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Finale NBA: Les Lakers et LeBron James à une victoire du sacre

Anthony Davis des Los Angeles Lakers crie de joie aprè un shoot contre le Miami Heat dans la finale NBA, USA, le 6 octobre 2020.

A une victoire du sacre: les Lakers, dans le sillage de LeBron James en mode guerrier, ont battu péniblement Miami (102-96), désormais dos au mur dans cette finale NBA, qui a peut-être définitivement basculé mardi soir chez Disney World.

"Aaaaaaaahhh!!!!" Le cri a fendu l'air climatisé de l'AdventHealth Arena à 39 sec 5/10e de la fin du match, après le shoot à trois points tout aussi glacial d'Anthony Davis, pas toujours à la fête offensivement, mais terriblement "clutch", c'est à dire "tueur" dans les tous derniers instants. En s'exclamant de la sorte, avant de taper fort dans la main de son ailier, James a trahi autant de joie et de soulagement.

Car le Heat, toujours aussi tenace et courageux, a tenu tête à ces Lakers qu'on sentait néanmoins mieux armés pour s'imposer. Or si Miami a fini par plier, c'est aussi parce que l'intensité défensive californienne a été jusqu'au bout sans relâche.

Davis, après son tir, a ainsi infligé un gros contre à Jimmy Butler, son quatrième du match qui a pesé autant que ses 22 points (9 rbds). Preuve qu'il a été terriblement dissuasif.

"Dans ce match, il y a eu des moments de vérité à la fin et le fait est qu'ils les ont gagnés", a commenté l'entraîneur de Miami Erik Spolestra, promettant toutefois que son équipe saura "répondre".

- "Moments de vérité" -

Avant de faire leurs ces "moments de vérité" avec Davis et de le féliciter, James a pourtant plusieurs fois pesté à son endroit, sur quelques actions où leur mésentente, inhabituelle cette saison, a provoqué plusieurs pertes de balles. Quinze au total pour l'équipe, dont six pour "LBJ".

Ce qui est trop. Mais pour le reste, au cours de ce match crucial où il s'est aussi souvent plaint des décisions arbitrales - preuve de la tension qui l'habitait -, le "King" a répondu présent, en joueur dominant qu'il sait toujours être à 35 ans. Son dunk du 1er quart-temps, au bout d'une course folle, où il a en chemin envoyé valser le pauvre Tyler Herro qui tentait de s'interposer en est l'illustration.

Il a été de tous les combats offensivement et défensivement, tutoyant encore le triple-double (28 pts à 50% aux tirs, 12 rbds, 8 passes). Son langage corporel était celui d'un général sur le chemin de la victoire.

Autre clé du succès des Lakers, en quête d'un 17e titre record (que seul détient pour l'heure Boston), les 15 points de Kentavious Caldwell-Pope, auteur de deux shoots importants dans le money-time, après dix points d'affilée en début de match.

Enfin, L.A. a su contenir la star d'en face, Jimmy Butler, qui avait quasiment à lui seul, avec un triple-double à 40 points, permis à Miami de réduire l'écart à 2-1.

- "Le travail n'est pas fini" -

Cette fois, l'ailier, apparu fatigué en fin de match, a dû "se contenter" de 22 pts, tout en frôlant lui aussi le triple-double (10 rbds, 9 passes). Preuve malgré tout de son impact positif sur le jeu du Heat.

Une performance solide, mais insuffisante. D'autant plus que les Floridiens ont une nouvelle fois dû se passer des services du meneur Goran Dragic (aponévrose plantaire) dont l'apport offensif se situe autour des 20 points en moyenne.

En revanche, le pivot Bam Adebayo était bien de retour, lui qui souffrait depuis six jours de tensions cervicales. Il a été bon (15 pts, 7 rbds) mais a peu pesé en seconde période, certainement en manque de jus, contrairement au rookie Tyler Herro, auteur de 9 de ses 21 dans le money-time. En vain.

A présent, Miami, dont c'est la sixième finale en quinze ans (3 ont été remportées en 2006, 2012, 2013), se retrouve dos au mur, contraint de gagner tous les matches qui viennent, à commencer par le cinquième vendredi. Sans quoi James et ses Lakers seront au septième ciel.

"Le travail n'est pas fini", a toutefois prévenu "LBJ". "Nous avons l'occasion de bien récupérer avec une journée de repos supplémentaire. Mais je continuerai à travailler, je continuerai à ne pas dormir, jusqu'à ce que le travail soit terminé."

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NBA: La Draft 2020 s'apprête à délivrer son verdict

Anthony Davis des Los Angeles Lakers lors d'un match contre Miami en Floride, USA, le 6 octobre 2020.

LaMelo Ball, Anthony Edwards, James Wiseman, un invité surprise: quel jeune talent sera choisi le premier par les Minnesota Timberwolves ? C'est la grande question que se pose la NBA avant la Draft 2020 au dénouement particulièrement incertain mercredi.

Coronavirus oblige, c'est par visioconférence que se déroulera cette cérémonie. A partir de 20h00 locales (01h00 GMT jeudi), le patron de la ligue Adam Silver prononcera le nom de l'heureux joueur drafté le premier, suivi des 29 autres du 1er tour et des 30 du tour suivant.

Après tirage au sort, Minnesota détient le premier choix, suivi par Golden State, Charlotte, Chicago, Cleveland, Atlanta, Detroit, New York, Washington, Phoenix, San Antonio, Sacramento, New Orleans, Boston. Ces 14 clubs sont "prioritaires" du fait qu'ils n'ont pas disputé les derniers play-offs, à l'exception des Celtics, qui ont récupéré le 1er choix de Draft de Memphis dans le cadre d'un échange de joueurs datant de 2015.

Reste désormais à savoir sur qui les Timberwolves vont jeter leur dévolu. Si l'an passé, il ne faisait aucun doute que le phénomène Zion Williamson serait choisi en premier par les Pelicans de La Nouvelle-Orléans, cette année réserve un réel suspense car aucun talent hors pair ne se détache parmi les meilleurs "prospects".

L'autre raison tient au contexte de la pandémie, qui a grandement perturbé le processus d'évaluation des joueurs par les clubs, qui passent habituellement plusieurs mois à jauger méticuleusement chaque aspect du jeu et la personnalité des candidats.

"Normalement, on invite les talents dans nos installations, on leur soumet nos entraînements spécifiques, notre visite médicale, nos tests de performances. On les emmène dîner... Quand on engage 20, 30, 40 millions de dollars pour un joueur, on veut bien faire les choses", a récemment expliqué Bob Myers, manager général des Warriors.

- "Bien choisir" -

Trois principaux candidats se dégagent, selon les projections des spécialistes. Ils se nomment LaMelo Ball, James Wiseman et Anthony Edwards, mais personne ne s'accorde sur l'ordre dans lequel ils seront draftés.

Si on se fie au critère du profil de joueur recherché, les Timberwolves, déjà pourvus d'un ancien N.1 de la Draft, le pivot Karl-Anthony Towns, et d'un ex-N.2, l'arrière D'Angelo Russell, pourraient se tourner vers Ball. LaMelo, frère de Lonzo (drafté en 2e position en 2017 et qui évolue à New Orleans), est un grand meneur (2,01 m) qui a fait ses armes en élites lituanienne (Prienai) et australienne (Illawarra Hawks).

Après une saison noire marquée par les blessures, les Warriors, qui vont retrouver leurs "stars-shooteurs" Stephen Curry et Klay Thompson, pourraient opter pour Wiseman afin de renforcer leur intérieur.

Et les Hornets pourraient choisir Edwards, un arrière au physique puissant, qui a de quoi en imposer puisqu'il s'est lui-même comparé à l'ancienne star de Miami Dwyane Wade.

Mais des surprises ne sont pas à exclure. L'ailier américano-nigérian Onyeka Okongwu pourrait ainsi s'immiscer dans le top 3 avec son profil rappelant celui de Bam Adebayo, auteur d'une belle saison passée avec Miami.

Le meneur Tyrese Haliburton, l'ailier Obi Toppin, l'intérieur israélo-serbe Deni Avdija et à un degré moindre le meneur français Killian Hayes sont aussi des joueurs dont on pourrait entendre le nom tôt dans la soirée.

"Personne ne sait ce que ce cru apportera dans trois ou quatre ans. Mais en 2013, on disait que la Draft était faible et il se trouve que le double MVP en titre (Giannis Antetokounmpo) en est issu" (15e position), a rappelé à l'AFP Gersson Rosas, président des opérations basket de Minnesota.

"Il y a du talent dans chaque cuvée. Notre boulot, c'est de bien le choisir", résume-t-il.

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