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La rébellion condamne le massacre et prône la poursuite du dialogue à Casamance


Abdoulaye Balde, 2e personne à gauche, est le maire de la région sud de Ziguinchor, en visite à l'hôpital, le 7 janvier 2018.
Abdoulaye Balde, 2e personne à gauche, est le maire de la région sud de Ziguinchor, en visite à l'hôpital, le 7 janvier 2018.

La rébellion indépendantiste du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) a condamné lundi le massacre ce week-end de 13 jeunes hommes dans une forêt de cette région du sud du Sénégal et affirmé son engagement à poursuivre le dialogue "en faveur d'une issue heureuse" à un conflit vieux de 35 ans.

Le MFDC, qui lutte depuis 1982 pour l'indépendance de la Casamance, "condamne fermement cet acte", a-t-il indiqué lundi sur son site d'information, alors que le pays observe lundi et mardi un deuil national, décrété par le président Macky Sall.

Le mouvement rebelle demande "aux autorités sénégalaises d'orienter leurs enquêtes vers" des responsables administratifs et militaires locaux "à la tête d'un vaste réseau de coupe clandestine et de vente illicite du bois de teck", selon le texte.

>> Lire aussi : "Ils nous ont dit de nous coucher et ont tiré": des rescapés de Casamance racontent

Le teck est un arbre tropical qui produit un bois précieux très recherché notamment pour la fabrication de ponts de bateaux et de meubles de jardin. Il pousse en Casamance, une des régions les plus boisées du Sénégal, voisine de la Guinée-Bissau et de la Gambie, et fait l'objet de nombreuses convoitises et de trafics.

La rébellion lie plus précisément le massacre de samedi à un conflit entre des scieries locales, dont la "forte concurrence a fini par instaurer une atmosphère d'animosité entre les employés".

"Le MFDC continue dans sa dynamique d'ouverture au dialogue en faveur d'une issue heureuse au conflit casamançais. Le mouvement "ne se laissera pas distraire ni désorienter par les fossoyeurs de la paix" et des acteurs locaux "qui ne visent rien d'autre que de casser la dynamique de paix afin de pouvoir mieux vivre du conflit", poursuit le texte.

Un responsable local de la rébellion, Oumar Ampaye Bodian, a également condamné le massacre de samedi, "un acte odieux (qui) ne peut rester impuni au moment où le président de la république a tendu la main" au MFDC, a affirmé M. Bodian sur la radio privée Sud FM.

"Nous restons déterminés" dans la recherche de paix parce que "la question de la Casamance doit être réglée autour d'une table", a-t-il poursuivi.

"L'aile politique intérieure et extérieure du MFDC se démarquent de cet acte odieux. Nous allons descendre dans le maquis pour situer les responsabilités", a t-il ajouté, en n'indiquant pas des éléments de la rébellion étaient ou non impliqués dans la tuerie.

Avec AFP

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