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La résolution allemande "va sérieusement affecter les liens turco-allemands" selon le président turc

Le président de la Turquie, Recep Tayyip Erdogan, lors d'une conférence de presse à Istanbul, Turquie, le 11 mai 2016.

L'adoption jeudi par les députés allemands d'une résolution reconnaissant le génocide arménien sous l'Empire ottoman a provoqué l'ire de la Turquie qui a rappelé son ambassadeur à Berlin.

"Cette résolution va sérieusement affecter les liens turco-allemands", a déclaré M. Erdogan devant la presse à Nairobi, au Kenya, où il effectue une visite, ajoutant qu'à son retour en Turquie une décision serait prise sur les "démarches" que fera son pays pour y riposter.

Peu auparavant, son Premier ministre Binali Yildirim avait annoncé à Ankara le rappel "pour des consultations" de l'ambassadeur turc à Berlin, Hüseyin Avni Karslioglu,en réaction au vote des députés allemands.

Quelques heures avant le vote, M. Yildirim avait adressé un dernier avertissement à Berlin, estimant que le scrutin représenterait "un véritable test de l'amitié" entre les deux pays, alliés au sein de l'Otan et qui ont d'importants intérêts commerciaux réciproques.

Le chef du gouvernement turc s'est gardé de menacer l'Allemagne de rétorsions politiques ou économiques, mais a tenu à rappeler que "3,5 millions de Turcs vivent en Allemagne et contribuent très activement à l'économie". "Nos amis allemands n'ont pas le droit de décevoir une telle communauté", a-t-il prévenu.

Le porte-parole du gouvernement Numan Kurtulmus a été le premier à condamner sur Twitter une "erreur historique" de la chambre basse du parlement allemand, le Bundestag.

"La reconnaissance par l'Allemagne de certaines allégations infondées et déformées constitue une erreur historique", a réagi M. Kurtulmus, ajoutant que, "pour la Turquie, cette résolution est nulle et non avenue".

M. Kurtulmus, qui est aussi vice-Premier ministre, a en outre estimé que l'adoption du texte n'était "pas digne des relations d'amitié" établies entre les deux pays, assurant que la Turquie y répondrait de manière adéquate, sans autres précisions.

La Turquie qui nie catégoriquement qu'il y ait eu un génocide aux dernières années de l'empire ottoman devait aussi dans la foulée convoquer le chargé d'affaires allemand au ministère des Affaires étrangères pour lui faire part de son mécontentement, a-t-on déclaré de sources diplomatiques.

Le texte intitulé "Souvenir et commémoration du génocide des Arméniens et d'autres minorités chrétiennes il y a 101 ans" a été voté à la quasi-unanimité des membres du Bundestag présents (une voix contre et une abstention) à la mi-journée.

Avec AFP

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Le squelette n'est pas complet mais les premiers éléments analysés laissent présager que les restes fossiles découverts en 2012 dans le sud-ouest de l'Argentine sont ceux du plus grand dinosaure jamais mis au jour, selon une étude publiée mercredi.

"Ce qui a été trouvé jusqu'à présent sont les 24 premières vertèbres de la queue, des éléments de la ceinture pelvienne, de la ceinture pectorale", a déclaré Alejandro Otero, auteur principal de la première communication sur ce titanosaure, un groupe de dinosaures au long cou dont on trouve des représentants sur tous les continents, publiée dans la revue scientifique Cretaceous Research.

M. Otero a cependant expliqué que les os longs tels que l'humérus ou le fémur, qui sont traditionnellement utilisés pour faire des estimations précises de la masse corporelle, n'avaient pas été extraits de la roche dans laquelle ils sont prisonniers.

Mais selon les premières analyses, les os de ce sauropode géant de 98 millions d'années, datant du Crétacé supérieur, seraient ainsi "10 à 20% plus grands" que ceux du Patagotitan mayorum, le "Titan de Patagonie", le plus grand dinosaure connu à ce jour, a expliqué le chercheur à la Division de paléontologie des vertébrés du Musée de La Plata (sud), dans un rapport publié par l'Université nationale de La Matanza.

Découvert en 2017, également en Argentine, le Patagotitan mayorum pesait environ 70 tonnes, soit 10 éléphants d'Afrique, mesurait environ 40 mètres de long et avait un cou très long.

L'analyse anatomique effectuée "ne permet pas actuellement de le considérer comme une nouvelle espèce", indique les chercheurs dans le rapport, "mais la disparité morphologique et l'absence d'éléments équivalents par rapport aux fossiles contemporains nous empêchent également d'attribuer [les ossements] à des genres déjà connus", soulignent-ils.

Le spécimen a été localisé presque par hasard en 2012 au milieu de la vallée de la rivière Neuquén, le plus important cours d'eau de la Patagonie argentine, mais les travaux d'excavation n'ont commencé qu'en 2015.

"C'est un beau spécimen car il est pratiquement articulé et nous avons plus de la moitié de la queue, beaucoup d'os de la hanche. Maintenant il est encore majoritairement enfoui dans la roche et nous en avons encore pour quelques années de fouilles", a déclaré José Luis Carballido, chercheur qui avait dirigé les études sur le Patagotitan.

"Nous soupçonnons que le spécimen pourra être extrait complet ou presque complet. Tout dépendra de la façon dont les fouilles se poursuivront. Mais au-delà du fait qu'il soit le plus grand ou non, le fait qu'un dinosaure articulé apparaisse, un dinosaure de ces dimensions, est quelque chose d'extraordinaire", se réjouit Alberto Garrido, directeur du Musée des sciences naturelles de Zapala, dans la province de Neuquén.

Les pays riches surévaluent leurs financements de l'adaptation climatique

An environmental activist walks inside a hot air balloon before launching it during a demonstration outside of an EU summit in Brussels.

L'adaptation, c'est à dire les mesures pour réduire l'exposition et la vulnérabilité des pays et populations aux effets du changement climatique, est un point important de l'accord de Paris de 2015 visant à limiter le réchauffement, qui insiste sur les besoins d'aide en la matière des pays en développement, souvent les plus exposés.

Les pays les plus riches s'étaient alors engagés à porter à 50 milliards de dollars par an les financements dans ce domaine en 2020. Mais selon les chiffres officiels de l'OCDE ce montant n'a atteint que 16,8 milliards en 2018.

Et Care International évalue dans son rapport le véritable montant à seulement 9,7 milliards. Pour aboutir à ce chiffre, l'ONG et ses partenaires en Afrique et en Asie du Sud-Est ont étudié 112 projets d'adaptation climatique, représentant 13% des montants annoncés au niveau mondial pour la période 2013/17, financés par 25 pays donateurs.

Or les financements annoncés réellement alloués à l'adaptation climatique étaient en fait surestimés de 42%. En extrapolant ces données aux montants globaux annoncés pour l'adaptation, l'ONG estime qu'ils ont été surévalués de 20 milliards.

Selon l'ONG, le Japon aurait ainsi surévalué ses financements de projets d'adaptation et 1,3 milliard, la Banque Mondiale de 832 millions ou encore la France de 104 millions, dont 93 millions de dollars alloués à un programme de financement des collectivités locales et de décentralisation aux Philippines, dont 5% du budget seulement est en fait affecté à l'adaptation.

"Les pays les plus riches manquent cruellement à leurs obligations en débloquant des enveloppes financières bien en-dessous des besoins et en surestimant gravement et sciemment leurs investissements climatiques en faveur de l'adaptation", selon Fanny Petitbon, experte climat de l'ONG, qui appelle notamment la France à "rectifier le tir (... et) passer à la vitesse supérieure".

Le Programme des Nations unies pour l'Environnement avait déjà alerté la semaine dernière sur les niveaux insuffisants de financements des projets d'adaptation climatique dans le monde. Evalués à quelque 30 milliards de dollars par an par le PNUE, ils seraient ainsi loin de couvrir les besoins des seuls pays en développement, actuellement estimés à 70 milliards par an et qui devraient atteindre 140 à 300 milliards en 2030 et 280 à 500 milliards en 2050.

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