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Nigeria

La tension monte entre le PDP et le parti au pouvoir

Le 16 janvier 2019, le candidat à la présidentielle du principal parti d'opposition nigérian, Atiku Abubakar, lors d'une interview avec Reuters à Lagos, au Nigéria.

Au Nigeria, la tension monte entre le principal parti d’opposition le PDP de l’ancien vice président Atiku Abubakar et le parti au pouvoir APC à quelques jours de la présidentielle.

A l’origine le candidat du parti de l’opposition aurait été empêché de tenir son meeting ce week-end sur une place publique à Abuja la capitale fédérale. L’opposition accuse le parti au pouvoir d’être derrière cette interdiction.

Atiku Abubakar, du Parti populaire démocratique le PDP, devait tenir son meeting à Abuja samedi après avoir sillonné plusieurs autres Etats dans le cadre de sa campagne.

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Le scrutin présidentiel du 16 février oppose principalement cet ancien vice-président et riche homme d’affaires au président sortant Buhari, du Congrès des progressistes APC.

Problème, il s'est vu refuser l'accès au site qui était destiné au meeting, bien que son parti le PDP dit avoir reçu une autorisation officielle et à même payé pour la tenue du meeting.

Selon Kola Ologbondiyan, porte-parole, "l’argent a été payé à l’administration du territoire de la capitale fédérale. D'après le compte-rendu qui nous a été fait, ils ont reçu l’argent et on nous a dits qu’un cadre du département sera chargé d’aller mettre le site à notre disposition. Lorsque notre équipe est allée voir le responsable désigné, ce dernier leur a informé qu’il a reçu l’ordre de ne pas le faire".

Au final, le meeting du samedi a été annulé mais le parti insiste qu’il tiendra obligatoirement son meeting à Abuja avant la présidentielle.

Il affirme: "Le gouvernement ne peut pas nous empêcher d’utiliser une place publique à Abuja. Il ne s’agit pas des intérêts d’un homme ni pour quelqu’un mais plutôt du pays. C’est la démocratie et pour votre information que nos ancêtres se sont battus pour instaurer cette démocratie".

Réagissant dans un communiqué le parti au pouvoir APC affirme que le parti n'est pas propriétaire du lieu où devait se tenir le meeting.

"En aucune façon nous n'aurions pu leur interdire l'accès à un lieu que nous ne possédons pas et sur lequel nous n'avons aucun contrôle", souligne le parti au pouvoir.

Question qui a donc autorisé l’interdiction d’accès au site du principal adversaire du président sortant Muhammadu Buhari qui se trouvait en ce moment même à Lagos la capitale économique du pays pour son meeting.

On ignore jusqu’ici la réponse à cette question et les autorités fédérale se refusent de tout commentaire.

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La découverte des maisons de torture au Nigeria

Ustaz Hussain Zakariyya, imam d'une mosquée d'Abuja, Nigeria, le 18 octobre 2019. (VOA/Gilbert Tamba)

Au Nigeria, les récentes découvertes de maisons de torture ont provoqué une indignation du président et promet des sanctions contre les écoles islamiques qui se sont transformées en centre de torture et d’abus des droits humains.

Pour une deuxième fois en un mois, la police a effectué des descentes dans des bâtiments où des centaines de garçons étaient détenus dans des conditions déplorables dans les Etats de Kaduna et Katsina dans le nord-est.

Les fondateurs de ces centres prétendaient tous enseigner le Coran et l'islam. Les activistes et les responsables religieux au Nigeria ont découvert avec effroi des images de torture dans les vidéos publiées sur les réseaux sociaux et dans les medias.

C’est le cas d’Hussein Zakaria premier Imam d’une mosquée qui ne cache pas sa déception.

"Je suis terriblement touché et attristé par ce que j’ai vu, les vidéos que j’ai regardé et des informations publiées sur ce qui s’est passé au Nigeria et particulièrement dans le nord et dans les Etats islamiques. L’islam est réellement contre la torture", explique-t-il.



Les victimes étaient de nationalités différentes, amenées par leurs parents pour apprendre le coran.

Mais pour l’activiste Auwal Ibrahim Musa Rafsanjani, le problème n’est pas la nationalité des victimes, il exige que le Nigeria dispose des lois et des pénalités pour les auteurs de tels crimes, il faut donc appliquer ces provisions de la loi du pays.

"Nous avons beaucoup de lois et des dispositions qui interdisent les traitements inhumains et particulièrement la torture. Donc tout ce que nous avons à faire est d’appliquer ces lois qui punissent les auteurs de crimes pareils. Et tout ceux qui seront coupables doivent faire face à la loi, dans le cas contraire beaucoup Nigérians seront victimes de crimes similaires", explique Auwal Ibrahim Musa Rafsanjani.

Près de 300 personnes avaient été retenues captives dans une école à Daura dans l’Etat de Katsina, ville natale du président Nigérian Muhammadu Buhari.

Le gouvernement affirme qu’il ne permettra pas l’existence des centres où des hommes et des femmes sont maltraités au nom de la religion.

À en croire le porte parole du président Garba Shehu une proposition de loi serait déjà au parlement fédéral sur la question.

"Je pense que quelque chose est déjà en cours à l'Assemblée nationale au moment même où je vous parle. Le président s’est exprimé sur ces problèmes, il y a juste quelques jours. Le président soutient entièrement la révision de nos lois. Toutes les lois du pays qui été adoptées pour lutter contre les violations des droits des enfants, des femmes et des Nigérians. Le président va apporter son soutien et ratifiera de telles législations pour qu’elles deviennent des lois du pays".

Le président Buhari a ordonné à la police d’identifier et de démanteler tous les centres où les droits humains sont bafoués dans tous Etats du pays.

La photographie à l’honneur à Abuja

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