Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Basketball

La NBA au temps du coronavirus, saison 2: la chasse aux Lakers est ouverte

Les Los Angeles Lakers fêtent leur titre de champions NBA 2020, USA, le 11 octobre 2020.

La chasse aux Lakers peut commencer: mardi s'ouvre une intrigante 75e saison NBA, avec autant de prétendants aux titres, Clippers, Bucks, Nets, que d'incertitudes dans le contexte disruptif de la persistante pandémie de coronavirus.

Il y a 70 jours, LeBron James redevenait officiellement le "King", remportant un 4e sacre avec une 3e équipe différente après Miami et Cleveland. Et Los Angeles de rejoindre Boston au Panthéon des franchises les plus titrées (17), au terme d'une saison passée proche de l'annulation à cause du Covid-19 et de l'implosion avec la lutte contre l'injustice raciale, qui s'est traduite par un boycott de match pendant les play-offs.

Ce contexte éprouvant devrait continuer d'accompagner le quotidien des stars de la balle orange tout au long de l'année qui vient.

Mue par une situation économique chancelante après avoir perdu 1,4 milliard de dollars de revenus sur la saison 2019/2020, la NBA n'a pas attendu longtemps pour faire démarrer en cette période de Noël, synonyme de grosses audiences télévisées, la saison régulière légèrement réduite à 72 matches.

L'épilogue a été fixé au plus tard le 22 juillet, soit à la veille du début des Jeux olympiques de Tokyo, l'autre objectif de nombre de stars internationales.

Ce calendrier n'a pas ravi tout le monde, James et les Lakers notamment, ainsi que le Heat, finaliste malheureux le 11 octobre, qui auront vécu l'intersaison la plus courte de l'histoire de la ligue en conclusion de l'exercice le plus long (un an). Mais le business primant, l'accord a été scellé sans difficulté.

- Poignées de fans -

La ligue a voulu que les matches se déroulent à domicile et à l'extérieur. Même si la bulle de Disney World a été un succès, restant hermétique au virus pendant trois mois et demi, cette option n'a pas été reconduite.

Pour plusieurs raisons: le coût, l'éloignement des familles, ainsi que la volonté de ramener les fans dans les salles, sur la foi de tests rapides à leur arrivée sur sites.

Mais pour l'heure, aux Etats-Unis où la pandémie n'a jamais été aussi galopante, seule une poignée de franchises, sur les trente de la ligue, prévoient d'accueillir un petit nombre de spectateurs (Utah, Houston, New Orleans, Orlando, Memphis, Toronto), les autres s'imposant le huis clos.

Les Raptors, champions en 2019, ont eux dû se délocaliser à Tampa Bay (Floride), le Canada imposant notamment une quatorzaine à toute personne entrant dans le pays, rendant incompatible le séjour classique, de deux-trois jours, d'une équipe venant jouer à Toronto.

Pour limiter les risques liés au virus, une réduction de 25% des déplacements a été opérée, notamment avec des "back-to-back" proposant une même affiche deux jours d'affilée dans la même salle.

Depuis que les joueurs ont repris l'entraînement, la NBA a recensé 48 cas positifs sur 546 tests au cours de la première semaine, 8 nouveaux sur la deuxième et un seul sur la dernière en date.

- "Une année difficile encore" -

Ses protocoles semblent donc fonctionner. Mais la crainte qu'une épidémie décime un effectif reste grande. "Quelle équipe n'aura pas de membre testé positif ?", s'interroge Luka Doncic, le prodige slovène de Dallas.

"Ca va arriver, sans qu'on sache forcément comment", abonde le meneur de Toronto Kyle Lowry. "Mais les joueurs, les équipes, la ligue, on devra aller de l'avant. Ce sera une année difficile encore."

Ultra-présent dans la bulle de Disney World, Black Lives Matter ne s'affichera pas sur les parquets, ni les slogans au dos des maillots des joueurs, pour dénoncer l'injustice raciale. Mais la lutte continuera ont promis les joueurs, qui n'hésiteront pas à prendre la parole quand cela s'imposera.

"Il nous faut maintenir ce combat au quotidien. On est des exemples pour les jeunes. On doit leur montrer qu'il faut se battre pour ce que l'on croit et ce que l'on est", explique à l'AFP Nicolas Batum.

L'ailier Français se battra pour le titre de champion, au sein de Clippers revanchards après leur récent échec en play-offs. Ils défieront mardi les Lakers, favoris à leur propre succession et qui cherchent à devenir la franchise la plus titrée de l'histoire. Statut encore partagé avec Boston (17 sacres chacun).

Les autres prétendants ne manqueront pas: Milwaukee, qui vient d'offrir le contrat le plus juteux de l'histoire au double MVP Giannis Antetokounmpo, Brooklyn qui va enfin étrenner son duo de choc Kevin Durant/Kyrie Irving, sans oublier le dernier finaliste Miami.

Toutes les actualités

Sport avec Yacouba Ouédraogo: polémique à la CAF

Sport avec Yacouba Ouédraogo: polémique à la CAF
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:04:03 0:00

Joakim Noah raccroche ses baskets, après 13 saisons en NBA

Joakim Noah raccroche ses baskets, après 13 saisons en NBA
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:00 0:00

NBA: le Jazz porté par ses snipers, coup d'arrêt pour les Lakers

Rudy Gobert du Utah Jazz marque contre les Charlotte Hornets, USA, le 22 février 2021.

L'Utah Jazz, leader de la conférence Ouest, a battu Charlotte 132-110 lundi en NBA, bien aidé par ses 28 paniers à trois points, tandis que les Lakers ont subi la loi de Washington en prolongation (127-124).

Dans les autres matches de la soirée, le finaliste de la saison 2020 Miami a battu Oklahoma City 108-94 et les Phoenix Suns ont gagné 132-100 contre Portland.
- Le Jazz souverain, et de loin ! -
Les équipiers de Rudy Gobert régnaient déjà sur la conférence Ouest. Lundi, ils ont varié les plaisirs et soigné leurs statistiques, en inscrivant 28 paniers à trois points - un record pour la franchise - pour dominer les Hornets 132-110.

Parmi les joueurs les plus prolifiques, Joe Ingles et Georges Niang ont chacun marqué sept paniers de loin, Jordan Clarkson en a inscrit cinq et Mike Conley quatre.

"Je n'ai jamais été un spécialiste des maths, mais ça fait beaucoup de points!" a plaisanté Niang, cité sur le site du Jazz. Son coéquipier Donovan Mitchell a salué la "volonté" et le "caractère" de la franchise de Salt Lake City, menée de trois points à la mi-temps (67-64).

Avec 23 points (et huit passes), Mitchell a été le meilleur marqueur du match. Ingles (21 pts, 5 rbds, 6 passes), Clarkson et Niang ont également franchi la barre des vingt points, et Gobert en a marqué 10 et intercepté 12 rebonds.

Battu vendredi par les Clippers, le leader à l'Ouest n'a pas tardé à se remettre en marche pour conquérir sa dixième victoire en onze matches, avant un match au sommet prévu mercredi contre les Lakers. Les Hornets sont neuvièmes à l'Est.

- Prolongation fatale pour les Lakers -

Début février, les champions en titre avaient dû disputer des prolongations lors de trois matches d'affilée, avec à chaque fois une victoire à la clé. Lundi, l'"overtime" aura été fatal aux Lakers, battus 127-124 par Washington.

Le revers confirme les trajectoires inverses des Wizards, relégués en fond de classement (13e à l'Est) mais qui viennent de signer leur cinquième victoire de rang, et les Lakers, sur le podium à l'Ouest malgré une troisième défaite consécutive.

Pour les "Angelenos", si les contre-performances face à Brooklyn puis Miami pouvaient s'expliquer par la qualité de l'adversaire, le résultat obtenu contre les Wizards est plus inquiétant.

Washington a pu compter sur Russell Westbrook, passé à un cheveu du "triple-double" (32 pts, 14 rbds, 9 passes) et Bradley Beal (33 pts, 7 rbds, 6 passes).

Le N.3 des Wizards tourne à une moyenne de 32,9 points, des statistiques inégalées cette saison.

Au coude-à-coude avec les Clippers (2e) au classement de la conférence Ouest, les Lakers voient grossir Phoenix dans leur rétroviseur.

Quatrièmes, les Suns ne comptent plus que deux succès de moins après leur nette victoire (132-100) contre Portland. Les 34 points de Devin Booker en ont fait le joueur le plus prolifique de la soirée.

Au Texas, Dallas a gagné contre Memphis (102-92) le premier match qu'il disputait depuis le 14 février. Les duels contre Detroit et Houston, prévus les 17 et 19 février, avaient été reportés en raison de la forte tempête hivernale dans l'Etat américain.

Houston a également joué lundi dans sa salle mais a été battu 120-100 par Chicago, sa huitième défaite de suite. Les Rockets sont 14e à l'Ouest, les Mavericks 9e et Memphis 10e. A l'Est, Chicago se classe 8e.

Vingt ans après, Pau Gasol revient au Barça

Pau Gasol s'entraine au centre d'entraînement du FC Barcelone, Espagne, le 6 octobre 2011.

Il est de retour: presque 20 ans après son départ, le pivot emblématique espagnol Pau Gasol va retrouver à 40 ans son club formateur, le FC Barcelone, jusqu'à la fin de la saison.

"Pau Gasol revient au Barça. Et y restera jusqu'au 30 juin 2021": c'est avec ces mots que le club catalan a rendu la nouvelle officielle mardi après-midi dans un communiqué.

"Je suis très content d'annoncer que je reviens à la maison et que j'intègrerai bientôt les rangs du FC Barcelone. Je veux mettre mes qualités et mon expérience à la disposition du club à un moment-clé de la saison", a de son côté indiqué Pau Gasol dans un communiqué diffusé sur son compte Twitter.

Selon la presse espagnole, le Barça, qui recherchait un pivot depuis l'été dernier, a suivi avec attention l'évolution de la fracture du scaphoïde tarsien du pied gauche qui a éloigné le grand Espagnol (2,16 m) des parquets pendant quasiment deux ans, et lui a offert une place dans son effectif.

Il sera sous les ordres de l'entraîneur Sarunas Jasikevicius, avec qui il avait évolué au début du millénaire chez les Blaugranas, et retrouvera l'intérieur Nikola Mirotic, avec qui il a joué à Chicago et à Milwaukee en NBA.

"Bienvenu chez toi, Pau", a réagi Mirotic dans une vidéo postée sur Twitter par le Barça.

- "Jour heureux" -

Gasol pourra disputer l'Euroligue avec le Barça qui a jusqu'à mercredi, date limite pour inscrire une recrue qui n'a pas encore disputé la moindre minute dans la reine des compétitions européennes cette saison.

L'objectif: gagner le seul grand titre de clubs qui échappe encore à son palmarès... alors que le Barça trône déjà au sommet de l'Europe.

Un retour aux sources qui fait sensation en Espagne: meilleur joueur de l'histoire du basket espagnol, Pau Gasol avait rejoint le Barça à 16 ans, en 1996, avant de le quitter cinq ans plus tard pour la NBA, où il a passé 18 années et a remporté deux titres (2009 et 2010) avec les Los Angeles Lakers.

Les journaux sportifs catalans s'étaient déjà enflammés lundi: Sport avait fait sa Une en titrant "Bombe Pau Gasol !", tandis que Mundo Deportivo avait avancé "Pau revient", avec une photo d'archives pleine page de Gasol devant l'écusson du Barça, le pouce levé.

"C'est un jour heureux, parce que cela signifie que Pau est dans la phase finale de son rétablissement", s'est réjoui Jorge Garbajosa, ex-coéquipier de Gasol au sein de la Roja et désormais président de la Fédération espagnole de basket.

- Objectif Tokyo -

"Cela nous remplit d'enthousiasme, et on espère que, à court ou moyen terme, ses sensations seront assez bonnes pour (...) qu'il puisse réintégrer sa famille, la famille de la sélection", a ajouté Garbajosa.

Pour sa dernière saison au Barça, en 2000-2001, Gasol avait terminé MVP des finales du championnat d'Espagne que le Barça avait remporté 3-0 face au Real Madrid, et sacré en Coupe du Roi... Le tout à seulement 20 ans.

Il rejoindra ensuite la prestigieuse Ligue professionnelle nord-américaine, où il passera l'essentiel de sa carrière entre Memphis (2001-2008) et les Los Angeles Lakers (2008-2014), aux côtés de son ami Kobe Bryant.

Il effectuera ensuite des piges à Chicago (2014-2016), San Antonio (2016-2019), et Milwaukee (2019), avant d'observer une pause forcée en raison des blessures à son pied gauche.

L'international espagnol (208 sélections) souhaite terminer sa carrière aux JO de Tokyo, qui ont été repoussés de l'été 2020 à l'été 2021 en raison de la pandémie de coronavirus. Ce sera ses cinquièmes Jeux, après Athènes en 2004 (7e), Pékin en 2008 (2e), Londres en 2012 (2e) et Rio en 2016 (3e).

NBA: Philadelphie sent le souffle des Nets, les Bucks et les Raptors confirment

Pascal Siakam de Toronto s'échauffe avant un match contre Philadelphie, USA, le 8 décembre 2019.

Les Brooklyn Nets ont signé une sixième victoire de rang dimanche en NBA contre les Clippers (112-108) et profitent de leur succès pour fondre sur le leader de la conférence Est Philadelphie, battu 110-103 par Toronto.

Après un début de saison poussif, les Canadiens confirment leur net regain de forme, comme les Milwaukee Bucks qui ont dominé les Sacramento Kings 128-115, grâce à un Giannis Antetokounmpo à nouveau étincelant.

- Les Nets émergent face aux Clippers -

Dans le choc de la soirée, James Harden a pris le dessus sur Paul George, et les Nets sont repartis victorieux du périlleux déplacement chez les Clippers.

Avec 37 points, contre 34 pour George, "The Beard" a porté chance aux New-Yorkais, qui signent leur sixième victoire de rang après avoir longtemps soufflé le chaud et le froid cette saison.


Conséquence directe de cette régularité, la première place de la conférence Est en vue. Avec vingt victoires chacun depuis le début de la saison, Philadelphie et Brooklyn sont au coude-à-coude, les Sixers conservant l'avantage grâce à leur nombre inférieur de défaites (onze, contre douze pour les New-Yorkais).

Dimanche au Staples Center, les Nets sont passés à l'offensive lors du deuxième quart-temps (30-21, 58-51 à la mi-temps) et ont contenu le retour de leurs hôtes dans le quatrième.

"C'était notre meilleure partie de match", s'est félicité l'entraîneur de Brooklyn Steve Nash. "On n'a pas perdu la balle, on a tiré... Quand on parvient à contenir une équipe comme celle (des Clippers) à 21 points dans un quart-temps, c'est la base" d'une bonne performance, a-t-il estimé.

Harden (11 rebonds et 7 passes) et Kyrie Irving (28 pts et 8 passes) se sont particulièrement illustrés, comme Paul George (6 rbds, 7 passes) et Kawhi Leonard (29 pts, 13 rbds) dans le camp adverse.

Kevin Durant, toujours blessé, n'a pas joué.

Malgré leur défaite, les Clippers restent bien installés sur la 3e marche du podium à l'Ouest, derrière le Jazz et les Lakers, qui n'ont pas joué dimanche.

- Toronto continue son numéro -

Les Raptors sont de retour, et les Sixers en ont fait les frais dimanche: le leader de la conférence Est s'est incliné 110-103 contre les champions 2019.

Porté par Pascal Siakam (7 rbds et 8 passes) et Fred VanVleet (5 rbds et 9 passes), tous les deux à 23 points, Toronto a aligné une quatrième victoire de rang, dans "sa" salle de Tampa, où il évolue cette saison en raison des restrictions imposées par les autorités canadiennes en lien avec la pandémie de Covid-19.

Trois autres joueurs des Raptors ont franchi la barre des 10 points (OG Anunoby, Norman Powell et Chris Boucher), face aux Sixers à nouveau dépendants du trio Tobias Harris (13 pts et 7 passes)-Joel Embiid (25 pts et 17 rbds)-Ben Simmons (28 pts, 9 rbds et 5 passes).

Grâce à leur prestation collective, les Canadiens sont cinquièmes à l'Est, devant les Celtics qui ont perdu (120-115) en prolongation à La Nouvelle-Orléans.


- Les Bucks redémarrent -

Après un creux de huit jours au milieu du mois, lors duquel ils ont encaissé cinq défaites de rang, les Bucks remettent la marche avant.

Transcendés par les 38 points et les 18 rebonds de leur vedette Giannis Antetokounmpo, ils ont battu dimanche les Sacramento Kings 128-115.

Khris Middleton a efficacement secondé le "Greek Freak", avec 32 points, huit rebonds et six passes.

"Nous jouons ensemble depuis huit ans (...) Je sais quand il se sent bien, dans ce genre de situations il vaut mieux se barrer de son chemin", a affirmé le double MVP au sujet de Middleton.

A l'Ouest, la 24e défaite de la saison a été celle de trop pour l'entraîneur des Minnesota Timberwolves Ryan Saunders, remercié après le revers concédé contre les Knicks (103-99).

La série noire continue aussi pour les Cleveland Cavaliers, défaits pour le 10e match d'affilée (117-101 contre Oklahoma City).

Voir plus

XS
SM
MD
LG