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Le parti arrivé 3ème refuse de donner une consigne de vote en Sierra Leone


Le 3ème homme, Kandeh Yumkella, lors d'une conférence de presse à Vienne, le 7 décembre 2009.

Le parti arrivé en troisième position à l'élection présidentielle en Sierra Leone, loin derrière les deux grandes formations traditionnelles, a annoncé mercredi qu'il ne donnerait pas de consigne de vote pour le second tour, prévu dans moins d'une semaine.

Par ailleurs, la police a mis en garde contre une récente augmentation des violences politiques à travers le pays à l'approche du second tour.

Celui-ci doit opposer le 27 mars Julius Maada Bio, le candidat du principal parti d'opposition, le SLPP, qui avec 43,3% des voix est arrivé de peu devant celui du parti au pouvoir, l'APC, Samura Kamara, qui avait recueilli 42,7% des suffrages lors du premier tour le 7 mars.

Dans un communiqué daté de lundi, le chef de la police, Richard Moigbe, s'inquiète d'une "intolérance politique grandissante, d'agressions à motivation politique et ciblées contre les personnes, ainsi que d'incidents spontanés de délinquance et de désordre".

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Dans un communiqué, la Grande coalition nationale (NGC), dont le candidat, Kandeh Yumkella, a fini troisième au premier tour avec 6,9% des voix, dit avoir consulté ses membres sur l'attitude à adopter au second tour, malgré ses réserves sur les résultats.

Le message de la base est clair : le NGC ne doit soutenir ni l'APC, ni le SLPP, ni passer d'accord de coalition avec aucun des deux partis, mais se concentrer sur une opposition effective dans l'intérêt du peuple sierra-léonais", selon le texte.

"La direction du NGC approuve cette position", ajoute le parti, qui déplore "l'émergence croissante du tribalisme dans la vie politique du pays et exhorte tous les Sierra-Léonais, en particulier la direction de l'APC et du SLPP, à tout faire pour y mettre fin".

>> Lire aussi : Un second tour pour les deux principaux candidats à la présidentielle en Sierra Leone

La campagne électorale dans ce pays pauvre d'Afrique de l'Ouest gangrené par la corruption s'achève le 25 mars.

Le bilan de l'administration du président sortant, Ernest Bai Koroma, qui ne peut se représenter après deux mandats de cinq ans, est contrasté.

Si elle a réussi à attirer les investisseurs pour reconstruire le pays, dévasté par la guerre civile (1991-2002) qui a fait quelque 120.000 morts, l'économie reste fragile après les chocs de l'épidémie d'Ebola en 2014-2016 et de la chute des cours mondiaux des matières premières. Et la corruption a continué à prospérer.

Avec AFP

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