Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Sénégal

Fatou Diallo, chef de famille, vendeuse de fruits de saison

Fatou Diallo, vendeuse de fruits saisonniers, Dakar, 5 mars 2019. (VOA/Seydina Aba Gueye)

Pour la journée de la femme, VOA Afrique propose une série de portraits au Sénégal sur des femmes qui gagnent difficilement leur vie, mais qui parviennent à nourrir leurs familles grâce à leurs activités.

Fatou Diallo est partie de peu mais elle est parvenue, à coup d’efforts et de sacrifices, à bâtir sa maison grâce à la vente de fruits saisonniers.

Zoom sur les femmes qui se battent pour nourrir leurs familles au Sénégal
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:01 0:00

Son visage ridé laisse transparaitre son âge assez avancé. Fatou doute de son âge exact mais elle confie que ça tourne autour de 60 ans.

Vendeuse de fruits au marché Sandaga, cette native de Pikine, un département populeux de Dakar, exerce cette activité depuis des années.

Fatou Diallo, une dame d'une soixantaine d'années, est vendeuse de fruits saisonniers, à Dakar, le 5 mars 2019. (VOA/Seydina Aba Gueye)
Fatou Diallo, une dame d'une soixantaine d'années, est vendeuse de fruits saisonniers, à Dakar, le 5 mars 2019. (VOA/Seydina Aba Gueye)

"Ca fait plus de dix ans que je vends des fruits. C’est depuis le règne du président Abdou Diouf. Je vends des fruits saisonniers comme des melons, des pastèques, des oranges, entre autres. Je rends grâce à Dieu et je rends hommage à mes parents".

Veuve depuis dix ans, Fatou assure toute seule les charges familiales. Décrite comme une personne courageuse, intuitive et battante, Fatou Diallo se lève tous les jours à 4 heures du matin pour gagner sa vie dignement.

"Je m’approvisionne au marché syndicat (à Pikine, dans la banlieue de Dakar). Je me réveille tous les jours à 4 heures du matin. A 6 heures je prends soit un taxi, soit un clando et parfois même le bus pour rallier Sandaga, mon lieu de travail".

Son abnégation a porté ses fruits. Car, c'est grâce à la vente de fruits que "Mère Fatou", comme l'appellent affectueusement ses petits-enfants, a pu acheter une maison à Pikine.

"J’ai bâti ma maison grâce à cette activité. J’assure mes charges familiales, je paie l’eau, l’électricité. Si j’ai réussi à faire tout cela, c’est parce que je n’ai jamais voulu baisser les bras. Je n’aime pas tendre la main".

Quand tout va bien, on peut compter sur les autres, mais quand tout va mal on ne peut compter que sur sa famille. C’est pourquoi Fatou Diallo affirme que sa progéniture est sa force et son plus grand soutien.

"Je bénéficie également du soutien de ma famille, j’ai des enfants formidables. Nous nous aidons mutuellement".

Dynamique et joviale, elle adresse un message aux femmes du monde: elle leur demande de croire en elles car la plus grande force d’une femme reste sa détermination et sa capacité à surmonter les obstacles de la vie.

Toutes les actualités

Deux jeunes Sénégalais revivent les défis de l'Aéropostale

Deux jeunes Sénégalais revivent les défis de l'Aéropostale
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:03 0:00

Saint-Louis - Paris à bord d'un minuscule avion

Saint-Louis - Paris à bord d'un minuscule avion
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:08 0:00

CAN-2019 - Sénégal-Algérie: la fête a déjà commencé au pays des Lions

L'équipe du Sénégal lors d'un match de qualifications pour la CAN 2019, le 13 octobre 2018. (VOA/Amedine Sy)

Sûrs de la victoire face à l'Algérie en finale de la CAN-2019, les Sénégalais ont déjà commencé à faire la fête à Dakar et dans les villes de province, pavoisées aux couleurs du Sénégal, à quelques heures du coup d'envoi dans la chaleur du Caire vendredi (19H00 GMT).

Fort de son statut de mondialiste, de première nation africaine au classement Fifa, et de l'apport de son champion d'Europe Sadio Mané (Liverpool), le Sénégal rêve de vaincre le signe indien à l'occasion de la deuxième finale continentale de son histoire, après celle perdue en 2002 face au Cameroun.

Depuis le début de la matinée, les rues de Dakar sont rythmées par le son des coups de klaxon, des vuvuzelas et de la musique de son autre star internationale, le chanteur Youssou N'Dour.

Malgré la défaite (1-0) contre ces mêmes Algériens en phase de poules, "on va gagner, Inch Allah (si Dieu le veut). La coupe, ce sera au Sénégal cette année", affirme le vendeur ambulant Ibrahima Diallo, qui a rallié la place de la Nation, dans le quartier populaire de Colobane, plusieurs heures avant le début du match.

"La fête a déjà commencé et l'intensité va monter jusqu'à la fin du match", promet-il, alors que plusieurs centaines de supporters ont commencé à affluer vers ce lieu traditionnel de rassemblement. La place a été transformée en "fan zone" dotée de trois écrans géants et d'un large podium, où des groupes doivent animer une soirée que tous espèrent festive.

- Trottoirs repeints dans la nuit -

Dakar s'est mise sur son 31 pour soutenir ses Lions. "Nous avons nettoyé le quartier", sourit une collégienne, Adama Samb. Autour d'elle, dans les rues populaires du quartier de Bopp, les banderoles, poteaux électriques, troncs des arbres bordant les rues, et même les chaussées et trottoirs, repeints pendant la nuit, arborent les couleurs vert-jaune-rouge du Sénégal.

Un chauffeur de taxi rouspète. Il est "obligé de faire un détour" pour se rendre sur la corniche-ouest, où une autre "fan zone" était en cours d'installation à quelques mètres de l'océan.

Les cafés, restaurants et les centres commerciaux se préparent également à diffuser le match, même si de nombreux Sénégalais comptent le regarder en famille, à la maison.

A Kolda (sud), en Haute-Casamance d'où est originaire la star Sadio Mané, comme à Saint-Louis (nord), fief de l'ailier Ismaïla Sarr, la même fièvre et les mêmes couleurs ont envahi les rues, selon des correspondants de l'AFP.

Le journal de la CAN-2019 du 17 juillet

Le journal de la CAN-2019 du 17 juillet
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:06:29 0:00

L'année de Sadio Mané

Sadio Mané à Barnet, Nigeria, le 23 mars 2017.

Le nouveau héros du Sénégal s'appelle "Super Mané". Vainqueur de la Ligue des champions avec Liverpool, Sadio Mané peut apporter à son pays sa première CAN, vendredi en finale contre l'Algérie, au Caire. Et bientôt le Ballon d'or?

Une blessure à un mollet qui gâche sa CAN-2015, un tir au but raté en quarts en 2017, deux nouveaux échecs sur penalty en Egypte... Comme les Lions de la Teranga, souvent favoris mais jamais titrés, l'attaquant star de 27 ans a parfois déçu.

Mais leur meilleure chance d'effacer soixante années de "lose" sur le Continent, c'est lui. Sur la lancée de sa saison la plus prolifique en Premier League (22 buts), titré en C1 avec les Reds en juin, Mané est le visage de la nouvelle génération qui gagne.

Leader de l'équipe qui a retrouvé la Coupe du monde en 2018 après 16 ans d'absence, il a conduit les siens en finale de la CAN, la deuxième du pays après 2002, avec trois buts et une passe décisive lors de la compétition.

"Il a quelque chose d'unique, rien n'est prévisible avec lui. Il n'y a pas un plan qui peut le tenir. Il peut faire la différence à tout moment, sur un dribble, une passe ou une percussion", le décrit son sélectionneur Aliou Cissé.

Le coach a fait de Mané un pilier de son animation offensive qui a été instable en Egypte entre les titularisations tour à tour d'Ismaïla Sarr, Keita Baldé et Krépin Diatta, aux côtés de Mbaye Niang et Mané, le plus constant de tous.

- "Mon rêve le plus fou" -

En l'absence du défenseur Kalidou Koulibaly, suspendu, l'ailier devra assumer encore plus de responsabilités vendredi pour décrocher le Graal, devenu l'obsession du Sénégal comme de son technicien, capitaine de l'équipe finaliste malheureuse il y a 17 ans.

"Je suis même prêt à échanger une Ligue des champions contre une CAN. Le retour à Dakar serait extraordinaire. Ce serait mon rêve le plus fou", avait déclaré Mané à France Football avant le tournoi.

Un sacre au stade international du Caire le ferait entrer dans le cercle fermé des Africains à avoir remporté la C1 et la CAN, aux côtés du Camerounais Samuel Eto'o, des Ivoiriens Salomon Kalou et Yaya Touré, des Nigérians Finidi George et John Obi Mikel, du Ghanéen Abedi Pelé et de l'Algérien Rabah Madjer.

De quoi faire du Sénégalais un sérieux prétendant au Ballon d'or en fin d'année... Après le Libérien George Weah en 1995, il pourrait devenir le deuxième joueur issu du Continent à soulever la récompense. Face à lui se dressent les deux "monstres" Lionel Messi et Cristiano Ronaldo, mais aussi son partenaire en club, le gardien Alisson, vainqueur de la Copa America avec le Brésil.

"Il ne faut pas penser Ballon d'Or! Ce qui est important pour Sadio, c'est de continuer à se battre pour l'équipe, à faire des performances. Il est dans cet état d'esprit. Mon discours avec lui est clair: donne le maximum pour l'équipe, et l'équipe te le rendra", a assuré Aliou Cissé.

"C'est un garçon qui a la tête sur les épaules, qui comprend que le collectif passera toujours devant les individualités", a-t-il poursuivi. Le collectif aura aussi besoin d'un exploit de la plus talentueuse de ses individualités.

Voir plus

XS
SM
MD
LG