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La reine Elizabeth II ouvre la 67e législature du Parlement britannique

La reine britannique Elizabeth II prononce un discours à la Chambre des Lords lors de l'ouverture officielle du Parlement au palais de Westminster à Londres, le mardi 11 mai 2021 (Crédit: Chris Jackson / Pool via AP)

La reine Elizabeth a ouvert, le 11 mai, la 67e législature du Parlement britannique par un discours axé sur la diplomatie et les affaires internationales au Royaume-Uni. C'étai aussi sa première apparition publique et son premier événement majeur depuis les funérailles de son époux en avril.

L'ouverture de la 67 ème législature du parlement britannique était le premier engagement officiel à l'extérieur du château de Windsor et sa première apparition publique depuis la mort de son époux, le duc d'Édimbourg, à l'âge de 99 ans en avril.

L'apparition de la monarque a donné aux Britanniques un premier regard sur leur reine dans son rôle de leader depuis qu'elle est devenue veuve.

Son discours est un signe rassurant de continuité pour la monarchie britannique.

Qu’est ce que le discours du trône?

Le discours du trône, prononcé à la Chambre des Lords, est un événement important dans les calendriers royal et politique britannique. C’est l'une des tâches symboliques les plus importantes de la royauté. Elle constitue la pièce maîtresse de la cérémonie d'ouverture du Parlement.

Il offre au gouvernement l'occasion de mettre en évidence ses priorités pour les mois à venir. Il fait partie de la cérémonie d'ouverture officielle du Parlement, qui marque le début de l'année parlementaire.

La cérémonie est généralement organisée avec faste mais à cause de la pandémie, elle a été plutôt sobre.

Normalement, la cérémonie commence par une procession au cours de laquelle la reine se rend du palais de Buckingham à Westminster - généralement en calèche. Mais cette fois, la reine est arrivée dans une limousine Bentley et elle ne portait pas la robe royale. Moins de personnes étaient présentes à la cérémonie. Il n'y avait pas de fanfare militaire ou de garde d'honneur pour saluer la reine, par exemple, expliquent nos confrères de la British Broadcasting Corporation.

Le contenu réel du discours de la reine est rédigé par le Premier ministre en exercice et expose la vision du gouvernement. A ce titre, ce discours fait l'objet de débats féroces entre législateurs.

Ramener la politique à la normalité

Pour l'actuel Premier ministre, Boris Johnson, il faut ramener la normalité à la politique, après les troubles du Brexit et une pandémie qui a paralysé le pays, faisant plus de 127 000 morts.

M. Johnson a indiqué qu'il avait l'intention de continuer à jouer un rôle dominant dans l'arène politique, en proposant d'abolir une loi qui restreint sa capacité de convoquer des élections générales. Le gouvernement a eu le mérite du déploiement rapide des vaccins par la Grande-Bretagne et de la perspective d'un boom économique après les confinements.

La questions des élections

M. Johnson pourrait décider de d’organiser des élections en 2023, un an plus tôt, pour mieux profiter de la bonne nouvelle.

Le gouvernement a également proposé que les électeurs soient tenus de présenter une pièce d'identité avec photo dans les bureaux de vote lors des élections générales, ce qu'il a défendu comme un moyen de prévenir la fraude, selon le New York Times. Mais les partis d'opposition critiquent cette décision, la jugeant inutile.

Ils estiment qu'elle pourrait supprimer le taux de participation, en particulier parmi les minorités ethniques - un argument souvent avancé au sujet des lois d'identification des électeurs qui ont été adoptées par plusieurs États américains.

Dans le discours de la reine mardi, le gouvernement du Premier ministre Boris Johnson a montré que malgré toutes ses dépenses sociales-démocrates pour Covid, il est toujours conservateur.

Malgré la dure épreuve qu’elle traverse due à son récent veuvage, a et son âge avancé, c’est d’une voix ferme et constante que la Reine Elizabeth a lu le discours du trône à la Chambre des lords pendant dix minutes, dans lequel le gouvernement de Boris Johnson a établi un programme ambitieux pour “niveler” le nord de l'Angleterre économiquement déprimé avec les plus prospères du Sud.

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La Turquie lève son véto pour l’entrée de la Suède et de la Finlande à l’Otan

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Yaël Braun-Pivet, première femme élue présidente de l'Assemblée en France

Yaël Braun-Pivet, présidente nouvellement élue de l'Assemblée nationale, au palais de l'Assemblée à Paris, France, le 28 juin 2022.

Pour la première fois en France, une femme, Yaël Braun-Pivet, proche d'Emmanuel Macron, a été élue mardi à la présidence de l'Assemblée nationale au moment où le président s'efforce de rassembler une majorité parlementaire pour mettre en oeuvre son agenda de réformes.

Ephémère ministre des Outre-mer et présidente de la commission des Lois sous la précédente législature, Mme Braun-Pivet, 51 ans, a été élue au 2e tour par 242 voix, soit la majorité absolue des suffrages exprimés qui était nécessaire.

"Enfin! Pour la première fois de son histoire, l'Assemblée nationale sera présidée par une femme", s'est félicité le ministre des Relations avec le Parlement, Olivier Véran, sur Twitter.

"Débattre plutôt que de nous battre", a-t-elle lancé dans l'hémicycle sous les applaudissements. Mme Braun-Pivet devient ainsi le quatrième personnage de l'Etat français.

Contrairement à la plupart des démocraties occidentales, aucune femme n'a encore jamais occupé cette fonction en France.

Elle aura fort à faire pour assurer la sérénité des débats dans une assemblée largement renouvelée et divisée à l'issue des élections législatives des 12 et 19 juin.

Confortablement réélu en avril, le président français a subi un revers aux législatives en perdant sa majorité absolue à l'Assemblée nationale face à une opposition requinquée.

Il ne dispose plus que d'une majorité relative, ce qui le contraint à trouver des alliances pour mettre en oeuvre son programme de réformes, notamment sur les retraites.

Il a chargé la Première ministre Elisabeth Borne de sonder pour voir si un "accord de gouvernement" est possible et de composer une nouvelle équipe gouvernementale d'ici à début juillet.

Cette dernière a poursuivi mardi ses consultations en recevant à tour de rôle les chefs des groupes parlementaires de la droite, socialiste, communiste et écologiste de l'Assemblée.

Dans une lettre qu'elle leur a adressée lundi, elle a pris acte de leur refus "d'entrer dans une dynamique de construction de coalition ou d'accord global avec le groupe majoritaire" mais souhaitait cependant "approfondir (la) discussion pour mieux identifier les points essentiels de convergences et de désaccords".

Elle ne renonce pas à un accord de gouvernement, a précisé son entourage à l'AFP.

Emmanuel Macron a indiqué samedi que ces discussions se feraient dans le "cadre du projet présidentiel" et fixé une ligne rouge de n'augmenter "ni les impôts, ni la dette".

Il a dit attendre, à son retour jeudi soir du sommet de l'Otan à Madrid, des propositions "pour une feuille de route" et la composition d'un nouveau gouvernement prévu pour début juillet.

- 'D'accord sur l'essentiel' -
Depuis les législatives, la France est plongée dans l'incertitude, elle qui est peu habituée à des coalitions de gouvernement, contrairement à de nombreux autres pays européens.

D'autant que le président français a écarté la possibilité d'un accord avec le Rassemblement national (RN, extrême droite) et La France insoumise (LFI, gauche radicale), deux formations qui, selon lui, "ne s'inscrivent pas comme des partis de gouvernement" mais ont toutes deux fait une entrée massive à l'Assemblée.

Les alliés possibles, "ce sera des communistes aux LR" (Les Républicains, opposition de droite), a-t-il indiqué.

L'opposition cependant refuse tout accord général.

"On lui a redit qu'il n'était pas question de quelque coalition que ce soit, mais qu'on était là pour essayer de trouver des solutions", a déclaré le patron des Républicains à la chambre basse, Olivier Marleix, premier à être reçu mardi par Mme Borne.

La formation de la droite est particulièrement courtisée, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, lui-même transfuge de LR, ayant estimé que la majorité était "d'accord sur l'essentiel avec les députés LR".

Parmi les priorités de la nouvelle législature figurent des mesures urgentes de sauvegarde du pouvoir d'achat des Français, malmené par l'inflation, comme ailleurs en Europe.

Le texte gouvernemental en préparation propose la hausse de 4% d'une série de prestations sociales.

La gauche radicale de Jean-Luc Mélenchon s'apprête également à déposer "une grande loi d'urgence sociale".

Tout un symbole, c'est le doyen d'âge et député d'extrême droite, José Gonzalez, 79 ans, qui a ouvert mardi après-midi les travaux de la nouvelle Assemblée nationale.

OTAN: la Turquie lève son veto à l'entrée de la Suède et de la Finlande

ARCHIVES - Le secrétaire général de l'OTAN, M. Jens Stoltenberg (à g.), et le président turc, M. Tayyip Erdogan (centre), lors d'une réunion trilatérale entre la Turquie, la Finlande et la Suède au sommet de l'OTAN à Madrid (Espagne), le 28 juin 2022.

Obstacle depuis la mi-mai à l'entrée de la Suède et de la Finlande dans l'Otan, le président turc Recep Tayyip Erdogan a fini par lever son veto mardi, évitant un revers à l'Alliance qui ouvre son sommet à Madrid.

"Je suis ravi d'annoncer que nous avons un accord qui ouvre la voie à l'entrée de la Finlande et de la Suède dans l'Otan" et qui répond "aux inquiétudes de la Turquie sur les exportations d'armes et sur la lutte contre le terrorisme", a déclaré le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg devant la presse.

Les membres de l'Otan vont donc pouvoir "inviter" officiellement mercredi les deux pays nordiques à rejoindre l'Alliance, a-t-il ajouté.

Adhésion à l'OTAN: Biden appuie la Suède et la Finlande
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Dans un communiqué publié par la Maison Blanche, le président américain Joe Biden a "félicité la Turquie, la Finlande et la Suède" pour la signature de cet accord. L'intégration de la Finlande et de la Suède va "renforcer la sécurité collective de l'Otan et va bénéficier à l'ensemble de l'Alliance transatlantique", a écrit M. Biden. "Alors que nous commençons ce sommet historique à Madrid, notre Alliance est forte, plus unie et plus déterminée que jamais", a-t-il poursuivi.

L'entrée formelle des deux pays, qui doit être ratifiée par les parlements des 30 Etats membres de l'Alliance, est un long processus qui prend des mois.

Après plusieurs salves de négociations ces dernières semaines, l'homme fort d'Ankara s'était réuni plusieurs heures dès son arrivée à Madrid avec son homologue finlandais Sauli Niinistö et la Première ministre suédoise Magdalena Andersson.

Avant la signature formelle d'un accord dont M. Stoltenberg a ensuite rendu compte devant la presse.

- Ankara a eu "ce qu'elle voulait" -
La Turquie bloquait l'adhésion de la Suède et de la Finlande car elle les accusait d'abriter des militants de l'organisation kurde PKK, qu'elle considère comme "terroriste".

Elle dénonçait également la présence dans ces pays de partisans du prédicateur Fethullah Gülen, soupçonné d'avoir orchestré une tentative de coup d'État en Turquie en juillet 2016.

Et exigeait par ailleurs la levée des blocages d'exportations d'armes décidés à son encontre par Stockholm après l'intervention militaire turque dans le nord de la Syrie en octobre 2019.

Selon M. Stoltenberg, dans le cadre de cet accord, les deux pays nordiques se sont engagés à "renforcer leur coopération" en matière de lutte contre le terrorisme avec Ankara et à s'entendre sur des "extraditions" de membres d'organisations kurdes que la Turquie considère comme "terroristes".

"La Turquie a obtenu ce qu'elle voulait", c'est-à-dire la "pleine coopération" des pays nordiques contre le PKK et ses alliés, a déclaré la présidence turque dans son communiqué.

Dans un entretien avec l'AFP, Magdalena Andersson a salué une "étape très importante pour l'Otan" car les deux pays nordiques, qui ont décidé d'abandonner leur neutralité depuis l'invasion russe de l'Ukraine, "seront pourvoyeurs de sécurité au sein" de l'Alliance.

- "Pas de concessions" de Washington -
Ce feu vert d'Ankara à l'entrée des deux pays nordiques avait été immédiatement salué par un haut responsable de la Maison Blanche, selon lequel il donne un "élan puissant" à l'unité occidentale en cette période troublée par la guerre en Ukraine.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a estimé pour sa part que l'adhésion des deux pays nordiques allait rendre l'Alliance "plus forte et plus sûre".

Washington a affirmé que la Turquie n'a pas fait "de demande particulière de concessions aux Américains" pour lever son opposition à l'entrée de la Finlande et de la Suède dans l'Otan.

M. Erdogan doit rencontrer mercredi Joe Biden en marge du sommet.

Avant de partir pour Madrid, le président turc avait souligné que le "sujet le plus important" entre Ankara et Washington était "celui des F-16", en référence aux avions de chasse commandés et partiellement payés par Ankara, mais dont Washington a suspendu le contrat de livraison après que la Turquie a acquis un système de défense russe S-400.

La dernière rencontre entre MM. Biden et Erdogan, après des mois de brouille entre Ankara et Washington, remonte au mois d'octobre dernier à Rome, en marge du G-20, le sommet des 20 pays les plus industrialisés.

Drame de Melilla: l'ONU accuse le Maroc et l'Espagne d'"usage excessif de la force"

Stéphane Dujarric, porte-parole du Secrétaire général de l'ONU.

Le Maroc et l'Espagne ont eu recours ce week-end à Melilla à "un usage excessif de la force" contre des migrants qui s'est traduit par "la mort de dizaines d'êtres humains, demandeurs d'asile, migrants", a dénoncé mardi le porte-parole de l'ONU, Stéphane Dujarric.

"C'est inacceptable" et ce drame "doit faire l'objet d'une enquête", a ajouté le porte-parole, en précisant que le recours excessif à la force a été vu par l'ONU "des deux côtés de la frontière".

Au moins 23 migrants ont péri et 140 policiers ont été blessés, selon les autorités marocaines, lorsqu'environ 2.000 migrants ont tenté de franchir la haute clôture grillagée séparant Melilla du Maroc.

Par ailleurs, le chef de la Commission de l'Union africaine, le Tchadien Moussa Faki Mahamat, a dénoncé "le traitement violent et dégradant de migrants africains" et réclamé une enquête sur ce drame, qui sera débattu mercredi par le Conseil de sécurité de l'ONU.

Au moins 18 morts parmi des migrants qui tentaient d'entrer à Melilla

ARCHIVES - Un jeune tente d'escalader la clôture frontalière dans l'exclave espagnole de Ceuta, à la frontière avec le Maroc, le 13 avril 2021.

Au moins 18 migrants d'origine africaine sont morts lors d'une tentative d'entrée vendredi matin de près de 2.000 d'entre eux dans l'enclave espagnole de Melilla, au nord du Maroc, selon un bilan actualisé des autorités marocaines, énième drame de la migration aux portes de l'Union européenne.

"Treize migrants en situation irrégulière blessés lors de l'assaut contre la ville de Melilla sont décédés dans la soirée des suites de leurs graves blessures", a indiqué vendredi soir à l'AFP une source des autorités de la province de Nador.

Un premier bilan de ces mêmes autorités faisait état de cinq morts et 76 blessés, dont 13 grièvement, parmi les migrants, et de 140 membres des forces de l'ordre blessés, dont 5 grièvement.

Les victimes ont trouvé la mort "dans des bousculades et en chutant de la clôture de fer" qui sépare l'enclave espagnole du territoire marocain, lors d'"un assaut marqué par l'usage de méthodes très violentes de la part des migrants", a précisé la même source.

Contactée par l'AFP, la Garde civile espagnole, qui surveille l'autre côté de la clôture, a assuré ne pas avoir d'informations sur ce drame, renvoyant vers le Maroc.

Très tôt samedi matin, le calme régnait à Nador, ville marocaine limitrophe de Melilla, ainsi qu'à la frontière de l'enclave espagnole, sans déploiement policier, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Situées sur la côte nord du Maroc, Melilla et l'autre enclave espagnole de Ceuta sont les seules frontières terrestres de l'UE sur le continent africain et font régulièrement l'objet de tentatives d'entrée de la part de migrants cherchant à rejoindre l'Europe.

- "Bilan très lourd" -

Cette tentative d'entrée massive a débuté vers 06H40 lorsqu'un groupe de "près de 2.000 migrants (...) a commencé à s'approcher de Melilla", selon la préfecture. "Plus de 500" d'entre eux "provenant de pays d'Afrique subsaharienne" ont ensuite forcé l'entrée du poste frontalier avec "une cisaille", a ajouté la préfecture, selon laquelle 133 sont parvenus à rentrer.

En déplacement à Bruxelles pour un sommet de l'UE, le Premier ministre Pedro Sanchez a dénoncé un "assaut violent" fomenté par des "mafias qui font du trafic d'êtres humains".

Omar Naji, de l'Association marocaine des droits de l'homme (AMDH), a confirmé à l'AFP que des "affrontements" avaient eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi entre migrants et agents marocains. Des médias espagnols avaient déjà fait état de violences ces derniers jours entre clandestins et policiers dans la zone frontalière de Melilla.

La section de l'AMDH à Nador a réclamé l'ouverture d'"une enquête sérieuse pour déterminer les circonstances de ce bilan très lourd" qui montre que "les politiques migratoires suivies sont mortelles avec des frontières et des barrières qui tuent".

Cette tentative d'entrée massive dans l'une des deux enclaves espagnoles est la première depuis la normalisation mi-mars des relations entre Madrid et Rabat, après une brouille diplomatique de près d'un an.

La crise entre les deux pays avait été provoquée par l'accueil en Espagne du chef des indépendantistes sahraouis du Front Polisario, Brahim Ghali, en avril 2021, pour y être soigné du Covid-19.

Elle avait eu pour point culminant l'entrée en mai 2021 de plus de 10.000 migrants en 24 heures à Ceuta, à la faveur d'un relâchement des contrôles côté marocain. Madrid avait alors dénoncé une "agression" de la part de Rabat, qui avait rappelé son ambassadrice en Espagne.

Pedro Sanchez a mis fin à cette brouille en soutenant publiquement le plan marocain d'autonomie pour le Sahara occidental, ancienne colonie espagnole contrôlée à 80% par Rabat mais revendiquée par le Polisario, soutenu par l'Algérie. Début avril, le roi Mohammed VI l'avait reçu à Rabat pour sceller cette réconciliation.

- "Coopération extraordinaire" -

Pour Madrid, cette normalisation a pour but principal de s'assurer de la "coopération" de Rabat dans le contrôle de l'immigration illégale.

Très critiqué en interne pour son revirement sur le Sahara, M. Sanchez a salué vendredi la "coopération extraordinaire" de Rabat en matière migratoire qui démontre, selon lui, "la nécessité d'avoir la meilleure des relations".

Juste avant cette réconciliation, Melilla avait été le théâtre début mars de plusieurs tentatives de passage en force dont la plus importante jamais enregistrée dans cette enclave, avec quelque 2.500 migrants. Près de 500 y étaient parvenus ce jour-là.

Le Maroc, d'où partent la majeure partie des migrants vers l'Espagne, a été régulièrement accusé par le passé de les utiliser comme moyen de pression sur l'Espagne.

L'apaisement des relations avec le Maroc a entraîné une baisse récente des arrivées en Espagne.

Selon le ministère de l'Intérieur, le nombre de migrants arrivés dans l'archipel espagnol des Canaries en avril, premier mois ayant suivi la normalisation, a été inférieur de 70% à celui du mois de février.

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