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La presse mondiale célèbre la "Romantada" de l'AS Rome

Les joueurs de l'AS Roma célèbrent leur victoire lors du match retour contre Shakhtar Donetsk, Rome le 13 mars 2018.

Ce jeu de mots sur la spectaculaire remontée (1-4, 3-0) de l'AS Rome barre les Unes de L'Equipe en France et d'Il Tempo en Italie, pour célébrer l'exploit romain face au Barça, qui a résonné bien au delà des frontières de l'Europe.

Au Brésil, le quotidien généraliste de Rio O Globo parle ainsi de "qualification improbable". "C'était presque une mission impossible, mais ce n'est pas pour rien que le football est un sport si passionnant", peut-on encore lire.

Le quotidien sportif brésilien Lance titre "Historique! La Roma donne une leçon au Barça et se qualifie en demi-finales", et poursuit: "Avec un football enchanteur, la Louve a donné le tournis au Barça".

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Au pays du football roi, plusieurs médias évoquent également la belle performance d'Alisson, gardien titulaire de la Seleçao, et reproduisent ses déclarations d'après match: "Nous sommes entrés dans l'histoire du club, mais nous ne voulons pas nous arrêter là".

En Italie, évidemment, la presse est en "Extase", comme la Une de Tuttosport. "Impériaux! Une grande Roma renverse le Barça", exulte encore La Gazzetta dello Sport. "La Roma dans le mythe" acquiesce le Corriere dello sport.

En Catalogne, c'est la déprime après "La chute de Rome" comme le relate Mundo Deportivo, qui pleure "un Barça difficilement reconnaissable. (...) K.-O. en quarts après avoir été écrabouillé au stade Olympique".

- Barça, un "fiasco total" -

Le quotidien madridiste Marca dénonce quant à lui un "Fiasco total en Europe", stigmatisant le "Désastre à Rome de l'équipe de Valverde (coach)" et une "Remontada historique", cette fois infligée à un Barça bourreau du PSG la saison dernière sur le même mode (0-4; 6-1).

Toujours en Espagne, As frappe sa Une d'un "Batacazo culé" que l'on peut traduire par "Ecroulement barcelonais". Et Sport évoque un "Echec sans excuses", se flagellant encore avec "Débâcle: le Barça subit une remontée dans un match lamentable". Là encore, le coach des Blaugrana en prend pour son grade: "Sans stratégie, Valverde a choisi des options défensives et n'a pas su réagir à temps pour éviter l'élimination"

>> Lire aussi : Le Barça à Rome sur la route de ses ambitions

En Allemagne, Kicker, magazine du football, titre: "le Destin peut être si beau". "Aurait-on pu l'écrire mieux? La remontée sensationnelle de la Roma contre Barcelone a montré au monde du football que l'argent ne joue parfois aucun rôle. Ce scénario de mardi soir était en réalité parfait", peut-on encore y lire.

"Le Miracle de Rome - C'est ici que le rêve de triplé de Messi s'est effondré", s'exclame Bild, le quotidien le plus vendu d'Allemagne, qui a posté sur son site une photo du propriétaire américain de la Roma James Pallotta se jetant dans une fontaine de la Piazza del Popolo durant la fête populaire qui a suivi le match.

- "Dzeko a éclipsé Messi" -

"Et la surprise est venue de Rome", publie au Portugal le quotidien sportif A Bola en Une. "Le pouvoir de la Roma a réduit en cendres un Barça trop petit face à la grandeur du jeu", ajoute le quotidien dans ses pages intérieures. "Six minutes ont suffi pour entamer le naufrage catalan", souligne A Bola en référence au premier but de Dzeko.

"Le porte-avions par le fond!", clame l'autre grand quotidien sportif portugais Record. "Rome a réussi un retournement épique", observe pour sa part le quotidien généraliste Diario de Noticias.

En Angleterre, le Sun se moque d'un "Triste Barça" quand The Times décrit un "Barcelone abasourdi par le comeback de la Roma". The Times félicite le héros du match, Edin Dzeko, "une nuisance pour les défenseurs du Barça toute la nuit". En Bosnie, pays natal de Dzeko, le buteur est fêté.

Klix.ba, un des principaux sites d'information bosniens écrit: "Edin Dzeko a éclipsé Leo Messi" et "a laissé le grand Barcelone en ruines". "Le nom du Diamant(Dijamant, le surnom de Dzeko en Bosnie) n'a jamais retenti plus fort à l'Olimpico (stade de Rome)", titre le quotidien Oslobodjenje.


Avec AFP

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Mondial féminin : poussives, les Bleues terminent en tête de leur poule

Wendie Renard après son penalty durant le match Nigeria-France à Rennes en France le 17 juin 2019.

Auteures d'une piteuse prestation, les Bleues ont assuré la première place de leur poule grâce à un penalty de Wendie Renard contre le Nigeria lundi à Rennes (1-0), mais devront nettement élever leur niveau en 8e de finale du Mondial-2019.

La France a maintenant rendez-vous dimanche au Havre pour affronter le troisième du groupe C, D ou E en 8e. Même si les calculs sont difficiles à faire avant la fin du premier tour, il pourrait s'agir de l'Australie ou du Brésil, dans la poule C.

Il faudra en tout cas faire beaucoup mieux sur le terrain, malgré les trois succès de rang, une première pour la France en Mondial. Car les Françaises ont eu besoin d'un scénario rocambolesque pour s'en sortir face aux Nigérianes.

Après une faute contre Viviane Asseyi et le recours à la vidéo, l'arbitre a sorti le rouge contre Ngozi Ebere et sifflé un premier penalty, raté par Renard. Puis un deuxième dans la foulée, encore grâce à la VAR, en reprochant à la gardienne d'être sortie trop tôt sur la tentative initiale de la défenseure française...

Renard a cette fois marqué son 23e but en sélection et soufflé un grand coup, après 79 minutes de jeu indigentes, alors que le public breton très enthousiaste ne demandait qu'à s'enflammer.

- Thiney souffre -

Le match raté de Gaëtane Thiney, symbolisé par sa frappe dévissée à la 58e minute malgré un service impeccable de Delphine Cascarino, a incarné à merveille les difficultés françaises.

Très crispées, elles ont eu un mal fou à construire le jeu. Aucune de leurs tentatives n'a trouvé le cadre en première période: frappe de Viviane Asseyi à côté dès la 11e minute, tête au-dessus de Valérie Gauvin à la 14e ou une bonne reprise de volée d'Amandine Henry, encore à côté (17e).

Et les Bleues se sont surtout distinguées par leurs approximations, poussant la capitaine Amandine Henry à pester après Asseyi dès la 20e minute. Comme un air de Danemark-France au Mondial-2018 chez les garçons, pénible troisième match de poule des joueurs de Didier Deschamps...

Malgré un léger sursaut en deuxième période et les "Allez les Bleues!" du public pour une frappe dans le petit filet de Delphine Cascarino, elles n'ont guère fait mieux, entre les têtes non cadrées de Renard ou la frappe qui s'envole de Bilbaut.

Corinne Diacre, qui avait voulu ménager ses cadres avec quatre changements dans son onze de départ, à dû se résoudre à faire rentrer Eugenie Le Sommer et Kadidiatou Diani dès la 63e minute.

Bretonne de l'étape, Le Sommer a eu droit à une grande ovation des quelque 28.000 spectateurs du Roazhon Park.

Les Bleues pourront certes se dire qu'elles ont fait un sans-faute avec trois victoires conte la Corée du Sud 4-0, la Norvège 2-1 et ce triste Nigeria-France.

Mais l'éventuel quart de finale qui pourrait avoir lieu contre les Etats-Unis, championnes du monde en titre et impressionnantes depuis le début du tournoi, a de quoi faire peur.

- "Mieux que les garçons" -

Au moins, les Françaises pourront-elles s'appuyer sur leur public une nouvelle fois au rendez-vous au Roazhon Park, et son ambiance familiale dans les travées.

De nombreuses jeunes filles qui jouent au foot étaient venues admirer leurs aînées comme Amandine, fan.... d'Amandine Henry, milieu de terrain comme elle. "Moi, je trouve ça même mieux que les garçons. C'est plus tactique et elles se plaignent moins", lance-t-elle.

Venue avec sa soeur, Zohra, qui joue au club de Sablé-sur-Sarthe, arborait fièrement le maillot des Bleues. Cette adolescente de 15 ans "aime les rebondissements du foot féminin, les joueuses et leurs attitudes: elles ne sont pas là à crier quand il y a faute".

Sans doute, mais attention aux prochains matches...

Rubrique sport du 17 juin 2019 avec Yacouba Ouédraogo

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Mondial-2019 : l'Allemagne étouffe l'Afrique du Sud et termine première

L'équipe d'Allemagne avant son match contre l'Espagne à Valenciennes le 12 juin 2019.

Au rendez-vous des favorites. L'Allemagne a surclassé l'Afrique du Sud (4-0) pour remporter son groupe B du Mondial féminin de football, lundi à Montpellier.

Les doubles championnes du monde (2003, 2007) peuvent déjà penser à leur 8e de finale, samedi 22 juin à Grenoble, contre un des meilleurs troisièmes (du groupe A, C ou D).

Après deux victoires étriquées contre la Chine et l'Espagne (1-0 chaque fois), la Mannschaft est montée en régime, avec la même équipe de départ que contre la Roja.

La sélectionneuse Martina Voss-Tecklenburg n'a pas fait tourner, alors que la qualification était déjà en poche. "Nous voulions remporter ce match pour obtenir les 9 points", a-t-elle expliqué.

Elle était toujours privée de sa star Dzsenifer Marozsan (fracture de l'orteil du pied droit), qui ne sera pas forcément rétabli pour les 8es.

- Cadeaux -

Son équipe a aussi profité des cadeaux des Banyana-Banyana.

Pour sa première participation, l'Afrique du Sud est éliminée sans prendre le moindre point. Elle avait offert plus de résistance à l'Espagne (3-1) et à la Chine (1-0).

Mais dans la chaleur de Montpellier, elle a offert les deux premiers buts. D'abord sur un corner aisément repris de la tête par Melanie Leupolz, immobile et pourtant libre de tout marquage (14).

Un autre cadeau, de la gardienne sud-africaine, a offert le deuxième but à Sara Daebritz. Andline Dlamini, très bonne en-dehors de cette erreur, n'a pas contrôlé un centre-tir pas bien méchant de Verena Schweers (29).

Ce but, au moment où les Banyana-Banyana mettaient enfin le nez à la fenêtre, les a achevées.

L'Allemagne a enfin marqué un but construit, quand la capitaine Alexandra Popp a dévoré à l'impulsion Lebohang Ramalepe pour reprendre de la tête un centre de Svenja Huth (40).

Après la pause, Lina Magull a corsé l'addition, reprenant un ballon repoussé sur le poteau par Dlamini (58).

Les Sud-Africaines ont animé la fin du match. La véloce Thembi Kgatlana, buteuse contre l'Espagne, a bien failli sauver l'honneur, mais elle a perdu son duel avec Almuth Schutl (75).

Le bilan reste honorable pour la sélectionneuse, Desiree Ellis. "Nous avons réduit l'écart (avec les meilleures équipes), en continuant à travailler, en côtoyant le meilleur niveau, notre équipe n'a pas de limite", estime-t-elle.

Du coup, l'Allemagne n'a encaissé aucun but depuis le début du tournoi, elle a également soigné son attaque. Au rendez-vous des favorites.

Sporama

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France-Nigeria: "Très, très difficile" d'être footballeuse en Afrique, souligne Ordega

Francisca Ordega lors du match contre la Corée du Sud, le 12 juin 2019.

Fière de pouvoir représenter un modèle pour les Nigérianes, l'une des joueuses phares de la sélection, Francisca Ordega, a souligné dimanche à quel point il était "difficile pour les jeunes filles" de jouer au football en Afrique, à la veille du match du Mondial contre la France, à Rennes.

"Pas qu'au Nigeria, mais dans toute l'Afrique, il est très très très difficile pour les jeunes filles de jouer au football. C'est un grand défi. Les parents souvent ne l'autorisent pas. Ca été le cas dans ma communauté. C'était une décision difficile pour moi", a raconté la joueuse de 25 ans.

"Je suis heureuse d'avoir surmonté tout ça. Si certaines trouvent dans mon parcours des raisons d'espérer, si ça les pousse à croire en elles-mêmes, ça sera ma plus grande joie. Je pourrais me dire que j'ai réussi quelque chose même si ma carrière s'arrête aujourd'hui", a-t-elle ajouté sur le sujet.

Rubrique sport du 12 juin 2019 avec Yacouba
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Elle a aussi évoqué son maquillage qui suscite quelques polémiques sur les réseaux sociaux au Nigeria. "Je suis la même personne en dehors et sur le terrain. J'aime me maquiller quand je joue. Beaucoup de gens stigmatisent le football féminin en nous disant qu'on ressemble à des hommes. J'aime bien changer d'allure, car je sais que je suis unique ! Ca ne changera rien à ma personnalité ou à mes performances."

Le Nigeria affronte la France lundi à Rennes pour tenter d'arracher un billet pour les 8es de finale de la Coupe du monde féminine de football.

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