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La procureure de la CPI en visite au Mali


Fatou Bensouda, procureure de la CPI, et Mamadou Ismaël Konate, ministre de la Justice au Mali, à Bamako, le 18 octobre 2017.

A Bamako, la procureure de la CPI a terminé sa visite de deux jours par une conférence de presse, lors de laquelle les préoccupations des journalistes ont porté sur l'affaire Haya Sanogo, les exactions commises au Mali et les cas d'impunités dans le nord et centre du pays.

Après avoir fait le tour de la ville de Bamako, à travers rencontres et audiences avec les autorités, c'est un parterre de journalistes qui attendaient Fatou Bensouda, et pour planter le décor c'est le ministre de la Justice qui a introduit les débats.

"Nous avons eu l'occasion de rencontrer les chefs militaires, et il était important qu'elle les rencontre après les reproches contre le corps militaire", a déclaré Maître Mamadou Ismaël Konate, ministre de la Justice.

Mamadou Ismaël Konate, à Bamako, Mali, le 18 octobre 2017. (VOA/Kassim Traoré)
Mamadou Ismaël Konate, à Bamako, Mali, le 18 octobre 2017. (VOA/Kassim Traoré)

L'affaire Amadou Haya Sanogo et compagnie a été la première question posée à la procureure de la CPI.

"Nous réunissant des preuves, et nous faisons notre travail, et les enquêtes continuent", a insisté Fatou Bensouda, procureure de la CPI.

La Cour pénale internationale n'ignore pas les importants efforts que le Mali est en train d'être fait au niveau de sa justice. C'est pourquoi la CPI veillera au grain, comme le souhaite les autorités maliennes.

Le ministre de la Justice du Mali se réjouit de la visite de la procureure de la CPI, il trouve qu'il y a encore du chemin a faire.

"Le Mali et la CPI travaillent ensemble pour que tous les crimes soient traités soit par la CPI, soit par le système judiciaire malien", explique-t-il.

Cette visite du procureur de la CPI est bien apprécié par certains maliens, comme Lassine Diawara, président du Biprem Fasoko.

"C'est une bonne chose qu'elle soit au Mali, et sa visite peut nous faire croire que d'autres criminels pourraient être jugés au Mali", confie-t-il.

En 2012, la CPI a été saisie officiellement par le gouvernement de la république du Mali, en vue d'ouvrir un examen préliminaire sur les événements qui avaient lieu au nord du Mali.

Kassim Traoré, correspondant à Bamako

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