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Guinée Équatoriale

La Guinée Equatoriale réplique aux accusations d'Amnesty International

Teodoro Obiang Nguema, président de la Guinée Equatoriale, lors du Sommet de la paix Nelson Mandela, à New York, le 24 septembre 2018.

Le gouvernement a répliqué aux accusations de violations des droits humains lancées par Amnesty International à l'occasion du 40ème anniversaire de la prise de pouvoir de Teodoro Obiang Nguema.

L'ONG avait dénoncé vendredi la "torture", la "répression d'opposants" et les nombreuses "violations des droits de l'homme" commises par le régime à la tête de ce pays hispanophone d'Afrique centrale.

Elle avait également accusé le pouvoir d’imposer " la terreur par des exécutions extrajudiciaires, des arrestations arbitraires et des tortures".

Dans une intervention "en réaction à l'article d'Amnesty", le porte-parole du gouvernement Eugenio Nze Obiang a déclaré à la télévision publique que la présidence Obiang avait "changé positivement le cours de l'histoire" du pays.

Il a par ailleurs vanté la "transformation en profondeur" de la Guinée Equatoriale qui vit depuis 40 ans dans "la paix et la prospérité".

Teodoro Obiang Nguema, 77 ans, est arrivé au pouvoir à la tête d'une junte qui a renversé son oncle le 3 août 1979.

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La Guinée équatoriale reçoit 100.000 doses de vaccin anti covid de la Chine

Le vaccin anti coronavirus Sinopharm devélopé par la Chine, à Phnom Penh, le 10 février 2021 (Hean Socheata / VOA Khmmer)

La Guinée équatoriale a reçu mercredi 100.000 doses d'un des vaccins anti-Covid de la Chine développé par la firme Sinopharm, a annoncé jeudi le gouvernement, qui dit lancer sa campagne en l'administrant à 50.000 premières personnes à risque.

Le don a été reçu mercredi à l'aéroport de Malabo par le vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue, l'un des fils du chef de l'Etat Teodoro Obiang Nguema, a précisé la Présidence sur le site internet du gouvernement.

Les autorités se serviront de ces s 100.000 doses du vaccine Sinopharm pour lancer la première phase d'un Plan vaccinal en les administrant en deux injections à 50.000 personnes prioritaires: le personnel de santé, les personnes présentant des co-morbidités et les fonctionnaires travaillant aux frontières du pays.

La radio-télévision d'Etat Tvge a toutefois affirmé que Teodorin Obiang, également président du Comité national de lutte contre le Covid-19, sera le premier à être vacciné jeudi soir.

Pékin a affirmé en décembre que son vaccin Sinopharm était efficace à 79% et sûr mais sans en rendre public le détail des essais cliniques.

La Guinée équatoriale, petit pays pétrolier de 1,3 millions d'habitants, a décrété mardi un couvre-feu et renforcé ses mesures restrictives pour faire face à un regain de la pandémie de Covid-19.

Depuis le début de la pandémie, la Guinée équatoriale a annoncé officiellement 5.614 cas de contaminations et 87 décès mais les statistiques officielles du gouvernement font état de plus de 50 nouveaux cas par semaine en moyenne depuis le début de l'année contre 15 auparavant.

Le pays est dirigé sans partage depuis plus de 41 ans par Teodoro Obiang Nguema, âgé de 78 ans, et Teodorin, omniprésent sur la scène publique depuis plus d'un an, est présenté de plus en plus ouvertement comme son "dauphin".

Plus de 10.000 enseignants francophones bientôt formés à Abidjan

Un professeur pose avec sa classe à Soweto, Afrique du sud, le 17 septembre 2015.

Les autorités ivoiriennes ont inauguré la semaine dernière, à Abidjan, le Centre de développement professionnel (CDP) créé par la France, former en cinq ans plus de 10.000 enseignants de 15 pays d'Afrique subsaharienne francophone.

En Afrique subsaharienne francophone, plus de la moitié des élèves débutent le secondaire sans savoir ni lire ni écrire.

"Compte tenu de la très grande proximité de nos systèmes scolaires, il nous a semblé important de créer ce CDP", explique Jean-Christophe Deberre, ancien directeur de la Mission laïque française, à l’initiative de ce projet. Il s'agit selon lui d'une "brique de plus dans la coopération entre la France et les pays d'Afrique francophone".

Le CDP doit former le personnel de l’enseignement public français en Côte d’Ivoire et dans la sous-région, ainsi que ceux de l’enseignement privé. Le lycée international Jean-Mermoz à Abidjan, le plus grand établissement français du pays, abrite ses locaux.

Pendant une semaine, conférences, ateliers, journées portes ouvertes et tables rondes ont rassemblé plusieurs centaines de personnes, venues "s'informer et se former" aux métiers de l’éducation.

Le but est de former "en cinq ans plus de 10.000 enseignants et étudiants pour relever le défi de la qualité de l'enseignement", affirme François Clauzel, directeur du CDP.

"Nous voulons mettre un terme à une vielle méthode qui consistait à réunir des enseignants, leur donner une formation théorique et les renvoyer dans leur classe", dit-il, promettant un suivi tout au long de leur carrière professionnelle.

La ministre ivoirienne de l’Education, Kandia Camara, s'est réjouie de l'installation de ce centre "dans un environnement de plus en plus concurrentiel".

"(...) Ce centre innovant vient à point nommé pour combler des besoins pressants en matière d’ingénierie pédagogique, de formation initiale et de renforcement continu des capacités", a-t-elle souligné lors de la cérémonie inaugurale.

Elèves analphabètes

Le CDP doit permettre de relever le système éducatif des pays africains, de plus en plus critiqué pour la piètre qualité de ses acteurs et sa mauvaise gouvernance.

"Plus de la moitié (55%) des élèves de 15 pays d'Afrique francophones débutent leur scolarité dans le secondaire sans savoir écrire, ni lire", souligne un récent rapport du Programme d'analyse des systèmes éducatifs (PASEC) des ministres de l'Education d'Afrique francophone.

"Ces élèves éprouvent des difficultés d'apprentissage (...) relativement importants dans le déchiffrage de l'écriture et la compréhension des mots", indique ce rapport financé notamment par l’Agence française de développement (AFD).

Une question récurrente en Côte d'Ivoire, essentielle à la fois pour les institutions et pour les parents d'élèves, est la qualité de l'enseignement et donc la qualité de la prestation des enseignants, selon un expert.

"Le facteur qui a le plus d’influence sur la réussite des élèves, c'est l'enseignant. Un bon enseignant, c'est celui qui va faire progresser très vite ses élèves", note Julie Higounet, responsable ingénierie formation à la Mission laïque française qui pilote le projet.

"Je souhaite vivement que ce Centre de développement professionnel nous aide à écrire ensemble de belles pages de l'histoire de notre école (...)", a poursuivi la ministre ivoirienne de l'Education.

Pour Théodore Gnagna Zadi, à la tête d'une plateforme qui regroupe une cinquantaine de syndicats du public et du privé, en majorité d'enseignants, "notre pays a commencé à régresser dans la qualité de l'enseignement: nos camarades ont besoin de cet instrument pour stopper l'hémorragie et relancer le système".

Des pirates détournent deux navires avec leur équipage dans le Golfe de Guinée

Les forces spéciales nigérianes naviguent pour intercepter des pirates lors d'un exercice conjoint avec les forces marocaines dans le cadre de l'Obangame Express, un exercice maritime multinational impliquant 33 pays au large des côtes de Lagos, le 20 mars 2019.

Un thonier chinois et un pétrolier transportant du carburant pour le Français Total ont été détournés avec leur équipage dans le Golfe de Guinée, épicentre mondial de la piraterie, ont indiqué mercredi la Guinée équatoriale et une société de surveillance maritime.

Les attaques de navires pour kidnapper leurs équipages et les échanger contre des rançons sont devenues très fréquentes ces dernières années dans ce golfe qui s'étend du Sénégal à l'Angola, perpétrées essentiellement par des pirates nigérians.

Le navire de pêche chinois, le Lianpengyu 809, qui bat pavillon gabonais, a été abordé dimanche par des hommes armés arrivés à bord de vedettes rapides au large de Port-Gentil, un port gabonais, indique la société Dryad Global, spécialisée dans la sécurité maritime, sur son site internet.

Les 14 membres de l'équipage, des Chinois, Indonésiens et Gabonais, étaient toujours à bord mercredi et le thonier a été repéré à quelque 110 km de l'île nigériane de Bonny. Selon Dryad Global, il a servi ces derniers jours de "bateau-mère" aux pirates pour attaquer des pétroliers dans la zone, dont le Maria E, pétrolier navigant pour Total et accosté par des assaillants mardi au large de Sao-Tomé-et-Principe.

"Tous les membres de l'équipage se sont réfugiés dans la citadelle", une pièce sanctuaire blindée dont sont équipés certains navires, a indiqué Dryad Global mardi, assurant que cette situation perdurait mercredi, sans préciser le nombre ni la nationalité des marins. Mercredi, le pétrolier se trouvait "dans le voisinage du Lianpengyu", selon Dryad Global.

Le détournement du Maria E a été confirmé par Malabo. "La compagnie Total Guinée Equatoriale nous a informés que le pétrolier Maria E qui transportait des hydrocarbures raffinés pour Total GE a été détourné par des pirates dans le golfe de Guinée", a annoncé le ministère équato-guinéen des Hydrocarbures dans un communiqué daté de mardi mais rendu public mercredi. Le détournement "étant toujours en cours", Malabo anticipe une pénurie et a instauré un rationnement strict de l'essence dans les stations Total du pays "jusqu'à l'arrivée d'un prochain navire", selon le ministère.

Le nombre d'actes de piraterie dans le monde sur des navires a bondi de 20% en 2020, entraîné par une hausse record des enlèvements dans le Golfe de Guinée, selon un récent rapport du Bureau international maritime (BIM).

Sur 135 marins enlevés dans le monde, 130 l'ont été en 2020 dans cette zone au large de l'Afrique de l'Ouest et Centrale, selon le BIM qui assure que les pirates sont passés des attaques pour vol dans les navires aux enlèvements de marins contre rançon, qui s'avèrent plus lucratifs.

Les élèves équato-guinéens dans des classes surpeuplées malgré le coronavirus

Une salle de classe remplie d'environ 70 élèves du lycée Aneja Luther King, dans le quartier Oficar de Malabo, en Guinée équatoriale, le 29 octobre 2020.

Le professeur élève la voix pour couvrir le brouhaha de 70 élèves entassés dans la petite classe: à Malabo, capitale de Guinée Équatoriale, apprendre à l'école publique, pour les plus pauvres, est une gageure. Et le coronavirus n'arrange rien.

Les élèves posent leur question en même temps, bavardent ou se lèvent pour pouvoir recopier le bas du tableau. Dans ce joyeux bazar, le prof d'économie de cette classe de 1ère est visiblement dépassé.

Le lycée Aneja Luther King est assailli, comme tous les établissements publics de ce petit État d'Afrique centrale, par un nombre d'inscriptions bien trop élevé pour ses structures.

Et la consigne gouvernementale de réduire l'accueil à 50% de leurs capacités en raison du coronavirus, même loin d'être respectée dans les faits, donne la migraine aux chefs d'établissements publics et risque de déscolariser les plus pauvres.

En cause, le manque d'écoles publiques, aux frais de scolarité très inférieurs au privé, les seules abordables pour la vaste majorité de la population.

Plus de la moitié des Equato-Guinéens vit sous le seuil de pauvreté et le salaire minimum garanti est de 117.300 francs CFA (178 euros) par mois. Une année scolaire dans le public coûte en moyenne 7.500 FCFA (11,5 euros) contre 100.000 à un million de FCFA dans le privé (150 à 1.525 euros).

105 lycéens par classe

"Nous sommes un établissement public, donc nous ne pouvons pas refuser d'élèves", plaide le directeur d'un lycée proche de New Bili, le plus grand bidonville de Malabo, et qui refuse d'être identifié.

Le coronavirus aurait dû quelque peu soulager sa peine: son institution accueille d'ordinaire 2.000 élèves, à raison de 80 à 105 par classe comme dans tous les lycées publics du pays, mais il dit cette année avoir limité l'accueil à 1.600 lycéens. Il parvient pour l'heure à ne caser que 70 adolescents par pièce, mais avoue qu'il n'a pas encore clos les inscriptions...

Le président Teodoro Obiang Nguema dirige ce pays pétrolier depuis 41 ans, record mondial de longévité à la tête d'un Etat. Mais l'éducation n'est pas sa priorité, accusent des représentants de la société civile et la maigre opposition non radicale encore tolérée.

Ce pays à l'économie sérieusement en berne en raison de la chute des cours des hydrocarbures depuis 2014, dont elle dépend à 90%, a consacré quelque 59 milliards de FCFA à l’Éducation (90 millions d'euros) dans son budget 2020 contre 95 milliards à la Défense (140 millions d'euros).

Or, 37% de la population a moins de 14 ans, selon l'UNESCO.

"J'ai cinq enfants et ils fréquentent tous des établissements publics. Je n'ai pas les moyens de les inscrire dans le privé", confie à l'AFP Mba Ela, la quarantaine, qui vient chercher son enfant à l'école maternelle Siale Bileka.

"On n'y peut rien. On dispense les cours dans le désordre. Ce n'est la faute ni des élèves ni des parents, mais du président qui n'a construit aucune école depuis qu'il est au pouvoir", peste un enseignant anonyme.

Le privé prolifère

Conséquence, le privé prolifère. Contraignant nombre de familles à se saigner aux quatre veines. En 2018, un élève sur trois était inscrit dans le privé, selon l'institut national de statistique équatoguinéen: bon nombre de parents sont donc prêts à sacrifier un pan important du revenu du foyer pour assurer un meilleur avenir à leur progéniture.

Et, si la consigne sanitaire des 50% n'est globalement pas respectée dans le public, comme l'a constaté un journaliste de l'AFP dans plusieurs établissements, les enfants des familles les plus pauvres risquent toutefois d'être tout bonnement déscolarisés.

"Le manque d'établissements éducatifs est la conséquence de l’intérêt zéro pour l'éducation du régime Obiang Nguema", s'indigne Andrès Esono Ondo, secrétaire général de Convergence pour la démocratie sociale (CPDS), l'un des rares partis d'opposition autorisés à s'exprimer mais dont les cadres font des séjours réguliers en prison.

"Le président a créé l'université nationale de Guinée Équatoriale" de Malabo, sur l'île de Bioko, "il a fait construire l'université afro-américaine de Djibloho", sur la partie continentale du pays, rétorque Juan Ondo, membre du Parti démocratique de Guinée Équatoriale (PDGE) du chef de l'Etat.

"C'est vrai qu'il y a de plus en plus d'élèves dans les écoles mais on ne peut pas tout faire à la fois", plaide un député PDGE sous couvert de l'anonymat.

"Le régime ne veut pas de citoyens formés car il sera moins facile de les manipuler, et donc de s'éterniser au pouvoir", affirme Joaquin Elo Ayeto, alias Paysa, président de l'association de défense des droits Humain Somos+ sociedad civil et célèbre opposant du CPDS, remis en liberté en février 2020 après un an de prison.

20 ans après Sydney, Eric Moussambani, poisson-pilote de la natation en Guinée équatoriale

Eric Moussambani lors d'un entretien au CHN Flat-Hotel de Malabo, le 12 septembre 2020.

Il s'est fait un nom, et un surnom, en signant le 100 m nage libre le plus lent de l'histoire olympique: vingt ans après les JO de Sydney, Eric Moussambani, rebaptisé à l'époque "Eric l'anguille", œuvre pour que son pays, la Guinée équatoriale, ait "de bon nageurs".

C'est l'une des images des Jeux de Sydney. Au bord de l'épuisement, encouragé par des spectateurs interloqués, Eric Moussambani boucle ses deux longueurs du bassin olympique après 1 min 52 sec 72/100e de calvaire.

Malgré les quolibets, sa technique très frustre (il a nagé sans jamais mettre la tête sous l'eau!) et son chrono bien loin du record de monde de l'époque (48.18), Moussambani, alors âgé de 22 ans, devient l'un des héros de la quinzaine australienne.

Au point d'y gagner un surnom donc ("Eric the eel"), donné par la presse australienne, et de devenir l'incarnation de la devise de Pierre de Coubertin, le rénovateur du mouvement olympique pour qui "l'important est de participer".

"J'ai fait beaucoup de publicités au Japon et en Australie. J'ai voyagé, répondu à de nombreuses invitations des fédérations de plusieurs pays, de nombreuses interviews dans le monde", se rappelle Moussambani dans un entretien à l'AFP.

Son épopée olympique, il ne l'a pas oubliée. En particulier les circonstances qui l'ont conduit à Sydney.

Eric Moussambani au JO de Sydney, le 19 septembre 2000.
Eric Moussambani au JO de Sydney, le 19 septembre 2000.

"Je ne savais pas nager" -

"Un jour, un communiqué de la radio nationale dit qu'on avait besoin de nageurs pour la Fédération de natation du pays, le rendez-vous était à l'hôtel Ureca un samedi. J'étais le seul garçon, il y avait une fille aussi, finalement on n'était que deux", raconte-t-il.

"Le président du comité olympique de l'époque, monsieur Fernando Minko, a voulu voir comment on nageait, alors j'ai plongé dans la piscine et j'ai commencé à bouger les pieds. Il nous a dit qu'on irait aux Jeux Olympiques en Australie. C'était à deux ou trois mois de l'ouverture ! Il n'y avait même pas d'entraîneur. J'ai demandé à un monsieur de l'hôtel de pouvoir venir m'entraîner, il a dit d'accord mais de 5 h à 6 h du matin, parce que la piscine était pour les clients", se souvient ce père de quatre enfants.

"Je ne savais pas encore ce que c'était les JO, moi je me réjouissais seulement à l'idée de voyager, je n'avais que ça dans la tête, je ne savais même pas où se trouvait l'Australie", avoue-t-il.

Alors que les stars de la natation préparent le rendez-vous des JO dans le moindre détail pendant quatre ans, Moussambani a improvisé jusqu'au bout.

"Sincèrement, je ne savais pas nager. J'avais bien quelques notions mais rien de plus et aucune expérience pour une telle compétition. Je ne savais pas comment bouger les bras, les pieds, coordonner ma respiration avec les mouvements", avoue-t-il.

"Quand on m'a montré la piscine olympique, je n'en n'avais jamais vu d'aussi grande, je me suis dit: 'sérieusement, je ne peux pas'. Durant mes entraînements à Sydney, je n'ai jamais nagé jusqu'au bout...", rappelle celui qui a débuté la natation à "19-20 ans", après s'être cassé un bras en jouant au basket.

Bermuda d'une friperie

Avant son 100 m d'anthologie, couru seul, un bienfaiteur l'a sauvé.

"Je n'avais pas de tenue de natation, pas de lunettes, la fédération ne m'avait rien donné, j'avais juste un bermuda que je m'étais acheté à la friperie (...) Le jour de la compétition, un entraîneur de l'Afrique du Sud m'a vu avec le bermuda et une serviette: +tu vas être disqualifié, ta tenue n'est pas réglementaire, on dirait que tu vas à la plage+. Alors, il m'a donné un maillot et des lunettes", sourit-il.

S'il n'a pas pu poursuivre son histoire olympique et se rendre à Athènes en 2004 à cause d'une erreur administrative du comité olympique équato-guinéen qui avait égaré sa photo d'identité, Moussambani, employé d'une compagnie pétrolière, n'a pas tourné le dos à la natation.

"Je suis sélectionneur national au sein de la fédération de natation de Guinée équatoriale, je travaille pour que notre pays ait de bon nageurs, en leur apprenant les fondamentaux dès le plus jeune âge. Eux, au moins, ont la possibilité de voir et de s'entraîner dans des piscines olympiques", apprécie-t-il.

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