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La situation "dangereuse" dans les centres de détention en Libye selon l'ONU


Un garçon est assis dans une embarcation en bois transportant plus de 700 migrants, vers Sabratha, Libye, le 29 août 2016.

La situation des migrants dans les centres de détention en Libye est "dangereuse" et va à l'encontre des droits de l'Homme, a estimé dimanche l'émissaire de l'ONU en Libye à l'occasion de la journée internationale des migrants.

"Nous pouvons dire qu'il y a une crise réelle des droits de l'Homme dans les centres de détention de migrants" en Libye, a affirmé Martin Kobler lors d'une conférence de presse près de Tunis.

"J'ai visité plusieurs centres de détention (dans la capitale libyenne) Tripoli et j'ai été choqué par la situation humanitaire", a déploré M. Kobler.

Selon l'émissaire de l'ONU, 27% des migrants souffrent de malnutrition et de maladies dans ces centres "sévèrement surpeuplés et en manque de nourriture".

La Libye, qui compte 1.770 km de côtes, est devenue une plaque tournante de l'immigration clandestine en l'absence de contrôle des frontières. Les migrants tentent, le plus souvent à bord de canots pneumatiques ou d'embarcations en bois surchargés, de rejoindre l'île italienne de Lampedusa qui n'est située qu'à quelque 300 kilomètres des côtes libyennes.

Selon M. Kobler, des migrants sont également victimes de trafic humain. "Le traitement de cette situation dangereuse pour les droits de l'Homme" est une responsabilité commune des dirigeants libyens et de la communauté internationale, a-t-il encore souligné.

Avec plus de 4.000 km de frontières terrestres avec six Etats, la Libye demande régulièrement l'aide des pays occidentaux pour faire face à l'immigration clandestine.

Selon l'ONU, au moins 4.700 personnes sont mortes ou disparues cette année en tentant de traverser la mer Méditerranée.

Avec AFP

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