité d’autodéfense à N’Djamena pour rencontrer le chef de l’Etat et tout va dans le bon sens puisqu’il a décidé d’honorer une bonne partie de nos revendications", a déclaré Molly Sougui, coordonnateur et porte-parole du comité d’autodéfense.

Pour lui, il reste encore deux conditions primordiales notamment les découpages administratifs et l’exploitation anarchique de l’or dans cette zone.

Tout en se félicitant de cet accord qui est un premier pas dans la décrispation de cette crise, le secrétaire général de la Convention tchadienne pour la défense des droits de l’homme (CTDDH,) Mahamat Nour Ibédou, estime que ce document doit servir de base pour gérer les gisements dans d’autres provinces.

Mahamat Nour Ibedou secrétaire général de la CTDDH à N’Djaména, le 11 novembre 2019. (VOA/André Kodmadjin)
Mahamat Nour Ibedou secrétaire général de la CTDDH à N’Djaména, le 11 novembre 2019. (VOA/André Kodmadjin)


Il estime également que cet accord doit servir de base pour la prise d’un acte par le gouvernement afin que tout cela s’applique dans les autres régions ou l’or est apparu comme au Tibesti.

Selon lui, l’or de la province du Batha continue à être exploité au service exclusif de la famille du Chef de l’Etat. La CTDDH craint que pendant que le comité d’autodéfense négocie avec le gouvernement des ordres ne soient donnés pour que des actions militaires puissent être menées par surprise.

Le coordonnateur et porte-parole du comité d’autodéfense, confirme qu’il est hors de question que l’or de Miski soit exploité pour enrichir des individus comme celui de la province du Bathha et le pétrole de Doba au détriment des zones productrices.

"Ce dont nous sommes contre, c’est l’exploitation anarchique de l’or par un groupe de personnes. Nous voulons que l’exploitation se fasse dans un cadre légal de l’Etat et si cela peut contribuer à réduire la pauvreté et à développer le pays, nous on ne voit pas l’inconvénient", martèle Molly Sougui.

Ahmat Ramadan membre de la socité civile et natif du Tbesti à N’Djaména, le 11 novembre 2019. (VOA/André Kodmadjin)
Ahmat Ramadan membre de la socité civile et natif du Tbesti à N’Djaména, le 11 novembre 2019. (VOA/André Kodmadjin)


Ahmat Ramadan, membre de la société civile et natif de la localité affirme que cet accord remet le compteur à zéro.

Pour lui, "il faut attaquer le conflit à la racine en réglant le problème du découpage administratif qui est la source du conflit".

Il demande au gouvernement de respecter ses engagements pour que cette paix soit définitive. Tout dépend du gouvernement tchadien et de sa volonté insiste Ahmat Ramadan.

Il lance un appel à la communauté internationale qui doit "suivre de près cette affaire et accompagner s’il le faut, les deux parties pour que cet accord soit effectif".

Le ministre de la Communication Oumar Yaya Hissein affirme à VOA Afrique que les négociations qui se poursuivent sur le terrain sont encore au niveau préliminaire, et s’abstient de faire tout commentaire.

Toutefois, il informe que les avis des deux parties convergent vers une décrispation de la crise pour ramener la paix définitive dans cette partie du pays.

Le président Déby reçoit une délégation du comité d’autodéfense de Miski

Le président Déby reçoit une délégation du comité d’autodéfense de Miski
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Mort d’un Tchadien dans le cortège: la société civile parle d'"assassinat"

Le siège du Palais de la Démocratie, octobre 2019. (VOA/André Kodmadjingar).

Les organisations de la société civile qualifient d’assassinat l’incident survenu le 4 novembre dernier lors du passage du cortège du président l’Assemblée nationale Haroun Kabadi causant la mort d’un citoyen.

Selon la société civile, quelque soit la faute commise par ce jeune-homme, les éléments de la protection du président de l’Assemblée nationale n’ont aucun droit à tirer à bout portant sur un citoyen.

Quatre membres de la garde du président de l'Assemblée nationale interpellés
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Mercredi, les jeunes de l’association pour l’animation et le développement rural se sont réunis sur le lieu du drame, là où Mateyan Manayal Bonheur, diplômé au chômage, avait reçu lundi deux balles mortelles à l’abdomen, pour exprimer leur mécontentement. Ils ont été dispersés quelques minutes après par la police.

Grâce Elta, porte-parole de cette association, exige la démission du président de l’Assemblée de nationale puisque dit-il, "il est le représentant du peuple et non le tueur du peuple". Elle exige que l’auteur réponde de ses actes devant le tribunal.

Dans un document publié en ligne, le président de l’Assemblée nationale Haroun Kabadi déplore cette "mort brutale du citoyen à fleur de l’âge". Il dit avoir "compris et partagé la douleur profonde des parents, amis et connaissances de la victime auxquels il tient à exprimer ses condoléances les plus sincères".

Le président du collectif des ADH, Maître Nodjitoloum Salomon, exige aussi que les auteurs soient traduits en justice.

Il rappelle qu’en juillet 2018, les forces de sécurité ont tiré sur un citoyen qui heureusement, il s’en est sorti avec de blessure. Pour Salomon, cet acte ne devrait pas être perpétré dans un état de droit et donc il faut sanctionner conformément aux lois de la République.

Vue des députés tchadiens dans une salle de conférence, octobre 2019. (VOA/André Kodmadjingar).
Vue des députés tchadiens dans une salle de conférence, octobre 2019. (VOA/André Kodmadjingar).

Le président de la Ligue tchadienne des droits de l’homme et avocat au barreau du Tchad Maître Midaye Guerimbaye estime que la justice doit se saisir de cette affaire pour faire la lumière sur cet assassinant.

Pour ce genre de cas, Maitre Midaye déclare qu’on n’a pas besoin d’une plainte. Les autorités doivent se saisir de l’affaire afin de faire toute la lumière sur ce crime. Il appartient à chacun de prendre ses responsabilités.

Pour lui, le président de l’assemblée lui-même par respecter à son peuple et par respect à son rang devrait mettre à la disposition de la justice les gens qui ont commis ses forfaitures de manière à ce que la justice puisse dire le droit et réparer le tort qui a été causé à la famille de la victime.

Le parquet d’instance de N’Djamena informe qu’une enquête judiciaire est ouverte. Quatre personnes sont actuellement placées en garde à vue. Elles sont soupçonnées de meurtre et complicité de meurtre.

Alors que plusieurs sources ont rapporté à VOA Afrique que des individus non-identifié s’organisent pour venger la mort du diplômé sans emploi abattu par les gardes du président de l’Assemblée.

Quatre membres de la garde du président de l'Assemblée nationale interpellés

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