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Finale NBA: Jimmy Butler, le sauveur de Miami

Jimmy Butler (22) de Miami Heat, lors de la finale NBA contre les Los Angeles Lakers, USA, le 4 octobre 2020.

Il a beau dire qu'il se fiche de sa performance personnelle tant que la victoire est au bout, le fantastique triple-double de Jimmy Butler contre les Lakers a non seulement permis à Miami de s'imposer, mais l'a révélé à un niveau de performance inattendu en finale NBA.

"Jimmy a été phénoménal. Il a fait tout ce dont son équipe avait besoin venant de lui. Il a vécu un grand moment dans un grand match. Il a été génial." L'hommage ne provient pas de n'importe qui, puisque c'est LeBron James que le lui a rendu, après la rencontre.

Le "King" sait de quoi il parle, puisque le triple-double (40 points, 11 rebonds et 13 passes, dont 2 contres et 2 interceptions) de Butler est une rareté en son genre. C'est la troisième fois qu'un joueur en réussit un avec 40 points au moins en finale, après deux légendes: Jerry West en 1969 avec les Lakers et... James lui-même en 2015 avec Cleveland.

"Je me fiche du triple-double, je m'en fiche complètement de tout cela, vraiment. Ce que je veux, c'est gagner. On l'a fait, je suis content du résultat", a assuré l'intéressé, déjà focalisé sur le 4e match mardi, tout aussi crucial pour rester dans la course.

Car le Heat n'en reste pas moins encore mené 2 à 1 et, tout aussi retentissant soit-il, cet exploit réussi par Butler ne compte pas double.

- "Il faut tout donner" -

En revanche, il fait un bien fou. Car s'il avait bien assuré ces dernières 48 heures qu'il croyait son équipe capable de battre les Lakers dimanche soir, malgré les absences préjudiciables de Goran Dragic (aponévrose plantaire) et Bam Adebayo (tensions cervicales), peu osaient y croire.

Ce match N.3, Butler l'a joué quasiment dans son intégralité (45 minutes sur 48) et son corps a d'autant moins été ménagé que les chocs furent parfois durs à encaisser, comme sur cette lourde chute sur le parquet au contact avec Rajon Rondo en fin de troisième quart-temps.

"Il faut tout donner, surtout quand on joue contre une grande équipe comme les Lakers", a simplement commenté l'ailier de 31 ans, qui a fait plus que symboliser les vertus du Heat: dureté, talent, courage, dévouement.

Interrogé sur la performance de sa star, qu'il n'a pu s'empêcher d'appeler "ce putain de Jimmy Butler", l'entraîneur Erik Spoelstra a souligné "à quel point c'est un compétiteur d'élite (...), devenu plus fort au fur et à mesure que la rencontre avançait".

Et d'ajouter: "Dwyane (Wade) nous l'avait juré en nous regardant droit dans les yeux à Pat (Riley, le président) et moi: +c'est le gars qu'il vous faut+".

- "Le monde a vu" -

Wade et Butler, issus de l'Université Marquette dans le Wisconsin, se sont côtoyés à Chicago lors de la saison 2016-2017. Et la façon dont le second a élevé son niveau de jeu dans ce match a quelque peu rappelé la performance du premier, qui avait réussi 42 points et 13 rebonds lors du match N.3 de la finale de 2006, face à Dallas, pour réduire l'écart à 2-1 et finalement devenir champion avec Miami.

Nul ne sait si l'histoire se répètera, mais ce qui est sûr c'est que peu imaginaient Butler, aux qualités de leader et guerrier reconnues, être capable de se sublimer autant.

Pas même Tom Thibodeau, son ancien coach à Chicago puis Minnesota qui confiait récemment: "je n'ai jamais envisagé qu'il deviendrait aussi bon. J'ai toujours pensé qu'il serait un bon joueur. Mais il s'est transformé en superstar par son intelligence, son talent et son éthique de travail. Il étudie le jeu en permanence et tire le meilleur de ses coéquipiers."

Lesquels ne sont pas surpris. "Nous savons comment il est dans ces moments-là et, ce soir, le monde a vu de quoi Jimmy Butler est capable. Il a été incroyable, il a tout fait, mis panier sur panier, pris LeBron en défense, il a été notre leader. On aura encore besoin de lui comme ça", a dit son protégé, le rookie Tyler Herro.

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NBA: La Draft 2020 s'apprête à délivrer son verdict

Anthony Davis des Los Angeles Lakers lors d'un match contre Miami en Floride, USA, le 6 octobre 2020.

LaMelo Ball, Anthony Edwards, James Wiseman, un invité surprise: quel jeune talent sera choisi le premier par les Minnesota Timberwolves ? C'est la grande question que se pose la NBA avant la Draft 2020 au dénouement particulièrement incertain mercredi.

Coronavirus oblige, c'est par visioconférence que se déroulera cette cérémonie. A partir de 20h00 locales (01h00 GMT jeudi), le patron de la ligue Adam Silver prononcera le nom de l'heureux joueur drafté le premier, suivi des 29 autres du 1er tour et des 30 du tour suivant.

Après tirage au sort, Minnesota détient le premier choix, suivi par Golden State, Charlotte, Chicago, Cleveland, Atlanta, Detroit, New York, Washington, Phoenix, San Antonio, Sacramento, New Orleans, Boston. Ces 14 clubs sont "prioritaires" du fait qu'ils n'ont pas disputé les derniers play-offs, à l'exception des Celtics, qui ont récupéré le 1er choix de Draft de Memphis dans le cadre d'un échange de joueurs datant de 2015.

Reste désormais à savoir sur qui les Timberwolves vont jeter leur dévolu. Si l'an passé, il ne faisait aucun doute que le phénomène Zion Williamson serait choisi en premier par les Pelicans de La Nouvelle-Orléans, cette année réserve un réel suspense car aucun talent hors pair ne se détache parmi les meilleurs "prospects".

L'autre raison tient au contexte de la pandémie, qui a grandement perturbé le processus d'évaluation des joueurs par les clubs, qui passent habituellement plusieurs mois à jauger méticuleusement chaque aspect du jeu et la personnalité des candidats.

"Normalement, on invite les talents dans nos installations, on leur soumet nos entraînements spécifiques, notre visite médicale, nos tests de performances. On les emmène dîner... Quand on engage 20, 30, 40 millions de dollars pour un joueur, on veut bien faire les choses", a récemment expliqué Bob Myers, manager général des Warriors.

- "Bien choisir" -

Trois principaux candidats se dégagent, selon les projections des spécialistes. Ils se nomment LaMelo Ball, James Wiseman et Anthony Edwards, mais personne ne s'accorde sur l'ordre dans lequel ils seront draftés.

Si on se fie au critère du profil de joueur recherché, les Timberwolves, déjà pourvus d'un ancien N.1 de la Draft, le pivot Karl-Anthony Towns, et d'un ex-N.2, l'arrière D'Angelo Russell, pourraient se tourner vers Ball. LaMelo, frère de Lonzo (drafté en 2e position en 2017 et qui évolue à New Orleans), est un grand meneur (2,01 m) qui a fait ses armes en élites lituanienne (Prienai) et australienne (Illawarra Hawks).

Après une saison noire marquée par les blessures, les Warriors, qui vont retrouver leurs "stars-shooteurs" Stephen Curry et Klay Thompson, pourraient opter pour Wiseman afin de renforcer leur intérieur.

Et les Hornets pourraient choisir Edwards, un arrière au physique puissant, qui a de quoi en imposer puisqu'il s'est lui-même comparé à l'ancienne star de Miami Dwyane Wade.

Mais des surprises ne sont pas à exclure. L'ailier américano-nigérian Onyeka Okongwu pourrait ainsi s'immiscer dans le top 3 avec son profil rappelant celui de Bam Adebayo, auteur d'une belle saison passée avec Miami.

Le meneur Tyrese Haliburton, l'ailier Obi Toppin, l'intérieur israélo-serbe Deni Avdija et à un degré moindre le meneur français Killian Hayes sont aussi des joueurs dont on pourrait entendre le nom tôt dans la soirée.

"Personne ne sait ce que ce cru apportera dans trois ou quatre ans. Mais en 2013, on disait que la Draft était faible et il se trouve que le double MVP en titre (Giannis Antetokounmpo) en est issu" (15e position), a rappelé à l'AFP Gersson Rosas, président des opérations basket de Minnesota.

"Il y a du talent dans chaque cuvée. Notre boulot, c'est de bien le choisir", résume-t-il.

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