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Le Barça à Rome sur la route de ses ambitions

Lionel Messi a remonté in extremis deux buts de retard à Séville, 31 mars 2018.

Quasiment qualifié après sa victoire 4-1 au match aller, Barcelone sera mardi au Stade Olympique pour valider face à l'AS Rome son billet pour les demi-finales de la Ligue des champions, une étape de plus sur la route d'un triplé qui se précise.

Première saison de Guardiola au Barça en 2009 ? Triplé Liga-Coupe du Roi-Ligue des champions. Première saison de Luis Enrique au Barça en 2015 ? Triplé Liga-Coupe du Roi-Ligue des Champions. Et pour la première saison barcelonaise d'Ernesto Valverde ?

"Non, non. On n'a rien gagné. Les trois compétitions sont encore ouvertes. Ce qu'on veut pour l'instant c'est continuer à bien jouer et aller en demi-finale", a expliqué lundi le technicien basque, qui avait déjà assuré ce week-end "ne pas croire aux prophéties".

>> Lire aussi : Barcelone prend l'avantage sur la Roma (4-1) et se rapproche des demies

En tête de la Liga avec 11 points d'avance à sept journées de la fin, qualifié pour la finale de la Coupe du Roi qu'il disputera le 21 avril contre un Séville en plein doute, et en passe d'atteindre le dernier carré de la C1 pour la première fois depuis 2015, Barcelone réussit tout de même une saison remarquable et semble intouchable pour la Roma.

Battue 4-1 au Camp Nou au bout d'un match pourtant joué avec courage et personnalité, l'équipe giallorosso n'a d'ailleurs que peu de raisons d'y croire.

Invaincu en championnat comme en Ligue des champions cette saison, comment le Barça pourrait-il perdre avec trois buts d'écart face à une équipe encore battue 2-0 samedi à domicile par la Fiorentina ?

Le Stade Olympique sera plein, bien sûr, mais les 60.000 places ont été vendues plus sur l'excitation du tirage au sort que sur la foi d'une possible remontée.

Les tifosi romains se souviennent qu'il y a deux ans et demi, Florenzi a marqué à Ter Stegen un but merveilleux, de plus de 50 mètres. Ils peuvent aussi se dire que la Roma n'a pas encaissé le moindre but cette saison sur son terrain en Ligue des champions, mais la solidité défensive ne peut pas être un thème central quand on a trois buts de retard.

Lundi en conférence de presse, l'entraîneur Eusebio Di Francesco a tout de même rappelé aux joueurs et aux supporters qu'ils avaient "le devoir d'essayer".

"C'est un match qu'il faut aborder avec amour et passion. C'est l'occasion de démontrer qu'on mérite d'être là. On doit y croire jusqu'au bout pour espérer faire quelque chose d'inimaginable", a-t-il lancé, assurant qu'il alignerait "les meilleurs".

Mais la logique est double. Si même un très bon match ne suffira sans doute pas à renverser le Barça, il permettrait au moins de remettre la Roma dans le bon sens alors que se profile dimanche le derby face à la Lazio, d'une immense importance dans l'optique de la qualification pour la prochaine C1.

Côté barcelonais, l'approche du match est forcément plus simple. Les blaugrana n'ont pas besoin de réussir d'exploit et ont deux pistes possibles, endormir le match ou le tuer une bonne fois pour toutes.

"Nous sommes une équipe offensive, nous devons essayer de jouer l'attaque, mais nous n'aimons pas les matches qui vont d'un but à l'autre. Nous préférons les matches qui tournent autour d'un seul but", a prévenu Valverde, plus gestionnaire que certains de ses prédécesseurs.

>> Lire aussi : Messi propulse Barcelone en quarts de finale de la Ligue des champions

Pour assommer la Roma et ses tifosi, le technicien espagnol pourrait miser sur la vitesse de Dembélé et sait qu'il peut toujours compter sur Messi, ce "N.10 qui est assez bon", comme l'avait présenté dans un sourire le directeur sportif romain Monchi avant la première manche.

Auteur d'un triplé ce week-end face à Leganes, l'Argentin a déjà marqué à l'Olimpico, mais pas face à la Roma. C'était contre Manchester United en finale de la Ligue des Champions 2009. Là où le Barça veut revenir cette saison.


Avec AFP

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La page des sports du 23 avril avec Yacouba Ouédraogo

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L'ancien club d'Eto'o au bord de la banqueroute

Le milliardaire russe Suleiman Kerimov, propriétaire d'Anzhi Makhachkala lors d'un match contre le Lokomotiv de Moscou, Russie, le 17 novembre 2017

L'Anzhi Makhachkala, club russe qui s'était fait connaître au début des années 2010 en recrutant à prix d'or Roberto Carlos ou Samuel Eto'o, est au bord du dépôt de bilan, a prévenu son entraîneur, Magomed Adiyev.

"Le club souffre, et le mot est faible. Il est mourant", s'est alarmé Magomed Adiyev après une nouvelle défaite en championnat contre l'Akhmat Grozny (1-0). L'entraîneur en a appelé aux autorités locales pour sauver de la banqueroute le club du Daguestan, une république du Caucase russe.

Selon la presse russe, l'Anzhi Makhachkala est endetté à hauteur de 250 millions de roubles (3,5 millions d'euros) et peine à trouver de nouveaux sponsors, risquant de perdre sa licence professionnelle.

Alors détenu par le milliardaire russe Souleïman Kerimov, aujourd'hui mis en cause en France dans une affaire de fraude fiscale, l'Anzhi Makhachkala s'était fait connaître en 2011 en recrutant à prix d'or l'attaquant camerounais Samuel Eto'o, le défenseur brésilien Roberto Carlos ou encore l'entraîneur néerlandais Guus Hiddink.

"Cela ne donne pas une bonne image du Daguestan quand on dépose le bilan sans raison sérieuse (...). Un club avec une telle tradition, qui a eu tant de joueurs célèbres", a ajouté l'entraîneur du club russe.

Les autorités locales se disent au courant des difficultés de l'Anzhi Makhachkala, mais selon le service de presse de la République du Daguestan, cité sur le site internet de la Fédération russe de football, "il est trop tôt pour dire si le club pourra jouer au niveau professionnel la saison prochaine".

A six matches de la fin du championnat, Anzhi Makhachkala est 15e et avant-dernier du championnat. Le club affronte mercredi le CSKA Moscou (4e).

Raheem Sterling appelle à accentuer la lutte contre le racisme dans le foot

Raheem Sterling célèbre son but contre le Napoli à l'Etihad stadium, Angleterre, le 17 octobre 2017

L'attaquant de l'équipe d'Angleterre Raheem Sterling a décrit le problème du racisme dans le football comme étant "profond" et "loin d'être réglé", dans le cadre d'un manifeste publié par le Times mardi, qui propose des solutions pour tenter de lutter contre le fléau.

Signé par plusieurs grands noms du football et des personnalités politiques, le manifeste appelle notamment à promouvoir les personnes issues des minorités ethniques à des postes importants, tout comme à une plus grande sévérité dans les sanctions pour les insultes racistes, de la part des autorités du sport, mais aussi des médias sociaux et des sponsors.

"Il semble fou qu'en 2019 je ressente le besoin d'écrire un éditorial dans un journal pour appeler à des changements radicaux dans le sport que j'aime. Mais je le fais parce que le problème du racisme dans le football est grave, profond et loin d'être réglé", écrit Sterling dans le Times.

"Vous avez tous entendu parler des différents incidents racistes de ces derniers mois: les insultes que j'ai subies à Chelsea en jouant pour Manchester City, les huées subies par les joueurs noirs de l'équipe d''Angleterre au Monténégro, le traitement que le joueur de la Juventus Moise Kean a enduré en Italie, et les insultes sans fin dans les médias sociaux", détaille le joueur de Manchester City d'origine jamaïcaine.

"Mais ce n'est malheureusement que la pointe de l'iceberg. Dans le monde entier, les joueurs, les supporters et les entraîneurs noirs et asiatiques sont victimes de racisme. Tous les jours, de la pelouse des parcs à celle de la Ligue des champions. Les personnes qui dirigent le sport sont très loin d'en faire assez pour résoudre le problème", insiste Sterling.

Le joueur de Manchester City, devenu une figure de proue de la lutte contre le racisme après avoir été victime à plusieurs reprises d'insultes racistes, appelle donc par exemple à un retrait de neuf points en championnat et à trois matches à huis clos en cas d'insultes racistes.

NBA: les Bucks retrouvent les demi-finales de conférence, Utah se relance

Giannis Antetokounmpo, à gauche, contre Serge Ibaka, Oklahoma City, le 9 décembre 2014.

Les Milwaukee Bucks disputeront les demi-finales de la conférence Est des play-offs NBA pour la première fois depuis 18 ans, après leur quatrième victoire en quatre matches face aux Detroit Pistons (127-104) lundi.

Dans la conférence Ouest, Utah a évité l'élimination en remportant son premier match (107-91) contre Houston, mais les Rockets mènent toujours la série 3 victoires à 1.

Milwaukee a été porté par une nouvelle performance exceptionnelle de Giannis Antetokounmpo. Le Grec, candidat au titre de meilleur joueur de la saison (MVP), a marqué 41 points.

La meilleure équipe du Championnat 2018-2019, qui avait survolé les trois premiers matches, a difficilement démarré le quatrième, avant de se reprendre et de s'imposer par 23 points d'écart.

"C'est important de prendre une seconde ce soir pour savourer. C'est une bonne soirée pour Milwaukee. C'est une bonne soirée pour les Bucks", s'est réjoui l'entraîneur de la franchise du Wisconsin, Mike Budenholzer.

Milwaukee, qui n'a remporté qu'un seul titre NBA en 1971, a ainsi mis fin à une série de huit éliminations au premier tour des play-offs, dont trois lors des quatre dernières saisons.

"Je me souviens de notre première série de play-offs" en 2015, a déclaré Antetokounmpo, du haut de ses 24 ans. "Chicago, le dernier match, le match 6, ils nous avaient battus de 50 points ou un écart de dingue comme ça (120-66, ndlr). Quand on compare où nous étions et où nous sommes maintenant, c'est une aventure incroyable".

Les Bucks auront désormais du temps pour préparer leur rencontre face aux Boston Celtics, la franchise la plus titrée de l'histoire qui a elle aussi balayé son adversaire, Indiana, en le battant quatre fois.

- Le Jazz durcit le ton -

Point commun entre les deux équipes, Milwaukee est devenue la deuxième franchise de l'histoire des play-offs à remporter ses quatre matches du premier tour par au moins 15 points d'écart après Boston, en 1980.

Leurs victimes lors de cette série, les Detroit Pistons menés par Blake Griffin, ont établi un record en NBA avec une 14e défaite consécutive en séries éliminatoires. Cette série noire a débuté en 2008.

Dans l'autre conférence, les Utah Jazz ont gagné le droit d'y croire en dominant enfin les Houston Rockets de James Harden, grâce notamment à une fin de match pied au plancher de Donovan Mitchell, auteur de 19 points lors du dernier quart-temps remporté par son équipe 31-12.

"Ce n'est pas fini", a tonné l'arrière du Jazz, qui a marqué au total 31 points, soit un de plus que Harden. "Il nous en reste encore un, et encore un et encore un".

Le prochain match de la série est programmé mercredi à Houston. Utah devra encore s'imposer pour décrocher un match 6 dans sa salle vendredi et un éventuel match 7 décisif dimanche à Houston.

Pour Mitchell, le Jazz a enfin trouvé la clé pour renverser la tendance dans cette série mal engagée.

"Nous avons eu du mal au tir depuis le début de la série", a-t-il analysé. "Nous n'avons pas joué assez dur au début. Les deux derniers matches, nous avons durci le ton. Ce n'était pas possible que nous sortions comme ça."

- Résultats des matches du 1er tour des play-offs de la Ligue nord-américaine de basket (NBA), disputés lundi (toutes les séries se disputent au meilleur des sept matches):

. CONFERENCE EST

A Detroit,

Milwaukee bat Detroit 127 - 104

Milwaukee qualifié pour le prochain tour, vainqueur quatre victoires à zéro

. CONFERENCE OUEST

A Salt Lake City,

Utah bat Houston 107 à 91

Houston mène 3 victoire à 1

Avec AFP

Un policier fonce sur une procession de Pâques

Des policiers nigérians montent la garde devant le bureau de la Commission électorale nationale indépendante à Kaduna (Nigéria), le 16 février 2019.

Dix personnes ont été tuées, et trente blessées, lorsqu'un policier a foncé en voiture sur des enfants pendant une procession de Pâques, dans le nord-est du Nigeria, avant d'être à son tour tué par des fidèles en colère, selon des témoins et la police.

Le policier, qui n'était pas de permanence, a fauché une foule d'enfants qui défilaient pour la fête de Pâques dimanche soir, à Gombe, a rapporté lundi la porte-parole de la police locale, Mary Mallum.

En tout, "dix personnes ont été tuées, dont l'agent de police qui n'était pas en uniforme, et un paramilitaire qui l'accompagnait".

Les deux hommes ont été "attaqués et tués par la foule en colère", a-t-elle expliqué.

"30 enfants sont blessés et sont actuellement à l'hôpital", a ajouté Mme Mallum.

Selon des témoins contactés par l'AFP, la voiture a foncé délibérément sur la foule, à la suite d'une altercation, car la procession bloquait la route.

"La chauffeur s'est disputé avec les enfants, qui l'ont finalement laissé passer, mais de rage et de colère, il a fait demi-tour et leur a foncé dessus", a rapporté Isaac Kwadang, responsable d'un groupe de catéchisme.

"Il l'a fait en connaissance de cause", a affirmé M. Kwadang qui a assisté à la scène.

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