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La présidence reconnaît la gravité de l'état de santé d'Ali Bongo

Le président du Gabon, Ali Bongo Ondimba, lors d'une réunion sur les changements climatiques à Addis-Abeba, le 29 janvier 2018.

La présidence gabonaise a reconnu dimanche implicitement la gravité de l'état de santé du président Ali Bongo Ondimba, hospitalisé à Ryad en affirmant qu'"il est en phase de recouvrement de la plénitude de ses facultés physiques".

Depuis son hospitalisation le 24 octobre à Ryad, l'état de santé du président Bongo "s'est sensiblement amélioré", a déclaré Ike Ngouini, ajoutant qu'il est "en phase de recouvrement de la plénitude de ses facultés physiques".

Depuis son hospitalisation le 24 octobre à Ryad, l'état de santé du président Bongo "s'est sensiblement amélioré", a déclaré Ike Ngouoni, porte-parole de la présidence, ajoutant qu'il est "en phase de recouvrement de la plénitude de ses facultés physiques".

Le porte-parole a cité le dernier bulletin médical des médecins qui le soignent à l'hôpital de Ryad.

"Les premières explorations ont permis de constater un saignement justifiant une prise en charge médico-chirurgicale en secteur hautement spécialisé où " Ali Bongo "a subi des soins de supports appropriés et approfondis", selon ce bulletin.

"Selon l'équipe médicale", M. Bongo "amorce donc progressivement une phase de récupération physique très encourageante", selon Ike Ngouoni.

Une source étrangère proche du président Bongo a affirmé mercredi à l'AFP que le président gabonais "a eu un AVC" (accident vasculaire cérébral), cause de son hospitalisation.

"Le pronostic vital n'est plus engagé, il n'est plus sous respiration artificielle" et il se trouve toujours à Ryad, disait cette même source.

Le "chef de l'Etat continue d'exercer ses fonctions", précise le porte-parole de la présidence.

Le président Bongo n'a pas assisté dimanche à Paris aux cérémonies du centenaire de la fin de la première guerre mondiale, où il a été remplacé par son ministre des Affaires étrangères Régis Immongault, selon M. Ngouoni.

Au Gabon, l'absence d'informations sur l'état de santé du président et l'absence d'images alimente l'inquiétude et les rumeurs.

La dernière communication du porte-parole remonte au 28 octobre, où M. Ngouoni affirmait alors que le chef de l'Etat avait eu "un malaise" dû à une "fatigue sévère".

Le précédent Omar Bongo

Selon le cadre d'une multinationale présente au Gabon, localement "les affaires n'ont pas stoppé, mais mes dirigeants à l'international doivent avoir un oeil sur le déroulement des événements".

Les Gabonais ont en mémoire le black-out autour de la maladie du père d'Ali, le président Omar Bongo auquel il a succédé et qui, en 2009, gravement malade, avait été transféré à Barcelone.

Sa mort, annoncée publiquement le 8 juin 2009, avait été révélée la veille par un hebdomadaire français, mais démentie par le Premier ministre d'alors, Jean Eyeghe Ndong.

Ali Bongo est toujours officiellement attendu à Paris le 11 novembre à l'occasion du centenaire de la fin de la première guerre mondiale, selon une source diplomatique française.

Une possible vacance du pouvoir du président de la République doit être constatée par la Cour constitutionnelle, saisie par le gouvernement ou des bureaux du Parlement (Sénat et Assemblée nationale), selon la constitution gabonaise.

Le président du Sénat assure alors l'intérim jusqu'à l'organisation d'une élection présidentielle dans un délai maximum de 45 jours.

Mais en attendant, "personne ne sait ce qui se passe vraiment", selon un proche de la famille Bongo. "C'est comme dans un avion avant le crash", ajoute un militant du Parti démocratique gabonais (PDG) au pouvoir.

Un pouvoir aujourd'hui divisé autour de deux clans, selon un observateur politique.

"Un 'clan des durs' rassemble plusieurs généraux et conseilleurs autour de Frédéric Bongo, le frère du président et chef des services de renseignements. Il s'oppose au clan rassemblant le directeur de cabinet Brice Laccruche, la première dame et des membres du Mouvement des amis d'Ali Bongo Ondimba (Mogabo)", affirme-t-il.

Sans jamais citer le nom du président Bongo, l'opposant Jean Ping, candidat malheureux à la présidentielle de 2016 qui se proclame toujours "président élu", est sorti samedi de plusieurs mois de silence pour appeler au "rassemblement".

Avec AFP

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Le Gabon dans le Commonwealth: réactions mitigées à Libreville

Le Gabon dans le Commonwealth: réactions mitigées à Libreville
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Le Gabon et le Togo désormais membres du Commonwealth

ARCHIVES - Les présidents Ali Bongo Ondimba du Gabon (à gauche) et Faure Gnassingbe du Togo assistent à l'ouverture d'une réunion des dirigeants d'Afrique de l'Ouest et du Centre sur la sécurité maritime à Yaoundé, au Cameroun, le 24 juin 2013.

Le Gabon et le Togo ont rejoint samedi le Commonwealth, devenant ainsi les dernières nations sans liens historiques avec le Royaume-Uni à entrer dans le club anglophone dirigé par la reine Elizabeth II.

Le Commonwealth, qui est composé de 54 pays dont la plupart sont d'anciennes colonies britanniques, a accepté la demande d'adhésion du Togo et du Gabon au dernier jour de son sommet au Rwanda.

"Nous avons admis le Gabon et le Togo comme nouveaux membres, et nous leur souhaitons tous la bienvenue dans la famille du Commonwealth", a déclaré le président rwandais Paul Kagame lors de la conférence de presse de clôture.

Le Gabon et le Togo, pays francophones d'Afrique de l'Ouest, sont les premiers nouveaux membres à rejoindre le Commonwealth depuis le Rwanda en 2009.

Le Gabon et le Togo frappent à la porte du Commonwealth: enjeux et défis
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Le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a déclaré que l'adhésion au Commonwealth et ses 2,5 milliards de consommateurs offraient de nouvelles opportunités économiques et éducatives et suscitait un "engouement" pour l'anglais parmi ses compatriotes.

"L'adhésion du Togo est motivée par le désir d'étendre son réseau diplomatique, politique et économique (...) et de se rapprocher du monde anglophone", a-t-il déclaré à l'AFP. Elle permet également à la petite nation en développement de 8,5 millions d'habitants de redéfinir les relations bilatérales avec le Royaume-Uni en dehors de l'UE après le Brexit, a-t-il ajouté.

Les deux pays francophones ont également demandé leur adhésion au Commonwealth ces dernières années pour s'éloigner de la France, ont estimé des analystes.

Pour le politologue togolais Mohamed Madi Djabakate, cette décision sera bien accueillie car l'influence française au Togo est souvent critiquée.

"L'adhésion n'a pas été discutée avec le peuple togolais. C'est une décision unilatérale du gouvernement", qui n'est toutefois pas impopulaire auprès des Togolais qui "progressivement voient en la politique étrangère de la France les raisons de la stagnation du pays", estime-t-il.

"Le Togo rejoint le Commonwhealth qui, pour beaucoup, est mieux que le partage de la langue et de la culture française qui à la fin de la journée ne fait pas la promotion du développement", selon l'analyste.

"Nouveau chapitre"

L'adhésion du Rwanda au Commonwealth est intervenue à un moment de grande tension entre Kigali et Paris. Kigali a noué des liens étroits avec Londres dans les années qui ont suivi son admission, qui se sont notamment illustrés cette année avec la conclusion d'un accord controversé sur les migrants.

De son côté, le président gabonais Ali Bongo a déclaré que son pays écrivait "l'histoire" en rejoignant le Commonwealth.

"Soixante-deux ans après son indépendance, notre pays s'apprête à ouvrir un nouveau chapitre de son histoire", a déclaré M. Bongo dans un communiqué sur Twitter. "De nombreuses opportunités s'offrent à nous sur le plan économique, diplomatique et culturel".

L'admission du Togo et du Gabon au sein du Commonwealth intervient dans un contexte de débats persistants sur sa pertinence et ses objectifs.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a déclaré que l'intérêt des nouveaux membres prouve que l'organisation se porte bien.

Mais cela pourrait également soulever des questions sur l'engagement du Commonwealth envers la bonne gouvernance et la démocratie, valeurs fondamentales de sa charte.

Le Gabon riche en pétrole, ancienne colonie française sur l'océan Atlantique, est gouverné par la famille Bongo depuis 55 ans.

Ali Bongo a succédé à son père après son décès à la tête du Gabon et a été reconduit au pouvoir en 2016 à la suite d'une élection entachée de violences meurtrières et d'allégations de fraude.

Le Togo, ancienne colonie allemande puis française, est également sous domination dynastique depuis plus d'un demi-siècle.

Le général Gnassingbe Eyadema a dirigé le pays d'une main de fer de 1967 jusqu'à sa mort en 2005, date à laquelle son fils Faure Gnassingbe a pris le pouvoir. Il a été réélu au cours de scrutins qui ont tous été contestés par l'opposition.

Né de l'Empire britannique, le Commonwealth représente un tiers de l'humanité et s'étend sur des nations d'Afrique, d'Asie, d'Europe et des Amériques.

Le Mozambique, une ancienne colonie portugaise, est devenu le premier membre du Commonwealth sans liens historiques avec le Royaume-Uni lors de son adhésion en 1995.

Le Gabon et le Togo frappent à la porte du Commonwealth: enjeux et défis

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Libreville veut entrer dans le Commonwealth

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Libreville abritera la Semaine africaine du climat fin août

Une vue générale de la capitale du Gabon, Libreville, le 29 janvier 2012.

Le Gabon accueillera du 29 août au 1er septembre la Semaine africaine du climat, une conférence organisée sur chaque continent par l'ONU pour préparer la COP 27 afin de "résoudre les défis urgents" du changement climatique, ont annoncé jeudi les Nations unies.

L'objectif de cette rencontre, qui se tiendra dans la capitale Libreville, est de "s'attaquer aux inégalités sociales et d'investir dans un développement qui est bon pour l'humanité et la nature", selon un communiqué de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) ou ONU-Climat.

L'édition 2021 de la Semaine africaine du climat, en Ouganda, avait rassemblé 4.500 participants, notamment des représentants des gouvernements, des chefs d'entreprises et des membres de la société civile.

"C'est la reconnaissance du rôle décisif joué par notre pays dans la lutte contre les dérèglements climatiques. Il n'y a pas de fatalité. Le temps est à l'action !", a tweeté le président gabonais Ali Bongo Ondimba.

Selon l'ONU-Climat, cette rencontre est une "étape clé" avant la COP 27 en novembre en Egypte.

Le continent est confronté à des épisodes climatiques extrêmes. La Corne de l'Afrique est notamment frappée par une sécheresse menaçant de famine des dizaines de millions d'habitants.

Les effets du changement climatique ont fait perdre 20% de croissance aux pays les plus exposés depuis l'an 2000, selon une étude réalisée pour Climate vulnerable forum (CVF), un groupe de 55 pays d'Afrique, d'Asie-Pacifique, d'Amérique latine et des Caraïbes, et publiée le 8 juin.

Le Gabon est situé en plein coeur de la forêt tropicale d'Afrique centrale, appelée "le deuxième poumon de la terre", après l'Amazonie, et Libreville est souvent citée pour son combat pour préserver sa biodiversité.

Le Gabon été, en juin 2021, le premier pays africain à être rétribué par des fonds internationaux pour sa contribution à l'absorption du CO2 dans le monde grâce à ses programmes de préservation de sa forêt, dont sont recouverts 90% de son territoire. Et Libreville plaide pour l'instauration dans le monde de "crédits biodiversité" sur le modèle des crédits carbone.

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