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L'arrivée d'un "ami" de Trump à la Fed menacée par la fronde de républicains

Herman Cain, coopté par le président Donald Trump pour siéger au conseil d'administration de la Réserve fédérale. (Photo AP / Molly Riley, Fichier)

Quatre sénateurs républicains étaient fermement opposés jeudi à l'éventuelle nomination à la Banque centrale américaine d'un fidèle supporteur de Donald Trump et ex-homme d'affaires controversé Herman Cain, soit assez en théorie pour bloquer sa confirmation.

Selon la chaîne de télévision ABC, qui cite plusieurs sources anonymes, M. Cain pourrait d'ailleurs publiquement renoncer à la nomination "dans les jours qui viennent".

Le président républicain Donald Trump critique sans relâche depuis des mois la Fed et son président, Jerome Powell, pour avoir augmenté les taux d'intérêt fin 2018 et il réclame même désormais une baisse des taux pour soutenir l'économie.

M. Trump craint qu'un ralentissement économique en 2020 ne pèse sur la campagne pour sa ré-élection.

Pour renforcer son influence sur la Banque centrale, Donald Trump veut donc nommer deux de ses ardents supporteurs à des postes de gouverneurs: Stephen Moore, 59 ans, l'un de ses anciens conseillers de campagne et économiste controversé, ainsi que Herman Cain, 73 ans, un "homme hautement respecté" et "un ami", a déclaré M. Trump.

M. Cain a dirigé une chaîne de pizzerias et a été membre d'une branche régionale de la Fed. Sa candidature à la présidentielle de 2012 avait été torpillée par des allégations de harcèlement sexuel.

Avant même que ces nominations ne soient officielles, quatre sénateurs républicains ont déclaré qu'ils voteraient contre la confirmation de Herman Cain au Sénat, qui a le dernier mot sur ces choix présidentiels.

Les républicains disposent d'une majorité mais avec 53 sièges sur 100, ils ne peuvent se permettre que trois défections, si tous les démocrates votent contre.

Jeudi, le sénateur Kevin Cramer a été le quatrième à exprimer son opposition: "Si je devais voter aujourd'hui, je voterais non", a-t-il déclaré.

Trois autres sénateurs l'avaient précédé: l'ex-candidat à la présidentielle Mitt Romney, Lisa Murkowski et Cory Gardner.

"Je ne pense pas que Herman Cain serait confirmé par le Sénat, et j'estime qu'il serait sage pour le président de nommer quelqu'un de moins partisan et de plus expérimenté en économie", a déclaré Mitt Romney mercredi. "Je voterais non si jamais il était nommé", a-t-il ajouté.

Alors que les relations sont tendues entre Donald Trump et le patron de la Fed Jerome Powell, les démocrates de la Chambre des représentants ont invité ce dernier à s'exprimer jeudi soir, à huis clos, lors de leur conférence annuelle près de Washington.

Avec AFP

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USA: les étudiants étrangers ne sont plus autorisés à prendre des cours en ligne

Gregory Minott se tient devant l'hôtel de ville à Andover, Mass. Il est arrivé aux États-Unis depuis la Jamaïque il y a plus de 20 ans avec un visa d'étudiant et a pu se tailler une carrière dans l'architecture. (AP Photo/Elise Amendola)

Les Etats-Unis ne donneront pas de visas aux étudiants étrangers inscrits dans des établissements qui continueront à enseigner uniquement en ligne à la rentrée 2020 en raison de la pandémie de coronavirus, ont annoncé lundi les services migratoires américains.

Les étudiants déjà présents sur le territoire américain "doivent quitter le pays ou prendre d'autres mesures, comme s'inscrire dans une école avec des cours en personne pour conserver leur statut légal", a précisé la police de l'immigration et des douanes (ICE) dans un communiqué.

Quand les établissements opteront pour un modèle "hybride", ils devront certifier que leurs étudiants étrangers sont bien inscrits au maximum possible de cours en personne, afin que ceux-ci conservent leurs droits de séjour.

Sont concernés les visas F1 (pour des études académiques) ou M1 (pour des formations professionnelles).

Comme le reste du pays, les universités américaines, qui comptent en moyenne 5,5% d'étudiants étrangers et dépendent grandement de leurs frais de scolarité, ont fermé leurs portes en mars et basculé vers un enseignement en ligne pour tenter d'endiguer la pandémie.

Faute de vaccins, certaines, dont l'Université de l'Etat de Californie ou la prestigieuse université de Harvard ont annoncé qu'ils poursuivraient avec des cours à 100% en ligne à la rentrée.

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Tuberculose: Johnson & Johnson va baisser le prix d'un médicament

Un médecin examine un patient atteint de tuberculose dans un hôpital gouvernemental pour la tuberculose à Allahabad, en Inde, le 24 mars 2014. (AP Photo / Rajesh Kumar Singh)

Le groupe pharmaceutique américain Johnson & Johnson a annoncé qu'il baisserait à compter de lundi le prix de la bédaquiline, un médicament contre la tuberculose, une revendication de longue date des ONG.

Fin 2012, la bédaquiline (commercialisée sous le nom de Sirturo) est venue renforcer l'arsenal thérapeutique dont disposent les médecins face à la tuberculose, après son autorisation par l'agence américaine des médicaments (FDA).

Ce traitement est devenu en outre le premier médicament contre la tuberculose à être homologué en 40 ans.

Le groupe Johnson & Johnson va mettre la bédaquiline à la disposition du partenariat international Halte à la tuberculose au prix de 340 dollars américains (300 euros) par traitement de six mois dans 135 pays, contre 400 dollars précédemment.

Cette "initiative vise à toucher en 2020 au moins 125.000 patients et pourrait permettre aux programmes nationaux de lutte contre la tuberculose dans les pays à faible et moyen revenu d'économiser jusqu'à 16 millions de dollars", a indiqué dans un communiqué le partenariat Halte à la tuberculose.

Cette baisse, réclamée par les organisations non gouvernementales, "devrait permettre à davantage de personnes atteintes de formes multirésistantes de tuberculose d'accéder à ce médicament salvateur", a souligné Médecins Sans Frontières dans un communiqué.

L'ONG a précisé que l'accord allait faire baisser le prix de la bédaquiline à 1,50 dollar par jour, un montant qu'elle juge encore trop élevé. L'an dernier, elle avait lancé une campagne internationale pour exhorter le laboratoire américain à amener le prix à 1 dollar par jour dans les pays à faible revenu et certains pays à revenu intermédiaire.

La tuberculose se transmet par voie aérienne et est l'une des 10 premières causes de mortalité dans le monde, selon l'OMS. En 2018, 10 millions de personnes l'ont contractée dans le monde et 1,5 million en sont mortes (dont 251.000 porteuses du VIH).

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