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La Tanzanie saisit et "nationalise" des diamants destinés à l'export

Un homme manipule du diamant dans un comptoir de Namibia Diamond Trading Company à Windhoek, Namibie, 14 juin 2017.

Le gouvernement tanzanien a annoncé dimanche la "nationalisation" de diamants d'une valeur estimée à 29,5 millions de dollars après avoir accusé la compagnie britannique Petra Diamonds, propriétaire de la mine, d'en avoir sous-évalué la valeur.

Interrogé par la chaîne gouvernementale TBC 1, le ministre des Finances Philip Mpango a annoncé dimanche avoir "nationalisé" ces diamants, extraits de la mine Williamson Diamonds détenue à 75% par Petra Diamonds et à 25% par le gouvernement tanzanien.

Les diamants avaient été saisis le 31 août à l'aéroport international de Dar es Salaam alors qu'ils étaient en partance pour la Belgique.

Selon les autorités tanzaniennes, les documents de Williamson Diamonds indiquaient une cargaison estimée à 14,7 millions de dollars alors que la valeur réelle des diamants, dont le poids aurait été délibérément sous-évalué, était de 29.5 millions de dollars.

"Les documents de la compagnie Williamson Diamonds donnent à ces diamants la valeur de 14,7 millions de dollars (avant commercialisation) alors que la valeur réelle est de 29,5 millions de dollars", avait indiqué le ministère des Finances dans un communiqué publié samedi.

Jeudi, deux anciens hauts responsables du secteur minier, cités dans des rapports parlementaires sur des malversations présumées liées à l'extraction et au commerce de diamants, ont démissionné de leurs fonctions sur ordre du président John Magufuli.

Il s'agit de l'ex-ministre des Mines, George Simbachawene, qui était jusqu'à sa démission ministre d'Etat chargé des Collectivités locales, et de l'ancien patron de la société nationales des mines (STAMICO) Edwin Ngonyani, vice-ministre des Travaux publics et des transports jusqu'à jeudi.

Les deux ministres ont donné leur démission sur ordre du président Magufuli qui venait de recevoir les conclusions de deux rapports parlementaires les mettant nommément en cause.

Le président Magufuli a demandé que tous les responsables gouvernementaux actuels pointés du doigt dans cette enquête partent d'eux-mêmes, sans attendre qu'il les limoge.

Surnommé "Tingatinga" (bulldozer en swahili), le président Magufuli a marqué les esprits depuis sa prise de fonctions fin 2015 en se montrant inflexible dans la lutte contre la corruption.

Il a engagé un bras de fer avec les grandes sociétés minières étrangères qui opèrent en Tanzanie, après qu'un rapport parlementaire les a accusées d'avoir sous-évalué leur production, entraînant un manque à gagner pour le pays de plusieurs dizaines de milliards de dollars en impôts et redevances depuis 1998.

Mais le style peu consensuel et abrupt de M. Magufuli lui vaut aussi d'être qualifié d'autocrate et de populiste par ses détracteurs, alors que la liberté d'expression est de plus en plus réduite dans le pays.

Avec AFP

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33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

Pénurie de gaz au Tchad : appel à manifester en dépit d'une interdiction

Bonbonnes de gaz butane vide à N’Djamena, le 4 avril 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Le Collectif tchadien contre la vie chère a appelé mardi les Tchadiens à "manifester pacifiquement" jeudi pour protester contre la pénurie de gaz qui affecte le pays depuis plus de deux mois, en dépit d'une interdiction du gouvernement.

"Nous appelons les Tchadiens, jeunes, femmes, enfants touchés par cette situation à sortir massivement avec leurs bonbonnes de gaz et marmites vides" jeudi dans les rues, a déclaré le porte-parole du collectif, Dyngamnayal Nely Versinis, selon un communiqué.

Lundi, le gouvernement tchadien avait pris un arrêté pour interdire la marche lancée par ce collectif de la société civile. Mi-mars, une première marche avait déjà été interdite.

"Le gouvernement dans sa logique de restreindre la liberté d'expression, a pris un arrêté pour interdire ladite manifestation sans qu'aucune raison valable ne soit avancée", a indiqué le collectif qui a décidé "de maintenir la marche" jeudi "sur toute l'étendue du territoire".

Depuis fin janvier, la raffinerie de Djarmaya, seule source d'approvisionnement en gaz du pays, tourne au ralenti.

En cause, la révision des machines de la centrale, qui détient le monopole du gaz dans le pays, et qui n'aurait pas été anticipée.

Pour parer à la situation, le gouvernement avait autorisé l'importation de gaz du Nigeria ou du Cameroun, mais les besoins en énergie de la population ne sont toujours pas satisfaits.

"Aujourd'hui, il s'agit plus d'un bras de fer entre le gouvernement et la société chinoise actionnaire de la raffinerie pour la renégociation de contrats qui est en cause", a indiqué à l'AFP une source proche du ministère tchadien de l'Economie.

Au Tchad, les manifestations de la société civile sont souvent interdites par le gouvernement qui invoque des "raisons de sécurité".

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