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Le gouvernement reconnu appelle l'ONU à agir pour arrêter les troubles en Libye


Les forces de sécurité libyennes patrouillent près du site d'une attaque contre un poste de contrôle dans la ville de Zliten, à 170 km à l'est de la capitale Tripoli, le 23 août 2018.

Le gouvernement libyen reconnu par la communauté internationale (GNA) a appelé à l'ONU de prendre des mesures "plus fermes et plus efficaces" pour protéger les civils et arrêter les combats autour de la capitale qui ont fait plus de 100 morts depuis fin août.

Dans un communiqué publié dans la nuit de vendredi à samedi, le GNA a appelé la mission de l'ONU en Libye à "placer le Conseil de sécurité (de l'ONU) devant la réalité des évènements sanglants en Libye pour qu'il assume sa responsabilité", notamment afin de "protéger" les civils.

Malgré un accord de cessez-le-feu conclu le 4 septembre sous l'égide de l'ONU, les affrontements ont repris cette semaine notamment dans le quartier de Salaheddine et sur la route de l'aéroport international de Tripoli, détruit en 2014 par des combats similaires.

Samedi matin, les combats marquaient une pause au lendemain d'une journée de violences ayant fait au moins 15 morts et des dizaines de blessés, a indiqué la porte-parole du ministère de la Santé, Wedad Abu Al-Niran.

Depuis le début des combats au sud de la capitale le 26 août, plus de 100 personnes ont été tuées, selon le gouvernement.

Le secrétaire général Antonio Guterres s'est dit "alarmé par le nombre croissant de violations de l'accord de cessez-le-feu" en Libye, dans un communiqué publié vendredi par son porte-parole Stéphane Dujarric.

Il a appelé les groupes armés à respecter l'accord et à "s'abstenir de toute action susceptible d'aggraver les souffrances de la population civile", selon ce communiqué.

"M. Guterres souligne que toute personne ayant violé le droit international humanitaire et les droits de l'homme doit être tenue responsable" de ses actes, selon M. Dujarric.

Les combats opposent des milices venues notamment des villes de Tarhouna et Misrata (ouest) à des groupes armés tripolitains, sur fond d'une lutte d'influence acharnée pour dominer la capitale et contrôler les institutions et des richesses du pays plongé dans le chaos depuis la chute de régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

Avec AFP

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