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Le "ForzaSistas" challenge vise à renforcer la solidarité féminine

La bloggeuse Togolaise Mikafui Akue a initié sur les réseaux sociaux le challenge "ForzaSistas", le 6 mars 2019. (VOA/Kayi Lawson)

ForzaSistas, qui est un mot composite d’italien et d’anglais, veut dire "force aux sœurs". Le challenge encourage la solidarité féminine.

"Les femmes sont les fossoyeuses de la gent féminine". Cette idée reçue continue de saper la lutte pour l’émancipation des femmes.

Pour déconstruire ce préjugé, en juillet 2018, la blogueuse togolaise Mikafui Akue a initié sur les réseaux sociaux le challenge "ForzaSistas".

Au Togo, Le "ForzaSistas" challenge vise à renforcer la solidarité féminine
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Ledit challenge consiste à parler du parcours de jeunes femmes togolaises afin de les faire découvrir au grand public.

"ForzaSistas, c’est un challenge où il s’agissait pour les femmes de présenter trois femmes, de présenter leurs actions dans l’entreprenariat, dans la défense des droits humains etc. et de dire pourquoi ces femmes nous inspiraient ou pourquoi on les admirait. Ensuite vous devez encore choisir trois autres femmes pour qu’elles fassent le même exercice. Alors j’ai nominé Judith Gbaliboa, qui est une conseillère en image", raconte Mikafui Akue​.

Judith Laré Gbaliboa à Lomé, le 6 mars 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Judith Laré Gbaliboa à Lomé, le 6 mars 2019. (VOA/Kayi Lawson)

Judith Gbaliboa Laré se dit impressionnée par l’impact que ce challenge a eu sur sa vie professionnelle.

"Je n’étais même pas sur place quand ForzaSistas a été lancé sur la toile. J’étais un peu déconnectée pendant des jours. Puis un jour, lorsque j’ai fini par me connecter, j’ai vu le truc et puis je voyais que ça parlait des femmes qui faisaient des choses vraiment très intéressantes. Je suis tombée sur des personnes qui ont parlé de moi et, vraiment, c’était très impressionnant. Ça donnait même la chair de poule. C’est un peu comme si on apprenait à se connaitre soi-même. J’avoue que ça a apporté un coup (de pouce à) ma profession et ça m’a un peu mis en avance aussi parce que beaucoup de personnes m’ont connue à travers ces posts".

Les femmes togolaises sont appelées à renforcer la solidarité afin de mettre fin à la rivalité au sein de la gent féminine.

Falone Alognon à Lomé, le 6 mars 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Falone Alognon à Lomé, le 6 mars 2019. (VOA/Kayi Lawson)

"ForzaSistas, c’est le fait d’être ensemble, avec la même idéologie, de faire les mêmes combats, de se soutenir, peu importe le domaine dans lequel chacune des femmes évolue. Alors, déjà voir une amie écrire sur soi, c’est motivant dans le sens où on ne veut pas décevoir cette personne. On veut pouvoir continuer à être cette personne que l’autre voit, surtout être solidaire. Et ce qui est formidable, c’est cette nouvelle génération qu’on est qui croit en l’autre, qui veut voir l’autre réussir et qui veut être avec l’autre", explique Falone Alognon, une "sista".

Didier Kissode à Lomé, le 6 mars 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Didier Kissode à Lomé, le 6 mars 2019. (VOA/Kayi Lawson)

Cet engagement des femmes à se soutenir doit aussi inspirer les hommes, pense Didier Kissodé, qui se définit comme un ambassadeur du genre.

"ForzaSistas a apporté un changement de mentalité à l’endroit du genre féminin et aussi du genre masculin. Un exemple vraiment palpable, de le faire également entre nous les hommes puisqu'il y a un sérieux problème d’égo masculin qui se pose dans le soutien qu’on peut faire à un autre homme. Et je pense qu’avec cette solidarité, il y a une force unie qui est créée".



La communauté des "sistas" est composée aujourd’hui d’une cinquantaine de jeunes dames qui se serrent les coudes pour pouvoir impacter leur génération.

"On s’est rendu compte qu’on ne pouvait pas avoir un impact en rang dispersé. Ensemble, on va y arriver. ForzaSistas, c’est vital pour nous en fait. Nous femmes, nous devons nous entraider. ForzaSistas nous a permis aussi de voir que la solidarité en réalité, (...) est possible si on se donne les moyens pour", estime une "Forzasista".

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L'opposition togolaise se mobilise pour les municipales

Les électeurs examinent une liste électorale devant un bureau de vote dans le quartier de Be à Lomé le 20 décembre 2018 lors de la procédure de vote pour les élections législatives.

La révision des listes électorales en vue des municipales du 30 juin au Togo, les premières depuis plus de 30 ans, a démarré jeudi, avec une forte mobilisation des partisans des principaux partis d'opposition qui avaient boycotté les dernières législatives ainsi que le recensement électoral.

"Nous avons lancé un appel aux populations, afin qu'elles s'inscrivent massivement sur les listes électorales, car lors de notre appel au boycott la veille des législatives (du 20 décembre, ndlr), une grande partie des populations n'avaient pas pris leur carte d'électeur", a déclaré à l'AFP Jean-Pierre Fabre, président de l'Alliance nationale pour le changement.

Plusieurs organisations de la société civile ont elles aussi appelé les Togolais à "sortir massivement" pendant les trois jours prévus pour mettre à jour les listes électorales (16, 17 et 18 mai).

Au total 1.527 conseillers municipaux doivent être élus dans 117 communes. Les dernières élections locales remontent à 1987. Les mairies togolaises sont actuellement dirigées par des "présidents de délégation spéciale" nommés par le président de la République.

Jeudi, de petites filles s'étaient formées devant certains centres de recensement à Lomé, a constaté un journaliste de l'AFP.

"J'ai décidé de m'inscrire cette fois-ci pour retirer ma carte d'électeur et voter, car nous avons commis une erreur lors des législatives de décembre en laissant le boulevard ouvert au parti au pouvoir", a confié Afia Tinhou, une étudiante rencontrée au centre de recensement de l'Ecole primaire publique Bè gare.

"Je ne bougerai pas d'ici sans avoir retiré ma carte d'électeur. L'opération est lente, mais je ne vais pas me décourager", a déclaré de son côté Joseph Adra, un sexagénaire assis sur banc dans un autre centre de recensement.

A l'exception notable du Parti National Panafricain (PNP), presque tous les partis de l'opposition prendront part au scrutin.

"Nous n'irons pas à ces locales dans des conditions où les leaders de notre parti ainsi que nos militants sont persécutés et jetés en prison", a déclaré un responsable du PNP.

Trois responsables du PNP - dont le leader Tikpi Atchadam vit en exil - sont écroués depuis mi-avril à la suite de manifestations contre le pouvoir le 13 avril.

Il leur est reproché de n'avoir pas tenu compte de l'avis des autorités sur les itinéraires de ces manifestations qui ont fait un mort à Bafilo (centre-nord) et des dizaines de blessés, selon le PNP.

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