Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

RDC

Le centre des affaires de Kinshasa sort de son isolement

Joseph Kabila, l'ancien président de la RDC, se nettoyant les mains à l'un des points de lavage installés à Kinshasa, pour contrer le coronavirus, le 21 avril 2020. (Facebook / Présidence de la RDC)

Les autorités de la République démocratique du Congo ont levé lundi les barrières à l'entrée du centre politico-économique de Kinshasa, isolé du reste de la capitale depuis le 6 avril, alors que le Covid-19 continue sa progression.

Tous les points de lavage des mains et prise de température à l'entrée et la sortie de la commune résidentielle de la Gombe ont été levés, a constaté un journaliste de l'AFP. Ils étaient sous le contrôle des forces de sécurité.

La veille, le gouverneur de Kinshasa Gentiny Ngobila avait annoncé les mesures d'encadrement, indiquant "compter sur le civisme" des habitants qui doivent "désormais apprendre à vivre avec cette pandémie".

Il s'agit de "limiter leurs déplacements" au strict minimum, du "port obligatoire du masque", du lavage des mains et de la prise de température dans les commerces.

En respectant ces mesures, les magasins, cafés, restaurants et les administrations ont été autorisés à rouvrir à Gombe, mais pas les commerces du marché central de Kinshasa, situé pourtant dans la même commune.

Tôt lundi matin, des vendeurs du marché central ont manifesté devant la mairie de Kinshasa pour exiger la réouverture de leur lieu de travail.

Les autres mesures décrétées fin mars par le président Félix Tshisekedi restent en place: fermeture des frontières, isolement de Kinshasa du reste du pays, fermeture des écoles, universités et lieux de culte.

L'état d'urgence sanitaire a été reconduit par le Parlement pour 15 jours jusqu'à samedi prochain.

Au moment où ces mesures ont été prises, le pays ne comptait que quelques cas importés d'Europe, à Kinshasa, principalement dans la commune de Gombe, considérée comme le premier épicentre.

Depuis, l'épidémie n'a cessé de progresser, avec une hausse des capacités de dépistage: 6.827 cas et 158 décès, selon le dernier bilan officiel.

L'essentiel des cas se concentre à Kinshasa (6.050 cas) mais 13 provinces sur 26 sont touchées.

Toutes les actualités

Des milliers de personnes se sont rassemblées ce matin à Kinshasa

Des milliers de personnes se sont rassemblées ce matin à Kinshasa
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:07 0:00

Au Ghana, les producteurs des légumes demandent un soutien financier

Au Ghana, les producteurs des légumes demandent un soutien financier
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:35 0:00

Les Malgaches reçoivent une assurance pour contrer les pertes de récoltes

Les Malgaches reçoivent une assurance pour contrer les pertes de récoltes
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:32 0:00

Nouvelle journée de manifestations interdites contre la Commission électorale à Kinshasa

Un homme est blessé à la jambe lors d'une manifestation où des manifestants et des policiers se sont affrontés à Kinshasa le 9 juillet 2020 lors de manifestations organisées contre l'UDPS), pour la nomination du nouveau président de la Commission électorale. (AFP/Arsene Mpiana)

Des milliers de personnes se sont rassemblées lundi matin à Kinshasa en République démocratique du Congo pour une marche interdite par les autorités contre le choix d'un nouveau président de la Commission électorale, quatre jours après des affrontements qui ont fait cinq morts.

Les manifestants ont envahi le boulevard Lumumba, en présence de l'ancien vice-président Jean-Pierre Bemba, un des leaders de l'opposition.

La marche a été organisée par la principale coalition des partis d'opposition Lamuka.

Ailleurs dans le pays,des rassemblements ont été dispersés à Bukavu (est) et Kananga (centre) à coup de gaz lacrymogènes.Ces marches dénoncent le choix du nouveau président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), accusée par les opposants de fraudes électorales à chaque scrutin.

La manifestation a été "reportée" dans la deuxième ville Lubumbashi, ont indiqué les organisateurs, qui redoutent des incidents provoqués par des "infiltrés" pour mettre en cause un des leaders de Lamuka, Moïse Katumbi.

Des marches semblables avaient été organisées jeudi par le parti présidentiel Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).

Cinq manifestants avaient alors été tués (deux à Kinshasa et trois à Lumbumbashi), selon un bilan du ministre de l'Intérieur.

De plus, 20 policiers ont été blessés à Kinshasa dont deux grièvement, selon ce même bilan qui ne confirme pas une rumeur assurant qu'un policier avait été lynché par la foule dans la capitale.

En conseil des ministres, le président Félix Tshisekedi a indiqué qu’il" peut comprendre" ces réactions face aux "irrégularités" dans le choix du nouveau président de la Commission électorale, mais qu'"il condamne" les violences.

C'est le président qui doit valider in fine le choix du nouveau président de la Commission électorale. Il a été entériné par l'Assemblée nationale, sur proposition de la société civile.

Les autorités justifient l'interdiction des marches par l'état d'urgence sanitaire face à la pandémie de Covid-19.

Une troisième marche est prévue dimanche à l'appel d'un collectif catholique et de mouvements citoyens.

Démission du ministre de la Justice en RDC

Le ministre de la Justice Célestin Tunda ya Kasende, à Kinshasa, le 3 mars 2020. (Facebook/Célestin Tunda Ya Kasende)

Le ministre de la Justice de la République démocratique du Congo, Célestin Tunda Ya Kasende, a annoncé samedi sa démission, quinze jours après sa brève arrestation en pleine crise politique au sein de la coalition au pouvoir.

M. Tunda Ya Kasende a présenté sa démission au Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, après avoir fait "un examen personnel de la situation", a-t-il indiqué.

"En cette occasion pathétique, j'ai pu présenté au chef du gouvernement tous mes remerciements, et mes remerciements également au président de la République", a-t-il ajouté dans un message vidéo diffusé à la presse.

"Je pars du gouvernement avec la conviction que mon action au sein du ministère de la Justice a apporté une pierre à la consolidation de l'Etat de droit dans notre pays", a-t-il conclu.

Il s'agit de la première démission au sein du gouvernement de coalition qui regroupe des partisans du président de la République Félix Tshisekedi, et de son prédécesseur, Joseph Kabila.

Ce gouvernement pléthorique avait été annoncé le 26 août, après huit mois de tractations entre MM. Tshisekedi, vainqueur de l'élection présidentielle du 30 décembre 2018, et Kabila, qui avait quitté le pouvoir en gardant une confortable majorité au Parlement.

Avocat de profession, M. Tunda Ya Kasende est un membre du Front commun pour le Congo (FCC, pro-Kabila), comme la majorité des 67 membres du gouvernement.

Il y a deux semaines, M. Tunda Ya Kasende avait été arrêté par la police à son domicile et conduit au parquet où il a été entendu pendant quelques heures avant d'être relâché.

La veille en Conseil des ministres, le président Tshisekedi lui avait sévèrement reproché d'avoir transmis à l'Assemblée nationale l'avis du gouvernement sur trois propositions de loi très controversées, sans consulter personne.

Une "initiative personnelle", avait relevé le compte-rendu du Conseil des ministres.

Sa brève interpellation avait été fortement dénoncée par les partisans de M. Kabila.

Voir plus

XS
SM
MD
LG