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La prière reste suspendue à la Grande mosquée de Dakar, malgré la décision du président


Des pèlerins à la grande mosquée lors du Magal, à Touba, Sénégal, 8 novembre 2017. (VOA/Seydina Aba Gueye)

La décision du grand imam El Hadji Alioune Moussa Samba est significative en ce qu'elle concerne l'une des principales mosquées de Dakar, aux liens réputés étroits avec le pouvoir. Le président de ce pays musulman à plus de 90% s'y rend à l'occasion des grandes fêtes religieuses.

Une autre mosquée importante de la capitale, la Mosquée omarienne, restera elle aussi fermée jusqu'à nouvel ordre, ont indiqué ses responsables.

Mercredi, c'est l'Eglise catholique qui avait fait savoir que les prières collectives restaient suspendues. Les catholiques représentent environ 5% de la population.

Tous invoquent la persistance du risque sanitaire.

L'imam de la Grande mosquée de Dakar souligne ainsi que le nombre de contaminations croît de manière constante et que "les raisons évoquées pour la fermeture des mosquées restent aujourd'hui plus valables que jamais".

"Nous n'avons pas les moyens de faire respecter les gestes barrières", dit-il dans un communiqué.

Le président sénégalais a annoncé lundi soir, parmi une série d'assouplissements des restrictions d'activités, la réouverture des lieux de culte, fermés depuis fin mars. Il a exprimé la nécessité "d'apprendre à vivre en présence du virus" qui devrait continuer à circuler jusqu'en août ou septembre, selon lui.

La pression religieuse a été avancée dans les commentaires comme l'une des raisons, avec les impératifs économiques, de ces allègements.

Les responsables musulmans ont diversement réagi à l'annonce du président. Le chef de la puissante confrérie des mourides, Serigne Mountakha Mbacké, a fait connaître par son porte-parole les modalités de reprise de la prière collective: port du masque, lavage des mains et distanciation obligatoire.

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