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Le Brésil et l'Afrique du Sud ont débuté des tests du vaccin anti-Covid 19 d'Oxford

Volontaire recevant une injection de vaccin experimental anti-Covid 19 à l'hôpital Chris Hani Baragwanath de Soweto, Johannesburg, 24 juin 2020. L'opération est menée en Afrique du Sud, en Grande-Bretagne et au Brésil. (Photo AP/Siphiwe Sibeko)

Des chercheurs brésiliens ont commencé à injecter à des volontaires des doses d'un vaccin expérimental développé par l'Université d'Oxford. ChAdOx1 nCoV-19 a également été testé sur des volontaires au Royaume-Uni et l'est aussi cette semaine en Afrique du Sud.

Ce vaccin, élaboré par Oxford avec le laboratoire AstraZeneca, est considéré comme l'un des plus prometteurs parmi les projets en cours dans le monde.

"Dès mardi, des volontaires ayant été testés négatif ont reçu le vaccin", a révélé l'Université Fédérale de Sao Paulo dans un communiqué. Le vaccin connu sous le nom de ChAdOx1 nCoV-19 a également été testé sur des volontaires au Royaume-Uni et des tests sont en cours en Afrique du Sud.

Les premiers volontaires sont des professionnels de la santé, fortement exposés au virus, notamment des médecins, des infirmières ou des ambulanciers, tous âgés de 18 à 55 ans. Au total, près de 2.000 volontaires devraient participer aux tests au Brésil.

Eduardo Pazuello, ministre de la Santé par intérim, a annoncé mardi soir que le Brésil était proche de signer un contrat avec Oxford pour la production locale de ce vaccin.

Le Brésil a été choisi pour ces tests car, contrairement aux pays européens, la pandémie y est encore en phase ascendante, avec plus d'1,1 million de personnes contaminées et plus de 52.000 décès.

Il y a deux semaines, le gouvernement de l'Etat de Sao Paulo a annoncé un accord pour la production d'un autre vaccin, développé par le laboratoire chinois Sinovac Biotech, qui sera testé prochainement auprès de 9.000 volontaires au Brésil.

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Retour au confinement pour contrer le coronavirus

Des gens assistent à un rassemblement , défiant les mesures de confinement du gouvernement, mis en place pour endiguer la propagation de l'épidémie de coronavirus à Belgrade, en Serbie.

Plusieurs pays ont ordonné des reconfinements dans la crainte d'une deuxième vague de nouveau coronavirus, tandis que l'Amérique latine est devenue la deuxième région du monde la plus touchée par la pandémie en nombre de morts, devant l'Amérique du nord.

En Espagne, le gouvernement régional de Catalogne s'est lancé dans un bras de fer avec la justice pour imposer sa décision de reconfiner chez eux les habitants de la ville de Lérida et de communes environnantes, déjà coupés du reste de la région depuis une semaine.

Alors que le tribunal de cette ville "a décidé de ne pas ratifier les mesures" prises par le gouvernement régional "car elles sont contraires au droit", le président régional indépendantiste catalan, Quim Torra, a affirmé lundi qu'il adopterait un décret-loi pour l'imposer.

Dans les rues de Lérida, les boutiques restaient souvent ouvertes tout comme les terrasses des cafés et les habitants, masqués, continuaient de sortir.

En Allemagne aussi, la "menace" d'une deuxième vague d'infections est "réelle", a mis en garde lundi le ministre de la Santé, Jens Spahn, appelant notamment ses compatriotes en vacances aux Baléares à respecter les gestes barrières.

Au Maroc, la ville de Tanger (nord), peuplée d'environ un million d'habitants, devait être reconfinée à partir de lundi midi après l'apparition de foyers épidémiques.

Les transports publics y seront suspendus, les cafés, centres commerciaux, marchés et espaces publics fermés, et les contrôles renforcés, afin que les habitants ne quittent leur domicile "qu'en cas de nécessité extrême", a précisé le ministère de l'Intérieur.

C'est le cas également aux Philippines où environ 250.000 habitants de Manille vont à nouveau être confinés après une flambée des cas.

- Couvre-feu -

En Afrique du sud, le président Cyril Ramaphosa a décidé de réimposer un couvre-feu en raison de la remontée des cas quotidiens de contamination. Les visites familiales seront aussi interdites.

Les restrictions imposées en mars pour tenter d'enrayer l'épidémie dans ce pays, le plus touché en Afrique, avaient été en partie levées en mai. L'Afrique du Sud a enregistré jusqu'à présent 264.184 cas de coronavirus dont 3.971 mortels.

L'inquiétude demeure aussi forte en Australie: après le reconfinement pour six semaines décidé jeudi dernier pour Melbourne, la deuxième ville du pays, les habitants de Sydney ont été priés lundi de limiter lundi les soirées festives après l'apparition d'un nouveau foyer épidémique dans un pub.

Aux Etats-Unis, le pays le plus lourdement touché, la pandémie continue de flamber particulièrement dans de grands Etats du sud, et un responsable du ministère de la Santé à Washington a estimé dimanche qu'un reconfinement dans ces zones n'était pas exclu.

"Tout devrait être envisagé", a déclaré Brett Giroir, secrétaire adjoint à la Santé, interrogé sur la chaîne de télévision ABC.

Les Etats-Unis ont recensé dimanche 59.747 nouvelles contaminations en 24 heures, selon le bilan quotidien de l'université Johns Hopkins. Le nombre de cas confirmés s'établit à 3.301.820 et le nombre de décès à 135.171.

A quatre mois de l'élection présidentielle, un débat y fait rage sur la réouverture des écoles, défendue par le président Donald Trump mais jugée dangereuse par ses adversaires du Parti démocrate.

"J'exhorte toutes les écoles à ouvrir et à proposer à leurs élèves des cours à plein temps", a déclaré dimanche sur CNN la ministre de l'Education Betsy DeVos. "Ils jouent avec la santé de nos enfants", a rétorqué la démocrate Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants.

- L'Amérique latine, deuxième région la plus touchée -

L'Amérique latine et les Caraïbes sont devenues lundi la deuxième région la plus touchée au monde par la pandémie, derrière l'Europe, avec plus de 144.000 décès officiellement recensés. Le Brésil est le pays le plus endeuillé de la région et dénombre à lui seul 72.100 décès. Elle dépasse ainsi les bilans des États-Unis et du Canada.

La pandémie a fait plus de 569.135 morts dans le monde depuis que le bureau de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en Chine a fait état de l'apparition de la maladie fin décembre.

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