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Start-ups somaliennes et nouvelle cartographie à la conférence TEDGlobal

Le fleuve Ruaha en Tanzania, 14 juin 2017.

Promotion de l'innovation technologique en Somalie, nouvelles méthodes pour faire fuir les moustiques ou pour cartographier le monde, voici quelques-uns des projets innovants présentés lors de la conférence TEDGlobal qui s'est déroulée cette semaine à Arusha en Tanzanie.

- Pépinières à start-ups en Somalie -

Le scientifique somalien Abdigani Diriye est persuadé que son pays, pour s'en sortir, ne doit pas consacrer toutes ses ressources à la lutte contre les islamistes radicaux shebab ou à l'insécurité alimentaire.

"Nous avons aussi besoin d'un plan à long terme", explique-t-il à AFP. C'est pourquoi il y a six ans, il a quitté le Royaume Uni - où sa famille s'était réfugiée pour fuir la guerre civile en 1989 - pour s'installer dans son Somaliland (nord) natal où il a depuis créé le premier incubateur et accélérateur de start-ups en Somalie.

Le chemin n'a pas été aisé: il a dû notamment convaincre universités et gouvernement de la viabilité et de l'intérêt de telles carrières dans un pays où de vastes régions sont encore le théâtre de combats réguliers entre forces gouvernementales et islamistes radicaux.

"Nous avons soigneusement choisi les start-ups et les individus les plus prometteurs et intéressants et nous les aidons avec de la formation, de l'investissement et des conseils", détaille le trentenaire. A ce jour, 25 projets ont bénéficié de l'appui de sa structure.

L'un d'eux, Muraadso, voulait se lancer dans le commerce en ligne mais ses promoteurs ont rapidement réalisé que les consommateurs somaliens veulent voir et toucher la marchandise avant d'acheter. Ils ont donc fait évoluer leur idée en ouvrant une douzaine de magasins, notamment à Hargeisa (Somaliland) où leurs clients internautes peuvent tester la marchandise avant de passer commande.

Abdigani Diriye est bien conscient que les nouvelles technologies ne règleront pas tous les problèmes de son pays, loin s'en faut, "mais c'est un incroyable vecteur pour s'attaquer à pleins de défis" comme la santé, le chômage et l'éducation.

D'autres depuis lui ont emboîté le pas, à l'image de l'incubateur iRise qui a été lancé en juin à Mogadiscio.

- Rendez-vous à 'goûtons.baisser.tapant' -

Prenez une carte d'une favela brésilienne ou d'un township en Afrique du Sud: vous y trouverez quelques rues et beaucoup d'espace vide alors qu'une vue satellitaire montre des quartiers à l'habitat dense, avec de multiples allées et petits commerces.

Comme des centaines de millions de personnes sur la planète, les habitants de ces quartiers n'ont pas d'adresse, et ne peuvent donc recevoir du courrier ou appeler une ambulance à domicile.

En 2013, Chris Sheldrick, de la société britannique What3Words, a développé un nouveau système de cartographie du monde en le divisant en une grille de carrés de 3m sur 3 et en attribuant à chacun de ses carrés et de manière aléatoire trois mots qui deviennent une adresse.

Au lieu de perdre votre temps en explications confuses pour retrouver des amis près de la Tour Eiffel, ou d'utiliser des coordonnées compliquées, vous pouvez leur donner rendez-vous au point "goûtons.baisser.tapant". Difficile de les manquer dans cet espace de 9 mètres carrés.

D'après M. Sheldrick, les services postaux de Mongolie, de Djibouti, du Nigeria et de Côte d'Ivoire ont adopté cette nouvelle cartographie, tout comme les Nations unies pour des zones de catastrophes naturelles.

Et dans les Caraïbes, la chaîne Domino's pizza utilise aussi le système pour ses clients avant que leur commande ne refroidisse.

- Des sandales anti-moustiques -

"Moustique-ville": c'est le surnom que le scientifique tanzanien Fredros Okumu a donné à son Institut de santé d'Ifakara (Tanzanie), où son équipe travaille à de nouvelles méthodes pour éliminer les moustiques vecteurs du paludisme, de la dengue ou du Zika.

En étudiant la reproduction de l'espèce, les chercheurs ont découvert que les mâles formaient une nuée chaque jour à la même heure et au même endroit en attendant que des femelles viennent à eux. L'équipe a donc entamé un travail de recensement de ces concentrations quotidiennes de mâles, avec l'aide de villageois volontaires, afin de les éliminer.

En l'état des recherches, le meilleur moyen de se protéger des anophèles demeure la moustiquaire et les insecticides.

M. Okumu et son équipe ont ainsi mis au point des sandales contenant un répulsif qui protège la personne qui les porte et ses voisins immédiats pendant six mois environ. Les sandales anti-moustique sont actuellement testées au Brésil et en Tanzanie.

Avec AFP

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33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

Pénurie de gaz au Tchad : appel à manifester en dépit d'une interdiction

Bonbonnes de gaz butane vide à N’Djamena, le 4 avril 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Le Collectif tchadien contre la vie chère a appelé mardi les Tchadiens à "manifester pacifiquement" jeudi pour protester contre la pénurie de gaz qui affecte le pays depuis plus de deux mois, en dépit d'une interdiction du gouvernement.

"Nous appelons les Tchadiens, jeunes, femmes, enfants touchés par cette situation à sortir massivement avec leurs bonbonnes de gaz et marmites vides" jeudi dans les rues, a déclaré le porte-parole du collectif, Dyngamnayal Nely Versinis, selon un communiqué.

Lundi, le gouvernement tchadien avait pris un arrêté pour interdire la marche lancée par ce collectif de la société civile. Mi-mars, une première marche avait déjà été interdite.

"Le gouvernement dans sa logique de restreindre la liberté d'expression, a pris un arrêté pour interdire ladite manifestation sans qu'aucune raison valable ne soit avancée", a indiqué le collectif qui a décidé "de maintenir la marche" jeudi "sur toute l'étendue du territoire".

Depuis fin janvier, la raffinerie de Djarmaya, seule source d'approvisionnement en gaz du pays, tourne au ralenti.

En cause, la révision des machines de la centrale, qui détient le monopole du gaz dans le pays, et qui n'aurait pas été anticipée.

Pour parer à la situation, le gouvernement avait autorisé l'importation de gaz du Nigeria ou du Cameroun, mais les besoins en énergie de la population ne sont toujours pas satisfaits.

"Aujourd'hui, il s'agit plus d'un bras de fer entre le gouvernement et la société chinoise actionnaire de la raffinerie pour la renégociation de contrats qui est en cause", a indiqué à l'AFP une source proche du ministère tchadien de l'Economie.

Au Tchad, les manifestations de la société civile sont souvent interdites par le gouvernement qui invoque des "raisons de sécurité".

Les combats continuent en Libye après le début de l'offensive du maréchal Khalifa Haftar

Les combats continuent en Libye après le début de l'offensive du maréchal Khalifa Haftar
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Crise soudanaise : des pays africains demandent une transition d'ici trois mois

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sisi participe à un sommet consultatif réunissant plusieurs États africains pour discuter de l'évolution de la situation au Soudan et en Libye, au Caire (Égypte), le 23 avril 2019.

Des chefs d'Etat africains réunis sous la houlette de l'Egypte ont appelé mardi à une "transition pacifique et démocratique" d'ici trois mois au Soudan, où le pouvoir militaire fait face à une contestation, réclamant un gouvernement civil, qui ne faiblit pas.

Les pays réunis au Caire appellent le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine (UA) à assouplir sa position et "à prolonger de trois mois le délai accordé au pouvoir soudanais" pour parvenir à une telle transition.

Le Conseil de Paix et de Sécurité de l'Union africaine avait menacé le 15 avril de suspendre Khartoum si l'armée ne quittait pas le pouvoir d'ici 15 jours au profit d'une "autorité politique civile".

Deux sommets africains au Caire sur les crises au Soudan et en Libye
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Les pays présents ont aussi convenu de "l'urgence d'un rétablissement d'un système constitutionnel par le biais d'une transition politique démocratique menée par les Soudanais eux-mêmes", a affirmé le chef de l'Etat égyptien Abdel Fattah al-Sissi, président en exercice de l'UA.

Selon la présidence égyptienne, M. Sissi avait convié ses homologues Idriss Déby (Tchad), Ismaïl Omar Guelleh (Djibouti), Paul Kagame (Rwanda), Denis Sassou-Nguesso (Congo), Mohamed Abdullahi Mohamed (Somalie) et Cyril Ramaphosa (Afrique du Sud). L'Ethipoie, le Soudan du Sud, l'Ouganda, le Kenya et le Nigeria étaient représentés par de hauts responsables.

Le président de la Commission de l'UA, Moussa Faki, était aussi au Caire, après une récente visite à Khartoum.

Les Soudanais ne lâchent pas
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"Stabilité régionale"

Les dirigeants africains ont en outre exprimé "le soutien total de l'Union africaine et des pays voisins au Soudan face à ses défis économiques, politiques et sécuritaires" et ont promis de l'aider à maintenir la "stabilité régionale".

Le Conseil militaire de transition au Soudan, qui dirige le pays depuis la destitution le 11 avril du président Omar el-Béchir sous la pression de la rue, a jusque-là résisté aux appels du mouvement de contestation à un transfert immédiat du pouvoir à une autorité civile.

Ce Conseil a toutefois déclaré lundi étudier "une proposition" des chefs de la contestation.

Les militaires soudanais restent sous forte pression de manifestants installés depuis plus de deux semaines aux abords du QG de l'armée à Khartoum. L'armée exige le démantèlement des barrages installés sur les voies d'accès, sans faire fléchir les protestataires qui ont reçu mardi le renfort d'un train rempli de centaines de personnes venues du centre du pays.

De nombreuses personnes sont arrivées sur les toits des wagons, agitant des drapeaux soudanais et scandant "Liberté, paix, justice", a constaté un photographe de l'AFP.

Des groupes de journalistes, de médecins, d'ingénieurs ou encore de vétérinaires ont également marché dans les rues de Khartoum pour réclamer un pouvoir civil.

Dans l'est du pays, des centaines de personnes se sont rassemblées devant un bâtiment militaire dans la ville de Kassala, pour réclamer que les responsables de la mort de manifestants soient traduits en justice.

La réunion du Caire sur le Soudan se double d'une autre plus tard dans la journée, consacrée à la crise en Libye, également voisine de l'Egypte.

Ces deux réunions sont les premières de dirigeants africains de ce niveau sur les troubles dans ces deux pays du continent.

Relancer le processus politique

La réunion sur la Libye abordera "les moyens de relancer le processus politique ainsi que l'élimination du terrorisme", selon la présidence égyptienne.

Cette rencontre doit comprendre, autour du chef de l'Etat égyptien, les présidents du Rwanda et d'Afrique du Sud ainsi que celui du Congo, M. Sassou-Nguesso, également président de la commission sur la Libye à l'UA, et le président de la Commission de l'UA, Moussa Faki.

Des combats opposent les forces loyales au Gouvernement d'union nationale (GNA), reconnu par la communauté internationale et siégeant à Tripoli, aux troupes du maréchal Khalifa Haftar aux portes de la capitale libyenne.

Les forces de l'homme fort de l'Est, soutenu notamment par l'Egypte, ont lancé le 4 avril leur offensive sur Tripoli. Plus de 260 personnes ont péri dans les violences, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Les combats piétinent depuis quelques jours.

La Libye, pays riche en pétrole, est plongée dans le chaos depuis la chute en 2011 du régime de Mouammar Kadhafi renversé par une révolte populaire.

L'émissaire de l'ONU pour la Libye, Ghassan Salamé, a multiplié les mises en garde contre un "embrasement généralisé", réclamant une réaction urgente de la communauté internationale, pour le moment divisée.

Début du procès du marabout Cheikh Bethio Thioune et de ses disciples

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