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États-Unis

La Maison Blanche défend le président accusé d'incitation à la violence contre une élue musulmane

Ilhan Omar, représentante du Minnesota à la Chambre basse du parlement américain.

La Maison Blanche a assuré dimanche que le président américain "n'incitait pas à la violence" contre une élue musulmane du Congrès, Donald Trump ayant tweeté une vidéo liant des propos d'Ilhan Omar aux attentats du 11-Septembre, une association jugée scandaleuse par certains élus démocrates.

S'exprimant en mars dernier devant le Conseil des relations américano-islamiques (CAIR), Ilhan Omar, représentante du Minnesota à la Chambre basse, avait estimé que l'organisation avait été fondée après les attentats du 11-Septembre "parce qu'ils reconnaissaient que certaines personnes avaient fait quelque chose et que chacun d'entre nous commençait à perdre accès à nos libertés civiles".

Ses propos ont fait polémique et le locataire de la Maison Blanche a publié vendredi sur son compte Twitter une vidéo de 43 secondes où les mots de l'élue démocrate sont accompagnés des images des tours jumelles de New York en feu.

La vidéo, visionnée près de 9 millions de fois dimanche à la mi-journée, a suscité un torrent de réprobations du côté démocrate.

Ilhan Omar a déclaré dimanche sur Twitter qu'un grand nombre des menaces qu'elle a reçues faisaient "directement référence à la vidéo du Président ou y répondaient".

"Les crimes violents et les actes de haines commis par l'extrême droite et des nationalistes blancs sont en hausse dans ce pays et à travers le monde", a-t-elle affirmé. "Nous ne pouvons plus ignorer qu'ils ont été encouragés par celui qui occupe la plus haute fonction dans ce pays", a-t-elle déclaré.

- "Il faut que cela cesse" -

"Nous sommes tous Américains. Cela met des vies en danger. Il faut que cela cesse", a-t-elle ponctué.

"Le président incite à la violence contre une membre du Congrès en exercice- et un groupe entier d'Américains en fonction de leur religion. C'est répugnant. C'est scandaleux", a de son côté tweeté la sénatrice candidate à l'élection présidentielle, Elizabeth Warren.

"La vie d'@IlhanMN est en danger", a aussi réagi la jeune élue de la Chambre des représentants Alexandria Ocasio-Cortez.

La Maison Blanche a fermement défendu le président américain dimanche. Donald Trump "n'essaie pas d'inciter à la violence contre quiconque", a justifié sa porte-parole Sarah Sanders, sur la chaîne Fox News.

"Le président ne souhaite assurément aucun mal ni aucune violence contre personne, mais (il) doit absolument rappeler à l'ordre la membre du Congrès pour, non pas un seul, mais de nombreux commentaires antisémites", a-t-elle dit sur ABC.

Sarah Sanders semblait faire ici référence à une autre polémique impliquant Ilhan Omar après de récents commentaires sur Israël jugés antisémites par de nombreux élus, y compris dans le camp démocrate.

"Merci de vous tenir à mes côtés -contre une administration qui cherche à bannir les musulmans de notre pays- dans le combat pour l'Amérique que nous méritons", avait réagi samedi sur Twitter Ilhan Omar, à la suite de la vidéo postée par le président républicain.

"Personne -peu importe à quel point il est corrompu, incompétent ou vicieux- ne peut menacer mon amour inconditionnel pour l'Amérique", avait également tweeté l'élue.

CAIR a été fondée en 1994 et non après les attaques du 11 septembre 2001 comme indiqué par Ilhan Omar. Cité par le Washington Post, son porte-parole explique que l'organisation avait vu ses effectifs doubler après le 11-Septembre.

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Sanctions américaines contre Abass Sidiki, chef de la milice des 3R en RCA

Un soldat monte la garde près d'anciens enfants soldats anti-Balaka attendant d'être libérés d'un camp à Batangafo, en République centrafricaine, 28 août 2015. AFP PHOTO / EDOUARD DROPSY

Le Trésor américain a imposé des sanctions contre Bi Sidi Souleymane alias Sidiki Abbas, le chef de la milice dite des "3R" (Retour, Réclamation et Réhabilitation) en République centrafricaine, a-t-on appris vendredi de source officielle.

Ces sanctions font suite à des mesures similaires prises par le Conseil de sécurité des Nations unies, selon un communiqué du Trésor.

D’après les autorités américaines, le groupe 3R aurait tué, torturé, violé et déplacé des milliers de civils depuis 2015 et M. Souleymane aurait lui-même participé à ces exactions.

Par ailleurs, le Comité des sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies pour la RCA a mis en place un gel des avoirs et une interdiction de voyager à l'encontre de M. Souleymane.

Selon les lois américaines, désormais les avoirs de M. Souleymane aux États-Unis ou sous le contrôle de ressortissants américains sont systématiquement gelés.

Pour rappel, la milice 3R le groupe armé le plus imposant en Centrafrique. Son chef, M. Souleymane, est un Camerounais qui se positionne comme le défenseur des peuples peuls, selon plusieurs sources concordantes.

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