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République du Congo

La réhabilitation des pistes agricoles suscite de l'espoir dans le Pool

Une agriculture engagée à travailler la piste agricole Lombolo-Loulombo, au Congo-Brazzaville, le 4 août 2019. (VOA/Arsène Severin)

Au Congo-Brazzaville, les autorités et le PNUD procèdent à la réhabilitation des pistes agricoles dans le Pool pour occuper les ex-combattants en attente de leur réinsertion. Dans la localité de Loulombo, plus au sud, les agricultrices et certains jeunes saluent cette initiative.

La réhabilitation de la petite piste agricole de 7 km entre le carrefour de Lombolo et la gare de Loulombo, constitue une étape importante le relèvement des populations dans le Pool.

Les agricultrices voient là une facilité d'évacuation des produits agricoles.

Réhabilitation des pistes agricoles dans le Pool
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"Notre piste de Loulombo est détruite depuis des années, et il n'y avait plus de possibilité de se rendre à la gare ou de venir ici sur la voix bitumée", expliquent-elles. C'est pourquoi, nous nous sommes engagées à travailler à mains nues. Nous cultivons beaucoup de produits ici : le manioc, le tarot, la tomate, la patate douce, le foufou ou le petit pois".

Kabrel Moukoueke, un jeune de Loulombo, ajoute que "dans le district de Mindouli, Loulombo est un grand centre, mais regardez l'état de la route. Nous sommes à Lombolo, et jusqu'à Loulombo, c'est sept kilomètres que nous allons façonner".

Le Haut-commissaire Euloge Landry Kolelas s'adressant aux populations de Loulombo, au Congo-Brazzaville, le 4 août 2019. (VOA/Arsène Severin)
Le Haut-commissaire Euloge Landry Kolelas s'adressant aux populations de Loulombo, au Congo-Brazzaville, le 4 août 2019. (VOA/Arsène Severin)

Parmi ceux qui travaillent dans ce cantonnage villageois, les ex-combattants ninjas constituent 60% des effectifs. Une occupation pécuniaire, en attendant leur réinsertion.

"Il y a un temps de guerre, il y a aussi un temps de paix et de travail. En cette période, il y a une paix et cette paix nécessite une assistance. Depuis la sortie de la guerre, les jeunes qui sont dans le village ne sont même pas assistés", raconte Karl Moukoueke, ex-combattant ninja.

Le Pool demeure un département sinistré avec une jeunesse sans espoir. Le Haut-commissaire à la réinsertion des ex-combattants Landry Euloge Kolelas, en langue locale, assure la population d'un avenir meilleur.

Une agriculture engagée à travailler la piste agricole Lombolo-Loulombo, au Congo-Brazzaville, le 4 août 2019. (VOA/Arsène Severin)
Une agriculture engagée à travailler la piste agricole Lombolo-Loulombo, au Congo-Brazzaville, le 4 août 2019. (VOA/Arsène Severin)

"Les autorités se battent pour relever le département. Mais avant tout, nous devrons être unis dans le Pool", souligne-t-il.

Le PNUD est l'une des agences qui accompagnent le Congo dans le processus de paix dans le Pool.

Son représentant, Maleye Diop qui a fait le déplacement de Lombolo, appelle les ex-combattants à s'approprier le projet.

"Bien que cette initiative ne soit pas une activité DDR en tant que telle, elle permet cependant de démarrer les activités de la réinsertion communautaire à travers l'ouverture des trois pistes rurales, respectivement dans les districts de Goma Tsé Tsé, de Mindilou et de Kindamba", explique-t-il.

Depuis la signature en décembre 2018 des accords de paix entre les autorités et les miliciens ninjas, plusieurs actions permettent le retour à la normalisation dans le Pool.

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L'Afrique sollicite la générosité de la Chine pour ses projets de développement

L'Afrique sollicite la générosité de la Chine pour ses projets de développement
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L'Afrique sollicite la générosité de la Chine pour ses projets développement

Des discussions sur le financement du développement en Afrique se déroulent à Brazzaville, le 10 septembre 2019. (VOA/Arsène Séverin)

Au Congo-Brazzaville, cinq chefs d'Etat africains ont appelé la Chine à financer les projets de développement lors de la 5e édition du Forum Investir en Afrique organisé à Brazzaville par le gouvernement chinois, la Banque chinoise pour le développement et la Banque mondiale.

A travers la cinquième édition de son forum consacré aux investissements en Afrique, la Chine revient proposer de nouveaux financements pour les pays en mal de développement.

Cette fois-ci le numérique, aux côtés des infrastructures et de l'énergie, occupe le cœur des discussions qui se déroulent à Kintele, au nord de Brazzaville.

Léon Juste Ibombo, ministre en charge de l'Économie numérique du Congo-Brazzaville a indiqué que l'Afrique avait besoin de la valeur ajoutée de la coopération avec la Chine.

"C'est une entreprise chinoise qui va justement interconnecter le Congo avec le Cameroun, le Congo avec la Centrafrique, et Huawei va fournir l'équipement de ce projet. Donc, le partenariat avec la Chine est fécond", a-t-il souligné.

L'entrepreneur Vérone Mankou espère que les jeunes développeurs africains accèdent aux financements chinois, à Brazzaville, le 10 septembre 2019. (VOA/Arsène Séverin)
L'entrepreneur Vérone Mankou espère que les jeunes développeurs africains accèdent aux financements chinois, à Brazzaville, le 10 septembre 2019. (VOA/Arsène Séverin)


Un des orateurs du forum, l'entrepreneur Vérone Mankou, à qui l'Afrique doit sa première tablette, estime que la Chine est capable de soutenir les jeunes développeurs de logiciels et d'applications du continent.

"La Chine absorbe le grand nombre d'étudiants africains et congolais sur les formations qui concernent l’ingénierie en matière de télécommunications et du numérique. Nous attendons les Chinois dans l'établissement des projets, pas toujours dans les infrastructures, mais dans la conception des logiciels, d'applications et de services", a envisagé le jeune entrepreneur.

Les opérateurs économiques et les chefs d'entreprise constituent 52% de participants à ce forum. Paul Obambi, président de la chambre de Commerce de Brazzaville, appelle les gouvernants à améliorer le climat des affaires pour favoriser les investissements chinois.

"Je pense que c'est à nous de créer les conditions pour que l'Afrique soit attractive. Les financements sont nombreux dans le monde. Si nous nous organisons, si le cadre structurel est en place, si le cadre juridique est en place, s'il y a la sécurité des investissements, financer c'est facile", assuré le président Obambi.

Sur la tribune officielle, cinq chefs d'Etat, Paul Kagame du Rwanda, Joao Manuel Lorenço de l'Angola, Félix Antoine Tshisekedi de la RDC, Faustin-Archange Touadera de la RCA et Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville ont unanimement appelé les Chinois à mettre plus d'argent dans le développement de l'Afrique.

"Depuis le début des années 2000, l'appétit des pays africains pour les infrastructures a conduit nombre d'entre eux à gager leurs matières premières pour assurer ce financement. Le résultat de ces expériences est aujourd'hui fort mitigé", a déclaré le président de la RDC.

Avant d'ouvrir le forum, le président Sassou Nguesso a invité les Chinois à soutenir les jeunes entrepreneurs africains. « La maîtrise du numérique et de l'innovation technologique marquera encore, sans le moindre doute, les relations entre la Chine et l'Afrique. C'est pourquoi j'exhorte les investisseurs chinois à apporter un soutien significatif aux opérateurs africains dudit secteur », a-t-il conclu.

Des techniques d'interrogatoire américaines enseignées à Brazzaville

Des techniques d'interrogatoire américaines enseignées à Brazzaville
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Le FBI forme les gendarmes aux techniques d'interrogatoire à Brazzaville

L'ambassadeur des Etats Unis à Brazzaville, Todd Haskel, félicite un gendarme à la fin de la formation, à Brazzaville, le 6 septembre 2019. (VOA/Arsène Séverin)

Le FBI vient de former les policiers et les gendarmes du Congo-Brazzaville aux techniques d'interrogatoire qui respectent les droits des personnes. La police fédérale des Etats-Unis aide les agents congolais à mener notamment des auditions de personnes accusées traites d'êtres humains.

De nombreux Congolais se plaignent de la pratique de la torture par les agents de sécurité lors des arrestations, ou pour obtenir des aveux pendant la garde à vue.

"J'ai été torturé physiquement. Nous étions tranquillement en discussion avec des collègues au domicile de Mr. Clément Mierassa à Moungali lorsqu'un groupe de policiers est venu nous lancer des bombes lacrymogènes. J'ai été fauché et je suis tombé par terre", témoigne Eric Mampouya, un opposant au régime de Brazzaville.

Il ajoute : "J'ai reçu des coups de poing, des coups de matraque et, manu militari, on m'a jeté dans un véhicule BJ de la police. Nous étions onze, et nous avons été transportés à la DGST, sans que nous ayons fait quelque chose".

Ces témoignages de mauvais traitements sont récurrents. Et pour y mettre fin, les autorités envoient les officiers en formation.

Lieutenant de la gendarmerie Paul Sisca Diamesso, l'une des bénéficiaires de la formation avec le FBI, à Brazzaville, le 6 septembre 2019. (VOA/Arsène Séverin)
Lieutenant de la gendarmerie Paul Sisca Diamesso, l'une des bénéficiaires de la formation avec le FBI, à Brazzaville, le 6 septembre 2019. (VOA/Arsène Séverin)

Cette fois-ci, c'est le FBI qui s'est chargé de former une trentaine de policiers et gendarmes à la technique d'interrogatoire. Le lieutenant Paul Sisca Diamesso témoigne de nouvelles notions acquises.

"Chez nous, on ne doit pas être agressif. Eviter la torture, en tout cas pas de torture, ramener la personne à la raison en lui faisant croire que si elle collaborait, la gendarmerie ferait en sorte que sa sentence soit réduite", affirme l'officier de gendarmerie.

Lieutenant Aïgon Ndoudi satisfait de nouvelles techniques d'interrogatoire apprises auprès du FBI Brazzaville, le 6 septembre 2019. (VOA/Arsène Séverin)
Lieutenant Aïgon Ndoudi satisfait de nouvelles techniques d'interrogatoire apprises auprès du FBI Brazzaville, le 6 septembre 2019. (VOA/Arsène Séverin)

De même, le lieutenant de police Aïgon Ndoudi a retenu de bons moments de cette formation avec le FBI. "Cela a été un moment d'échange en terme d'outils techniques et tactiques, qui nous permettront de bien mener nos auditions et nos interrogatoires", témoigne-t-il.

La formation que les agents de FBI viennent de dispenser à Brazzaville vise avant tout les interrogatoires de personnes impliquées dans le trafic des êtres humains. Todd Haskell, l’ambassadeur des Etats-Unis à Brazzaville, indique que cette affaire est élevée en priorité dans son pays.

"Le président Donald Trump avait déclaré en février dernier que la lutte contre la traite des humains est l'une de nos grandes priorités", rappelle le diplomate américain.

Pour le Commandant de la gendarmerie congolaise, Paul Victor Moigny, il faut désormais que les interrogatoires tiennent compte du respect de la personne humaine.

"La République du Congo qui condamne fermement cette forme moderne d'esclavagisme pourrait désormais, en sus des dispositions existantes, s'appuyer sur cette nouvelle expertise mise à sa disposition par le FBI", dit-il, avant de s'adresser à sa troupe en ces termes : "Fort de cela, j'ai hâte de vous voir dès maintenant à l'œuvre, à la recherche de la manifestation de la vérité, sans jamais marcher sur la dignité de ceux que vous interrogez".

Les Brazzavillois restent impatients de voir la police et la gendarmerie humaniser les conditions d'arrestation et de détention, ainsi que les méthodes d'obtention des aveux.

Paris "attend des actes" de Brazzaville concernant l'opposant emprisonné Mokoko

Paris "attend des actes" de Brazzaville concernant l'opposant emprisonné Mokoko
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