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Burkina-Faso

Le Burkina veut reconquérir sa place dans la production cotonnière

Les acteurs principaux du conclave réunis à Ouagadougou, le 13 mars 2019. (VOA/Issa Napon)

Depuis plusieurs années, le Burkina Faso a perdu sa place de premier producteur africain du coton. De 800.000 tonnes il y a quelques années, le pays a produit à peine 600.000 la saison dernière. La situation inquiète les acteurs de la filière qui se sont réunis en conclave à Ouagadougou.

Durant trois jours, des acteurs de la filière coton du Burkina, des représentants du gouvernement, et des experts se sont penchés sur les difficultés qui minent cette filière ces dernières années.

Ces difficultés ne sont pas sans effet : le Burkina a perdu sa place parmi les premiers producteurs de l’or blanc en Afrique.

Production cotonnière: Le Burkina veut reconquérir sa place de leader
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Cela explique la forte volonté du gouvernement burkinabè de travailler à renverser la tendance à travers deux grandes décisions, soutient le directeur-général de la Société des fibres textiles du Burkina, Wilfried Yaméogo.

"La première, c’est d’octroyer une subvention de 5 milliards de francs CFA pour l’apurement de la dette interne des producteurs dans la zone Sofitex, de la deuxième décision qui a été prise, c’est que l’Etat burkinabè a décidé d’apporter une subvention aux intrants de la campagne 2018 -2019 à hauteur de 9 milliards 614 millions de francs CFA", a-t-il fait savoir

Plus de quatre millions de personnes tirent leurs revenus des activités cotonnières. C’est pourquoi le gouvernement se devait de sonner la relance de la filière en travaillant à redresser les contre-performances des deux dernières campagnes.

Le président du Comité de haut niveau sur la filière coton et ministre Harouna Kabore lors de son allocution à l'atelier, à Ouagadougou, le 13 mars 2019. (VOA/Issa Napon)
Le président du Comité de haut niveau sur la filière coton et ministre Harouna Kabore lors de son allocution à l'atelier, à Ouagadougou, le 13 mars 2019. (VOA/Issa Napon)

Rien ne sera occulté sur l’ensemble de la chaine pour réussir, martèle le président du Comité de haut niveau, institué par la présidence du Faso.

Pour Harouna Kabore, ministre du Commerce, le Burkina a " impliqué tout les contonculteurs et les structures cotonnières, les partenaires techniques et financiers et aussi la recherche" pour trouver une solution et un accord commun sur la qualité.

"Dans le processus d’industrialisation, il faut travailler à rapprocher les unités d’égrenage et de filaturesdans les zones cotonnières", rappelle-t-il, "pour que ceux qui sont dans le domaine puissent normalement bénéficier de l’avantage de la filière".

Le coton contribue pour plus de 4% au PIB national et pour plus de 20% des revenus agricoles du pays. Ce domaine a longtemps été cité en exemple dans le monde, mais traverse des difficultés liées aux caprices de la météo, à la qualité des intrants et aux infestations parasitaires.

L'atelier de Ouagadougou devrait trouver un remède efficace pour que la filière retrouve son lustre d’antan.

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Un garde forestier tué dans une embuscade dans l'Est

Lors du lancement de l'opération de la force française Barkhane dans la région du Gourma au Mali, une photo aérienne prise depuis un hélicoptère Chinook, montre le mont Hombori, le 28 mars 2019.

Un agent des eaux et forêts a été tué jeudi soir au cours d'une embuscade contre une patrouille dans une réserve dans l'est du Burkina Faso, en proie à des attaques djihadistes récurrentes, a annoncé le ministère de l'Environnement.

"Le 23 mai, aux environs de 17 heures, une patrouille mixte de sécurisation des aires de faune de la région de l'Est, composée des éléments des Forces armées et des Eaux et forêts est tombée dans une embuscade à la périphérie de la réserve de faune de Wamou", indique un communiqué publié vendredi.

"Cette attaque a occasionné malheureusement la mort d'un agent des Eaux et forêts en service au poste forestier de Natiaboani", localité située dans la province du Gourma, précise le communiqué.

Un hommage devait être rendu vendredi à ce "valeureux défenseur de la nature tombé sur le champ de bataille", avant l'inhumation au cimetière de Fada N'Gourma, chef-lieu de la région de l'Est.

Le Burkina Faso est confronté depuis quatre ans à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières, attribuées à des groupes djihadistes, dont Ansarul Islam, le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM) et l'Etat islamique au grand Sahara (EIGS).

D'abord concentrées dans le nord du pays, ces attaques ont ensuite visé la capitale et d'autres régions, notamment l'Est. Elles ont fait depuis 2015 plus de 400 morts, selon un comptage de l'AFP.

Jusque-là, les forces de sécurité burkinabè ont échoué à enrayer la spirale de violence malgré l'annonce de nombreuses opérations, dont la dernière menée à l'est et au centre-est avait permis la réouverture de plus de 200 écoles sur plus d'un millier fermées suite aux menaces djihadistes.

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