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Déclarations d'impôts de Trump: le Trésor ne répondra pas dans les délais

Le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, devant un sous-comité de la Chambre des représentants, le mardi 9 avril 2019, au Capitol Hill, à Washington. (Photo AP / Patrick Semansky)

Le Trésor américain a annoncé ne pas être en mesure de répondre en temps et en heure à la requête, trop complexe selon lui, des démocrates, qui avaient réclamé les déclarations d'impôts du président républicain Donald Trump avant mercredi.

M. Trump est le premier président américain depuis Richard Nixon à refuser de divulguer sa situation fiscale. Forts de leur nouvelle majorité à la Chambre des représentants, les démocrates ont demandé la semaine dernière au fisc américain qu'il leur livre les six dernières déclarations d'impôts du républicain avant le 10 avril.

"Le département du Trésor ne sera pas en mesure d'achever l'étude de votre demande avant cette date", a déclaré le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin dans une lettre publiée par plusieurs médias américains et adressée au président de la commission sur la fiscalité de la Chambre, Richard Neal.

La demande des démocrates "soulève des préoccupations sérieuses" quant à l'étendue du pouvoir d'investigation du Congrès, ou encore la divulgation d'informations personnelles d'un citoyen américain, fait valoir M. Mnuchin.

"Compte tenu du sérieux de ces sujets (...) nous avons commencé à consulter le département de la Justice pour nous assurer que notre réponse est en totale adéquation avec la loi et la Constitution", a-t-il ajouté.

Les parlementairement démocrates disent vouloir examiner "à quel point le fisc (IRS) contrôle et applique les lois fédérales fiscales face au président", afin d'éventuellement proposer des changements législatifs.

Interrogé sur cette demande, le chef de cabinet par intérim du président américain, Mick Mulvaney, avait affirmé dimanche que Donald Trump ne livrerait "jamais" ses déclarations d'impôts.

Donald Trump lui-même avait souligné qu'il faisait déjà "l'objet d'un contrôle".

Les démocrates, qui multiplient depuis janvier les enquêtes parlementaires contre le président républicain, pourraient demander à l'IRS "quel travail (ses inspecteurs) accomplissent, quelles sont les procédures de contrôle fiscal", avait de son côté argumenté l'avocat personnel du président Jay Sekulow.

"L'idée que l'on puisse utiliser l'IRS comme arme politique est incorrecte du point de vue du droit et de la Constitution", avait-il appuyé.

Avec AFP

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Peine commuée par Trump : le républicain Mitt Romney dénonce une "corruption historique"

Le sénateur Mitt Romney, à Capitol Hill à Washington, le 10 juin 2020.

Le sénateur républicain Mitt Romney, l'un des rares membres du parti présidentiel à critiquer ouvertement Donald Trump, a vivement attaqué samedi la décision du président la veille de commuer la peine de son ami Roger Stone.

"Corruption historique, sans précédent: un président américain commue la peine de prison d'une personne condamnée par un jury pour avoir menti afin de protéger ce même président", a tweeté Mitt Romney, ancien candidat républicain à la présidentielle de 2012.

Roger Stone avait été reconnu coupable en novembre d'avoir menti au Congrès et de subornation de témoin dans le cadre de l'enquête sur de possibles liens entre l'équipe de campagne de Trump et la Russie.

Conseiller politique de Trump par intermittence depuis plus de 20 ans, le sexagénaire haut en couleur avait été condamné à passer 40 mois derrière les barreaux. Il devait commencer à purger sa peine la semaine prochaine.

Mais Donald Trump n'avait jamais caché sa volonté d'épargner la prison à son ancien conseiller. "Roger Stone a été la cible d'une chasse aux sorcières qui n'aurait jamais dû avoir lieu", a-t-il encore affirmé dans un tweet samedi matin.

Mitt Romney, seul membre du Grand Old Party à avoir voté en février en faveur de la destitution de Donald Trump dans le cadre de l'affaire russe, est le premier membre influent du parti républicain à s'élever publiquement contre cette décision présidentielle.

Les démocrates crient eux au scandale depuis l'annonce, vendredi.

"La décision de Donald Trump de commuer la peine de son conseiller de campagne Roger Stone (...) est un acte de corruption stupéfiant", a déclaré vendredi la cheffe des démocrates au Congrès américain, Nancy Pelosi.

"Le Congrès va prendre des mesures pour empêcher ce genre de méfait éhonté", a-t-elle poursuivi dans un communiqué. "Nous avons besoin de légiférer pour s'assurer qu'aucun président ne puisse grâcier ou commuer la peine d'un individu impliqué dans une campagne de dissimulation pour protéger ce même président de poursuites pénales."

Trump commue la peine de prison de son ami Roger Stone

Roger Stone arrive pour sa condamnation à la cour fédérale de Washington, le 20 février 2020. (Photo AP)

Le président américain Donald Trump a commué la peine de prison de son ami Roger Stone, condamné en février à 40 mois de prison dans le cadre de l'enquête sur l'ingérence russe pendant la campagne présidentielle américaine de 2016, a indiqué vendredi la Maison Blanche.

"Aujourd'hui, le président Donald J. Trump a ordonné une mesure de clémence exécutive pour commuer la peine injuste de Roger Stone", a annoncé la Maison Blanche dans un communiqué, ajoutant que cet ami de longue date du président, une "victime du canular russe", était dorénavant "un homme libre".

La peine de prison de Roger Stone, qui avait été reconnu coupable en novembre de mensonges au Congrès et de subordination de témoin, devait commencer la semaine prochaine.

Dès la condamnation de M. Stone, Donald Trump avait expliqué qu'il voulait gracier son ex-collaborateur de 67 ans, un conseilleur politique sulfureux connu pour son style haut en couleur et son tatouage de Richard Nixon dans le dos.

Selon le quotidien USA Today, en février le président Trump a commué la peine de prison de l'ancien gouverneur de l'Illinois Rod Blagojevich, un démocrate, et a accordé la grâce à l'ancien commissaire de police de la ville de New York Bernard Kerik, au financier véreux Michael Milken et à l'ancien propriétaire des 49ers, Edward DeBartolo Jr.

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