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La route où a été tué l'ambassadeur Attanasio en RDC ne nécessitait pas d'escorte


Une vue générale de l'hôtel Serena à Goma le 16 octobre 2020.

La route où s'est produite l'attaque qui a coûté la vie lundi à l'ambassadeur d'Italie dans l'Est de la République démocratique du Congo ne nécessitait pas d'escorte militaire, a affirmé mardi une source onusienne à l'AFP

L'attaque du convoi dans laquelle se trouvait l'ambassadeur Luca Attanasio a eu lieu dans la province du Nord-Kivu (Est), sur la route nationale 2, qui longe de très près la frontière rwandaise, dans une zone de forêt dense et montagneuse, où les frontières ne sont pas étanches.

"Cette route était validée sans escorte, mais avec obligation d'un convoi de deux véhicules minimum", a déclaré mardi à l'AFP un responsable humanitaire de l'ONU dans le pays, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat.

Selon la présidence congolaise, l'ambassadeur "est arrivé à Goma le vendredi 19 février à 10H30, à bord d'un jet de la Monusco", la Mission des Nations unies au Congo.

Il est parti de Goma lundi matin dans "un convoi de deux véhicules du Programme alimentaire mondial (PAM)" pour la commune de Kiwanja, dans le territoire de Rutshuru, accompagné de son garde du corps et des agents de cette agence humanitaire.

Le convoi est tombé dans une embuscade à 3 km de leur destination, lorsque "les assaillants, au nombre de six, munis de cinq armes de type AK-47 ainsi que d'une machette" ont fait irruption, a indiqué la présidence congolaise.

"Ils ont procédé par des tirs de sommation avant d'obliger les occupants des véhicules à descendre et à les suivre dans le fin fond du parc (des Virunga) et ce, après avoir abattu l'un des chauffeurs afin de créer la panique", ajoute la présidence.

Alertés, les rangers et les militaires congolais présents dans les environs se sont mis à la poursuite des assaillants. "À 500 m (du lieu de l'attaque), les ravisseurs ont tiré à bout portant sur le garde du corps, décédé sur place, et sur l'ambassadeur, le blessant à l'abdomen".

Kinshasa a accusé les rebelles hutus rwandais de Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) d'être les auteurs de l'attaque. Ces derniers ont, dans un communiqué, rejeté ces allégations, pointant du doigt les armées congolaise et rwandaise.

Les autorités congolaises et rwandaises nient systématiquement toute présence de troupes rwandaises sur le territoire de la RDC.

Selon un expert du Baromètre sécuritaire du Kivu (KST), "les FDLR sont à proximité du lieu où l'attaque a eu lieu. Ca relève du domaine du possible que ces rebelles rwandais soient responsables de cette attaque", a-t-il expliqué à l'AFP.

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