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États-Unis

L'administration Trump veut conditionner l'assurance maladie Medicaid à un emploi

Le leader de la minorité au Sénat, Chuck Schumer de New York, suivi par le sénateur Bernie Sanders, I-Vt., Regardent une affiche au début d'une conférence de presse au Capitol Hill à Washington, le 4 octobre 2017, exhortant les républicains à abandonner leur intention de couper Medicare et Medicaid.

L'administration du président américain Donald Trump a autorisé jeudi les Etats fédérés à conditionner la fourniture de l'assurance maladie publique Medicaid, destinée aux plus modestes, à une activité ou un emploi.

Medicaid est un pilier de la protection sociale américaine. C'est une couverture maladie créée dans les années 1960 et financée conjointement par l'Etat fédéral et les Etats, selon des règles fédérales.

Jeudi, le département de la Santé a publié une nouvelle consigne autorisant les Etats à expérimenter de nouvelles règles d'accès à Medicaid, et notamment d'obliger les assurés à justifier d'un "travail ou d'activités" telles qu'une formation, des études, une recherche d'emploi, du bénévolat ou de l'aide à domicile.

Les enfants, les femmes enceintes et les personnes handicapées ne seraient pas concernés par cette nouvelle obligation.

Pas moins de 10 Etats, gouvernés par des républicains, attendaient la permission du gouvernement fédéral pour appliquer ces nouvelles restrictions, selon le Washington Post.

Près de 20% de la population américaine était assurée par Medicaid en 2015, selon le recensement.

La réforme du système de santé initiée par Barack Obama a remonté le plafond de revenu conditionnant l'accès à Medicaid, permettant à des millions de personnes aux revenus modestes de s'assurer. Mais nombre de conservateurs estiment que les adultes en âge et en capacité de travailler ne devraient pas pouvoir bénéficier de cette assurance sans activité.

Sous la présidence Obama, le gouvernement fédéral s'était opposé aux requêtes des Etats.

Avec AFP

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Une pétition contre le golf de Donald Trump en Ecosse examinée jeudi

Un homme tient une balle de golf rouge avec une croix gammée pendant que le candidat républicain à la présidence américaine Donald Trump, à l’arrière droite, coiffé d’une casquette blanche, est sur le point de donner un discours sur la cours de golf Trump

Le golf du président américain Donald Trump près d'Aberdeen, dans le nord-est de l'Ecosse, continue de provoquer la colère des riverains, dont une pétition sera examinée jeudi par les autorités locales.

Alors que le conseil d’Aberdeenshire avait prévu d'examiner un projet d'extension du parcours de golf du milliardaire, il se penchera à la place sur une pétition réclamant des "excuses" des autorités locales pour avoir autorisé sa construction, selon l'ordre du jour publié sur son site internet.

Le parcours de golf connu sous le nom de Trump International Golf Links a ouvert en 2012. Le magnat américain, qui a des origines écossaises, avait promis de créer 6.000 emplois et d'investir un milliard de livres (1,13 milliards d'euros), des promesses qui ne se sont jamais concrétisées. La Trump Organization a dépensé 100 millions de livres (113 millions d'euros) sur le site, et employé jusqu'à 650 personnes, intérimaires compris.

"Le conseil a soutenu la destruction d'un site protégé irremplaçable sur la base de promesses exagérées et irréalistes d'emplois et d'investissement qui ne se sont jamais matérialisées", indique le texte de cette pétition. Ses signataires réclament au conseil local des "excuses avec la promesse que des leçons en soient tirées".

La Trump Organization prévoit aujourd'hui d'étendre le site, avec la construction de plus de 500 maisons, un projet qui doit encore être examiné par les autorités locales.

Le président américain sera en visite d'Etat au Royaume-Uni du 3 au 5 juin. Il pourrait profiter de ce passage pour aller en Ecosse, ce qu'il avait fait en juillet 2018, se rendant sur son complexe hôtelier écossais de Turnberry (côte ouest) en marge d'une visite de travail dans le pays.

Boeing chiffre à 1 milliard de dollars le coût de l'immobilisation du 737 MAX

L’avion d’Ethiopian Airlines baptisé "l’oiseau de la paix" effectue le premier vol entre l'Ethiopie et l'Erythrée après plusieurs années de conflit entre les deux pays voisins, 18 juillet 2018. (Twitter/Ethiopian Airlines)

Boeing a chiffré mercredi à 1 milliard de dollars la première facture de l'immobilisation au sol depuis mi-mars du 737 MAX, son avion vedette dont le logiciel anti-décrochage MCAS a été mis en cause dans deux tragédies rapprochées ayant fait au total 346 morts.

Cette somme couvre une hausse anticipée des coûts de production du 737 MAX et notamment des modifications en cours pour éviter de nouveaux dysfonctionnements du MCAS.

Elle intègre aussi la formation supplémentaire des pilotes exigée par les régulateurs pour lever l'interdiction de vol frappant l'avion, locomotive des ventes de Boeing.

Elle ne prend en revanche pas en compte les éventuelles indemnisations des compagnies aériennes, qui ont dû annuler des vols programmés sur des 737 MAX et les possibles dommages que le constructeur aéronautique pourrait être amené à verser aux familles des victimes.

A Wall Street, le titre Boeing gagnait plus de 1% dans les premiers échanges, les investisseurs semblant soulagés de voir que le coût n'était pas exorbitant.

En effet, les analystes financiers estiment eux que la facture devrait s'élever à plusieurs milliards de dollars.

- Remise en service en juillet ? -

Boeing n'a pas encore soumis la mise à jour du MCAS à l'agence fédérale de l'aviation américaine (FAA), chargée de donner son feu vert à un retour dans le ciel du 737 MAX, a indiqué mercredi à l'AFP une source proche du dossier.

Le PDG Dennis Muilenburg devrait donner un calendrier --date de soumission, retour en service -- lors d'un oral très attendu devant la communauté financière vers 14H30 GMT, selon une source industrielle.

Boeing table sur une certification des changements vers fin mai et une levée de l'interdiction de vol en juillet, a encore dit cette source sous couvert d'anonymat.

M. Muilenburg va également tenter mercredi de rassurer sur l'avenir du 737 MAX, dont il a suspendu les livraisons et réduit la production d'environ 20%, alors qu'il envisageait en début d'année de l'augmenter à partir de juin à 57 exemplaires par mois.

Boeing traverse actuellement sa plus grave crise depuis l'immobilisation au sol en 2013, pendant quatre mois, de la flotte du long courrier 787 Dreamliner pour un problème de batterie.

Un 737 MAX 8 exploité par Ethiopian Airlines s'est écrasé le 10 mars dernier au sud-est d'Addis Abeba, faisant 157 morts quelques minutes après le décollage.

Cet accident est intervenu cinq mois après un autre drame, celui d'un 737 MAX 8 de Lion Air, le 28 octobre dernier, ayant entraîné la mort de 189 personnes.

Ces deux tragédies ont entraîné l'immobilisation au sol de cet avion et soulevé des interrogations sur sa certification. Environ 370 appareils 737 MAX (8 et 9) étaient déjà en service.

Une enquête a été ouverte aux Etats-Unis par le ministère de la Justice, tandis que le département des Transports examine sa procédure de certification.

Le système anti-décrochage MCAS, dont la certification avait été confiée à des employés de Boeing, a été mis en cause dans les deux accidents.

Lancé dans une course contre la montre pour apaiser la colère des compagnies aériennes et des régulateurs et rassurer le grand public, l'avionneur affirme avoir déjà effectué plus de 135 essais en vol depuis l'immobilisation au sol.

Celle-ci a causé un recul de 13,2%, à 2,1 milliards de dollars du bénéfice net au premier trimestre et une baisse de 1,98%, à 22,9 milliards, du chiffre d'affaires.

Boeing a également décidé de suspendre ses objectifs financiers pour 2019 : "Les précédentes prévisions financières pour 2019 ne reflètent pas l'impact du 737 MAX", a expliqué le constructeur aéronautique, ajoutant que "de nouvelles prévisions seront données à une date ultérieure".

L'impact du 737 MAX est important dans la division aviation civile, dont le chiffre d'affaires trimestriel a diminué de 8,67% à 11,8 milliards de dollars pour une marge de 9,9%, contre 10,9% au premier trimestre 2018.

Boeing, qui a en outre suspendu ses programmes de rachats d'actions pour rémunérer ses actionnaires, n'a livré que 149 avions civils sur les trois premiers mois de l'année, en baisse de 19% sur un an.

Un spécialiste du droit de l’immigration explique la politique de Donald Trump

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Bras de fer entre la Maison-Blanche et les démocrates sur les impôts de Trump

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Impôts de Trump: la Maison Blanche ne respecte pas le délai des démocrates

Le président Donald Trump, à la Maison-Blanche, à Washington. (AP Photo / Pablo Martinez Monsivais, Fichier)

La Maison Blanche a de nouveau raté mardi la date butoir fixée par les démocrates pour obtenir les déclarations d'impôts du président républicain Donald Trump, laissant augurer une âpre bataille judiciaire.

Le Trésor américain a repoussé au 6 mai sa "décision finale" sur cette demande "sans précédent", le temps de consulter le ministère de la Justice, a expliqué le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, dans une lettre.

C'est la deuxième fois que l'administration Trump repousse le délai imparti par les démocrates de la Chambre des représentants pour cette demande, présentée le 3 avril par la commission chargée des questions de fiscalité ("Ways and Means").

M. Trump est le premier président américain depuis Richard Nixon à refuser de divulguer sa situation fiscale.

Forts de leur nouvelle majorité à la Chambre des représentants, les démocrates sont dotés de l'autorité de réclamer ces documents. Jamais une telle demande, présentée par cette même commission, n'a été rejetée par le passé, ont-ils souligné.

Ils affirment vouloir ainsi étudier à quel point le fisc américain contrôle les finances d'un président, afin d'ajuster la loi si nécessaire.

Mais leur volonté est en réalité toute autre, affirme Steven Mnuchin dans sa lettre, en citant de "nombreuses" déclarations publiques de démocrates: il s'agit en fait de "publier les déclarations d'impôts du président".

"Au vu des graves questions constitutionnelles que pose cette requête et des conséquences significatives que cela pourrait avoir pour le respect de la confidentialité des données des contribuables, le Trésor est actuellement en consultation avec le ministère de la Justice", précise-t-il.

Les démocrates vont désormais consulter leurs avocats, selon des médias américains.

Réclamant les six dernières déclarations de revenus annuelles du président, ils avaient d'abord fixé un ultimatum au 10 puis au 23 avril.

La non-transmission des déclarations d'ici ce mardi serait interprétée "comme un refus", avait mis en garde le président démocrate de cette commission, Richard Neal, après le premier report.

M. Trump s'est depuis le départ montré réticent à livrer ses déclarations, affirmant qu'il faisait déjà l'objet d'un contrôle fiscal.

"Le président a été assez clair: une fois que le contrôle sera achevé, il y songera", a déclaré un porte-parole de la Maison Blanche, Hogan Gidley, mardi sur Fox News. "Il n'est pas disposé à le faire pour l'instant".

Avec AFP

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