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Le Conseil de sécurité de l'ONU se rend au Sahel en fin de semaine

Réunion du Conseil de sécurité de l'ONU, New York, le 28 février 2019.

Le Conseil de sécurité de l'ONU se rend cette semaine au Mali et au Burkina Faso afin de se pencher sur la situation préoccupante de la région du Sahel, où la menace terroriste ne montre aucun signe d'affaiblissement et cause des déplacements massifs de population.

Menée par la France, l'Allemagne et la Côte d'Ivoire, cette visite sera la quatrième du Conseil de sécurité au Mali depuis 2014 et la deuxième au Burkina Faso.

Le Conseil arrivera vendredi à Bamako, où il rencontrera des dirigeants maliens, puis se rendra à Ouagadougou dimanche.

Les puissances mondiales sont divisées sur l'attitude à adopter vis-à-vis de la menace islamiste au Sahel, la France étant en désaccord avec les Etats-Unis à propos du financement de la force antidjihadiste G5 Sahel, dont sont membres le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad.

Cette visite intervient alors que le Conseil de sécurité doit par ailleurs réfléchir à l'avenir de la mission de maintien de la paix au Mali (Minusma).

Selon des diplomates, un nouvel affrontement entre la France et les Etats-Unis se prépare concernant le sort de cette mission, forte de 14.000 membres et mise en place après l'intervention militaire menée par la France en 2013 pour chasser les djihadistes qui avaient pris le contrôle du nord du Mali.

Une date butoir sera atteinte en juin pour décider de l'avenir du mandat de la Minusma, avec une réunion clé programmée pour le 29 mars.

Selon l'ambassadeur français aux Nations unies, François Delattre, la visite du Conseil de sécurité "doit permettre de renforcer l'information des membres sur le processus de paix au Mali, la montée en puissance de la force conjointe du G5-Sahel et la situation du Burkina Faso, particulièrement affecté par la menace sécuritaire".

Dans le cadre de l'opération Barkhane, la France compte 4.500 soldats dans les pays du Sahel, dont 2.700 sur le territoire malien.

Un accord de paix avait été signé à Bamako en 2015, mais trois ans et demi après, des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, régulièrement visées par des attaques.

- Ressources déjà limitées -

La France a laissé entendre qu'elle pourrait une nouvelle fois demander au Conseil d'approuver un financement direct du G5 Sahel. Une proposition que les Etats-Unis avaient fermement rejetée l'année dernière.

Les Américains ont contribué à cette force à hauteur de 111 millions de dollars, mais s'opposent régulièrement à un financement annualisé passant par l'ONU.

Le gouvernement de Donald Trump a sensiblement réduit les fonds alloués aux opérations de maintien de la paix.

"Les Américains doivent regarder les choses sous un angle différent", a estimé Jerry Matjila, ambassadeur sud-africain à l'ONU, qui fera partie du voyage. Cette visite a pour but de montrer "que les Nations unies peuvent parler d'une seule voix sur ce problème", a-t-il dit.

"Plutôt que d'ouvrir la voie à un plus grand financement de l'ONU pour le Sahel, le plus gros impact de cette visite pourrait être la préservation des ressources déjà limitées au Mali", estime pour sa part Jean-Hervé Jezequel, spécialiste du Sahel à l'International Crisis Group (ICG).

Au total, près de 237 attaques ont été recensées en 2018 au Mali, soit 11 de plus qu'en 2017. Au Burkina Faso, les attaques djihadistes se sont également multipliées.

La région du Sahel compte près de 4,3 millions de personnes déplacées, dont un million ayant dû fuir leur maison l'année passée, selon les Nations unies.

Avec AFP

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Les Maliens rendent hommage à l'ancien président IBK

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Décès de l'ancien président malien Ibrahim Boubacar Keïta

Le président IBK parle à la population à Bamako, le 14 décembre 2019.

L'ancien président malien Ibrahim Boubacar Keïta est décédé dimanche à Bamako à l'âge de 76 ans, un an et demi après avoir été renversé par les militaires qui défient aujourd'hui une partie de la communauté internationale.

Entamée en 2013, la présidence d'IBK - comme il était couramment appelé - a largement coïncidé avec la tourmente dans laquelle le Mali est pris depuis l'année précédente.

M. Keïta avait été renversé en août 2020 par des militaires qui, après un deuxième coup d'Etat en mai 2021, invoquent les maux accumulés pendant l'ère IBK pour projeter de continuer à diriger le pays encore plusieurs années.

"Le président IBK est décédé ce matin à 09H00 (GMT et locales) à son domicile" dans la capitale, où il vivait retiré, à l'écart de la vie publique, a indiqué à l'AFP un membre de sa famille.

Cette information a été confirmée par plusieurs membres de sa famille et de son entourage. La cause du décès n'a pas été précisée.

Le décès est survenu "à la suite d'une longue maladie", a simplement indiqué dans un communiqué le gouvernement de transition malien, dirigé par le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga qui fut ministre d'IBK avant de devenir son opposant.

Le gouvernement de transition a, dans ce texte signé du ministre de l'Administration territoriale, le colonel Abdoulaye Maïga, salué "la mémoire de l'illustre disparu" et annoncé que les informations sur la cérémonie funéraire "feront l'objet d'un communiqué ultérieur".

Le chef de la diplomatie malienne Abdoulaye Diop s'est dit "attristé d'apprendre la disparition de l'ancien président Ibrahim Boubacar Keïta" et s'est incliné, dans un message sur Twitter, "avec une grande émotion devant sa mémoire".

Le président du Sénégal voisin, Macky Sall, a indiqué sur Twitter être "peiné d'apprendre le décès" de M. Keïta. L'ex-président du Niger Mahamadou Issoufou, camarade du défunt au sein de l'Internationale socialiste, a salué "un homme cultivé, un grand patriote et un panafricaniste".

Sanctions

La résidence de l'ancien président, située dans le sud-ouest de la capitale, était le théâtre dimanche après-midi d'un intense ballet de voitures de personnalités venues présenter leurs condoléances. Des policiers gardaient les entrées, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Ibrahim Boubacar Keïta avait été chassé du pouvoir après des mois de mobilisation au sein d'une population exaspérée par les violences en tous genres - jihadistes, communautaires ou crapuleuses -, par la faillite des services de l'Etat et par une corruption réputée galopante.

Il disparaît alors que les colonels qui l'ont renversé font voeu de remédier aux maux du pays et assurent avoir besoin de plusieurs années pour y parvenir et pouvoir tenir leur promesse initiale de rendre le pouvoir aux civils.

"Libysation" du Mali? L'avis de Mohamed Ali Lemrabott
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La junte étant revenue sur son engagement d'organiser le 27 février les scrutins présidentiels et législatifs devant ramener les civils à la tête du pays, la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) ont pris le 16 janvier une batterie de mesures économiques et diplomatiques vigoureuses à l'encontre du Mali.

Le pays est déjà plongé dans une grave crise sécuritaire et politique depuis le déclenchement d'insurrections indépendantiste et jihadiste en 2012.

M. Keïta, qui se réclamait de la gauche, a connu une ascension fulgurante sous Alpha Oumar Konaré, premier président (1992-2002) de l'ère démocratique du Mali. Il a notamment a été son Premier ministre de 1994 à 2000.

Prétendant malheureux à l'élection présidentielle de 2002, il avait tenu sa revanche en septembre 2013 en accédant au palais de Koulouba, siège de la présidence malienne à Bamako.

Il sera réélu en 2018 face à Soumaïla Cissé, alors leader de l'opposition et décédé en décembre 2020 du Covid-19.

Pluie de sanctions et d'amendes à la CAN

L'arbitre algérien Lahlou Benbraham fait des gestes pendant le match de football du groupe C de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) 2021 entre le Gabon et le Ghana au Stade Ahmadou Ahidjo à Yaoundé, le 14 janvier 2022.

Le Ghanéen Benjamin Tetteh a été suspendu trois matches pour avoir "agressé un joueur gabonais" à l'issue de leur match à la CAN (1-1), a annoncé samedi la Confédération africaine de football (CAF).

Le jury disciplinaire de la CAF "a décidé de suspendre Tetteh pour un match supplémentaire en plus de sa suspension automatique de deux matches", il est donc suspendu trois matches, est-il précisé dans un communiqué.

CAN 2021: résumé de la 5e journée
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Tetteh, entré en jeu en toute fin de match, a donné un coup de poing à un joueur gabonais dans une bagarre d'après-match. Il s'était éclipsé après son geste, mais la VAR l'a signalé à l'arbitre, l'Algérien Lahlou Benbraham, qui n'avait donc pas pu brandir le carton rouge sous le nez du joueur.

Le jury disciplinaire a par ailleurs rejeté une demande du Mali pour l'annulation du carton rouge d'El Bilal Touré, qui est donc bien suspendu deux matches.

Enfin le Gabon a été sanctionné d'une amende de 20.000 dollars pour avoir changé d'hôtel, enfreignant le règlement de la CAF.

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