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La justice sud-africaine passe à l'attaque contre les frères Gupta


Le président de l'Afrique du Sud Jacob Zuma apparaît sur un écran lors de son entretien devant le Parlement sur les frères Gupta, au Cap, le 2 novembre 2017.

La justice sud-africaine a lancé sa première action pour récupérer une partie des fonds publics soupçonnés d'avoir été détournés par la puissante fratrie d'hommes d'affaires Gupta, au coeur des scandales de corruption qui menacent le président Jacob Zuma.

Le parquet général (NPA) a confirmé mardi avoir obtenu le feu vert d'un tribunal pour geler 1,6 milliard de rands (110 millions d'euros) de commissions à ses yeux indûment perçues en 2016 par les firmes McKinsey et Trillian, liées aux frères Gupta.

Ces commissions ont été versées en échange de conseils aux entreprises publiques Eskom (électricité) et Transnet (transports), a précisé un responsable du NPA, Knorx Molelle.

>> Lire aussi : Le pouvoir du président Jacob Zuma ne tient plus qu'à un fil en Afrique du Sud

"Nous sommes persuadés que dans un jour ou deux nous allons récupérer ces fonds qui ont été indûment pris", a déclaré M. Molelle à la chaîne d'information eNCA.

Selon le magistrat, le parquet a ouvert 17 dossiers contre des entreprises liées aux Gupta, auprès desquelles il espère récupérer l'équivalent de 3,3 milliards d'euros d'argent public.

La famille Gupta, d'origine indienne, est au coeur de la plupart des accusations de corruption qui visent M. Zuma.

Fin 2016, un rapport officiel avait mis en lumière son implication dans la gestion des affaires de l'Etat sud-africain, de la nomination de ministres aux pressions pour obtenir des contrats publics.

Le chef de l'Etat a reconnu être un ami des Gupta mais a toujours vigoureusement nié les avoir favorisés de quelque manière.

>> Lire aussi : Zuma nomme enfin une commission d'enquête sur la corruption

La pression sur les frères Gupta et M. Zuma s'est accrue depuis que le chef de l'Etat a cédé, le mois dernier, la direction du Congrès national africain (ANC) au pouvoir à l'actuel vice-président du pays, Cyril Ramaphosa.

La semaine dernière, M. Zuma a été contraint d'annoncer la nomination d'une commission d'enquête judiciaire sur la corruption à la tête de l'Etat, ce qu'il refusait jusque-là.

A moins de deux ans des élections générales de 2019, M. Ramaphosa a promis de rétablir l'intégrité de l'ANC.

Washington Forum du jeudi 21 décembre : Cyril Ramaphosa à la tête de l’ANC
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"Nous allons nous attaquer à la corruption et à la +capture de l'Etat+ (...) priorité absolue sera accordée aux enquêtes et aux poursuites contre ceux qui en sont responsables", a-t-il promis samedi lors de son premier grand discours de chef du parti.

Le mandat de M. Zuma à la tête du pays s'achève en 2019 mais de nombreuses voix au sein de l'ANC exigent son départ immédiat.

Avec AFP

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