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Égypte

La vente de gilets jaunes contrôlée par la police égyptienne

Aux Pays-Bas également, des centaines de manifestants portant des gilets jaunes ont défilé à Amsterdam, le 8 décembre 2018.

Les autorités égyptiennes ont restreint la vente des gilets jaunes, devenus le symbole du mouvement social en France, et désormais soumise au contrôle de la police.

Cinq détaillants cairotes affirment que la vente de ces gilets n'est pas possible sans autorisation. Selon l'un des vendeurs, "pour vendre des gilets jaunes, il faut le feu vert du commissariat de police" du quartier.

Le propriétaire d'un autre petit commerce accepte de vendre discrètement un gilet jaune, lançant toutefois: "Cachez-les vite! Vendre ces vestes devient plus dangereux que de vendre de la drogue".

"Des responsables de la sécurité nationale sont venus et nous ont demandé de ne pas vendre de gilets jaunes", affirme un troisième commerçant. "Ils ont peur de la contagion après les manifestations en France".

Par ailleurs, selon un importateurs, l'ordre a été donné aux entreprises importatrices "la semaine dernière" de fournir uniquement les compagnies et non plus les détaillants qui vendent aux particuliers.

Par ailleurs, la justice égyptienne a ordonné mardi la détention pour 15 jours de Mohamed Ramadan, un avocat connu pour ses prises de positions en faveur des droits de l'Homme, notamment pour "menace à la sécurité".

Cet avocat, arrêté lundi à Alexandrie (nord), aurait publié sur Facebook une adresse où les Alexandrins pouvaient, selon lui, se procurer des gilets jaunes, a déclaré son avocat Me Abdelrahman al-Gohary.

Issus majoritairement des classes populaires et moyennes, les "gilets jaunes", qui tirent leur nom du gilet fluorescent que doit posséder chaque automobiliste en France, se disent excédés par la politique fiscale et sociale du président Emmanuel Macron, et manifestent depuis plusieurs semaines.

Les restrictions sur la vente des gilets jaunes en Egypte interviennent à quelques semaines du 8e anniversaire de la révolte de janvier 2011, qui a renversé le régime du président Hosni Moubarak après des manifestations de masse. A cette occasion, les autorités égyptiennes craignent des manifestations non autorisées et des débordements.

Ces mêmes autorités ont lancé une campagne de répression contre les Frères musulmans après le renversement du président Mohamed Morsi issu de cette confrérie déclarée "organisation terroriste" en Egypte. La répression s'est ensuite étendue aux militants politiques de toutes tendances, faisant taire tous les dissidents.

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Un tribunal prolonge la détention de deux influenceuses en Egypte

L'application TikTok est très populaire auprès des jeunes influenceurs et influenceuses dans le monde. (photo d'illustration-AP)

La justice égyptienne a prolongé jeudi la détention de deux influenceuses accusées de "traite d'êtres humains" pour des vidéos publiées sur l'application TikTok, après les avoir acquittées d'atteinte aux bonnes moeurs, selon un responsable judiciaire.

Un tribunal du Caire a "renouvelé la détention de Mawada al-Adham et Haneen Hossam pour 15 jours dans une affaire de traite d'être humains", a indiqué la même source, sous le couvert de l'anonymat.

Mardi, les deux jeunes femmes, qui avaient été condamnées en juillet à deux ans de prison, avaient été acquittées, ainsi que trois autres personnes, de plusieurs accusations par la cour d'appel du tribunal économique du Caire.

"C'est une seule et même affaire qui repose sur trois chefs d'accusation: publication de photos portant atteinte aux valeurs de la société, atteinte à la sûreté nationale et traite d'êtres humains", a précisé l'avocat de Mme Adham, Me Saber Sokkar.

Leur détention provisoire a été renouvelée "en attendant qu'elles soient déférées à la cour pénale" pour "traite" car "deux autres jeunes femmes sont apparues sur leurs réseaux sociaux", a-t-il ajouté.

Déjà soupçonnée de proxénétisme en avril, l'étudiante Haneen Hossam avait alors été arrêtée après avoir posté sur TikTok une vidéo annonçant à ses quelque 1,3 million d'abonnés que les filles pouvaient gagner de l'argent en travaillant avec elle sur les réseaux sociaux.

En mai 2020, Mawada al-Adham, qui compte deux millions d'abonnés sur Instagram, avait à son tour été arrêtée après avoir publié des vidéos parodiques.

Elles figurent toutes deux parmi la dizaine d'influenceuses qui ont été arrêtées en 2020 pour atteinte aux bonnes moeurs, dans le pays conservateur.

En Egypte, la justice acquitte deux influenceuses condamnées pour "débauche"

Illustration.

La justice égyptienne a acquitté mardi en appel deux influenceuses condamnées à deux ans de prison pour "atteinte aux valeurs de la société" après la publication de vidéos sur le réseau social TikTok, selon un responsable judiciaire.

"La cour d'appel a accepté le recours déposé par Haneen Hossam et Mawada al-Adham contre leur emprisonnement pour une durée de deux ans sous les chefs d'accusation d'incitation à la débauche et atteinte aux valeurs de la société, et les a acquittées", a indiqué la même source sous le couvert de l'anonymat.

Les deux jeunes femmes avaient été condamnées en juillet 2020 à une peine de deux ans de prison pour atteinte aux bonnes moeurs.

Soupçonnée de proxénétisme, l'étudiante Haneen Hossam avait été arrêtée en avril après avoir posté sur TikTok une vidéo annonçant à ses quelque 1,3 million d'abonnés que les filles pouvaient gagner de l'argent en travaillant avec elle sur les réseaux sociaux.

En mai 2020, Mawada al-Adham, qui compte notamment deux millions d'abonnés sur Instagram, avait à son tour été arrêtée après avoir publié des vidéos parodiques.

Elles figurent toutes deux parmi la dizaine d'influenceuses qui ont été arrêtées en 2020 pour atteinte aux bonnes moeurs, dans le pays conservateur.

Avec AFP.

Barrage sur le Nil: échec des pourparlers, selon Khartoum

Vue générale sur le Nil Bleu

Le Soudan a annoncé dimanche ne pas pouvoir poursuivre les "négociations illimitées" avec l'Egypte et l'Ethiopie au sujet du barrage controversé construit sur le Nil par Addis Abeba, après l'échec des derniers pourparlers.

La semaine dernière, les trois pays concernés s'étaient mis d'accord pour tenir de nouvelles discussions dans l'espoir de parvenir à un accord sur la gestion et le remplissage du réservoir du Grand barrage de la Renaissance (Gerd).

Le projet lancé en 2011 est destiné à devenir la plus grande installation hydroélectrique d'Afrique.

Les derniers pourparlers, qui se sont tenus début novembre, s'étaient conclus sans avancée, les négociations étant dans l'impasse depuis plusieurs mois.

Le Caire, mais aussi Khartoum, en aval du fleuve, souhaitent un accord légalement contraignant, notamment sur la gestion du barrage et le remplissage du réservoir.

Addis Abeba, qui juge son barrage essentiel à son développement, y est réticente et soutient que l'approvisionnement en eau de ces pays ne sera pas affecté.

L'Ethiopie avait annoncé le 21 juillet avoir atteint son objectif de remplissage pour la première année.

Les nouveaux pourparlers, entamés la semaine dernière, "n'ont pas abouti à un accord acceptable pour reprendre le négociations sur le Gerd", a rapporté l'agence d'Etat soudanaise Suna.

Selon Suna, le ministre soudanais de l'Irrigation, Yasser Abbas, a affirmé que son pays ne "peut pas continuer dans ce cercle vicieux de négociations illimitées, sachant que le Gerd pose une menace directe sur le barrage soudanais de Roseires".

"Inquiétudes du Soudan"

Le ministère des Affaires étrangères éthiopien a acté dans un communiqué dimanche soir l'absence de progrès dans les négociations.

L'Union africaine, qui offre son aide dans ces discussions, "a proposé aux trois pays de tenir des rencontres bilatérales avec les experts désignés par l'UA qui devaient être suivies par une rencontre tripartie...", indique Addis Abeba dans son communiqué.

"Tandis que l'Ethiopie et l'Egypte ont accepté cette proposition, le Soudan l'a refusée, entraînant la fin de la rencontre", poursuit le gouvernement éthiopien qui assure avoir mis en place un mécanisme d'échange de données avec le Soudan pour "répondre aux inquiétudes du Soudan".

Les relations entre l'Ethiopie et le Soudan se sont détériorées ces dernières semaines, des accrochages ayant été rapportés à la frontière commune en marge de l'opération militaire menée par Addis Abeba dans la région dissidente du Tigré (nord), frontalière du Soudan.

Le barrage suscite des tensions en particulier avec l'Egypte, pays de plus de 100 millions d'habitants qui dépend à 97% du Nil pour son approvisionnement en eau, et qui craint que celui-ci soit réduit par l'installation.

Le Soudan, qui a connu des inondations meurtrières l'été dernier, espère quant à lui que le barrage permettra d'aider à réguler le flux du fleuve mais a aussi mis en garde sur le fait que des millions de vies courraient "un grand risque", si aucun accord n'était conclu.

Le Nil, qui coule sur quelque 6.000 kilomètres, est une source d'approvisionnement en eau et en électricité essentielle pour une dizaine de pays d'Afrique de l'Est.

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