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La Guinée équatoriale arrête de construire un mur à sa frontière camerounaise

Frontière de Mezeng, au Gabon, et Mongomo en Guinée équatoriale visible au loin, 26 janvier 2017. (VOA/ Timothée Donangmaye)

La Guinée équatoriale a suspendu ses travaux de construction d'un mur le long de sa frontière avec le Cameroun, a affirmé mardi soir le ministre camerounais de la Défense Beti Assomo en marge d'une rencontre avec son homologue équato-guinéen.

En juillet 2019, Yaoundé avait accusé la Guinée équatoriale d'avoir commencé à construire un mur à sa frontière, empiétant sur son territoire, ce qu'avait démenti Malabo.

Les tensions avaient été ravivées il y a quelques mois, quand Malabo a entrepris la construction de miradors au même endroit, a rapporté le quotidien d'Etat camerounais Cameroon Tribune en juin.

"Des nouvelles (...) font état de la suspension de ces travaux" a salué mardi soir le ministre camerounais Beti Assomo en marge d'une rencontre de deux jours avec son homologue équatoguinéen, dédiée à ces différends frontaliers.

Après avoir écouté M. Assomo, le ministre équato-guinéen Leandro Bakale a à son tour fait une déclaration, sans évoquer le mur dont son gouvernement a toujours nié l'existence.

Même silence au sujet du mur après la rencontre. "Nous pouvons dire avec force que l'apaisement est garanti", a-t-il simplement assuré devant la presse.

"Il n'y a pas de travaux en ce moment. Nous n'avons pas contruit de mur", maintient un membre de la délégation équato-guinéenne à Yaoundé interrogé par l'AFP, qui reconnaît simplement "des opérations de repérage des limites de la frontière".

La zone frontalière de la Guinée équatoriale, du Cameroun et du Gabon, appelée zone des trois frontières, est une plaque tournante des échanges commerciaux, mais aussi de trafics.

Malabo surveille particulièrement cette frontière où une trentaine d'hommes armés avaient été arrêtés fin 2017, accusés d'avoir tenté un coup d'Etat contre le président Teodoro Obiang Nguema.

Des habitants équato-guinéens le long de la frontière, contactés par l'AFP, avaient constaté le début de la construction du mur à l'été 2019, mais affirment désormais que les travaux ont cessé depuis plusieurs mois et n'ont jamais repris.

"L'engagement de suspendre le projet de construction de ce mur a été pris par le président Teodoro Obiang Nguema de la Guinée équatoriale", a affirmé à l'AFP un officiel camerounais ayant requis l'anonymat.

"Le président Paul Biya a échangé avec son homologue et celui-ci lui a confirmé que son pays envisageait de construire un mur pour contrer les migrations clandestines mais qu'il avait décidé de le suspendre", le temps que les deux pays s'accordent sur le tracé de la frontière, a rapporté cet officiel.

De nombreux Camerounais tentent leur chance de l'autre côté de la frontière, en Guinée équatoriale, attirés par les opportunités créées par la manne pétrolière de ce petit pays.

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Coronavirus: entre reconfinements partiels et l'espoir d'un vaccin

Le professeur Gottfried Kremsner injecte un vaccin contre le COVID-19 de la société de biotechnologie allemande CureVac à un volontaire de son institut tropical de la clinique universitaire de Tuebingen, en Allemagne, le 22 juin 2020. REUTERS / Kai Pfaffenbach

La pandémie de covid-19 ne cesse de se répandre. Des pays recourent à des reconfinements partiels, alors que se renforce l'espoir d'un futur vaccin.

Le Sénégal a rouvert ses frontières aériennes après quatre mois de fermeture à cause du coronavirus, avec l'arrivée à l'aéroport international de Dakar ce mercredi à minuit d'un vol d'Air Algérie.

Les Maldives ont rouvert aussi leurs complexes touristiques et accueilli leur premier vol international depuis plus de trois mois. Disneyland Paris, première destination touristique privée en Europe, a rouvert ses portes au public avec une capacité d'accueil limitée. Idem pour Disney World en Floride, selon le quotidien Orlando Sentinel.

En Espagne, plusieurs communes en Catalogne ont été reconfinées mercredi en raison d'un important foyer de contagion. C’est pareil au Portugal, où le gouvernement prolonge jusqu'à fin juillet les mesures de reconfinement partiel dans la région de Lisbonne pour maîtriser des foyers de contagion.

L'Inde s'apprête à reconfiner près de 140 millions d'habitants dans la région de Bangalore. A Hong Kong, les bars, les salles de sport et les salons de coiffure ont dû être fermés à nouveau mercredi.

En Iran, 140 médecins et infirmiers sont morts du coronavirus depuis le début de la pandémie.

Le Brésil a enregistré 1.300 morts supplémentaires en 24 heures. Aux Etats-Unis, quelque 63.262 nouvelles infections sont apparues depuis lundi.

La firme américaine de biotech Moderna a annoncé mardi qu'elle s'apprêtait à lancer la phase finale de ses essais cliniques pour un vaccin. 45 volontaires prennent part à la "phase un" de ces tests.

Son vaccin expérimental a montré qu'il était sûr et déclenchait une réponse immunitaire chez l'ensemble des 45 volontaires sains prenant part aux tests de "phase un", ont dit mardi des chercheurs dans le New England Journal of Medicine. La nouvelle a conduit à un bond de 16% de sa cotation en bourse, selon la chaîne de télévision américaine CNBC.

Le ministère russe de la défense affirme avoir développé aussi un vaccin après des essais cliniques sur 18 volontaires et, pour le moment il n’y a pas eu de complications majeure ni d’effet secondaires.

La semaine dernière le gouvernement de la Guinée équatoriale a annoncé avoir déjà passé des commandes pour Remdesivir, le vaccin développé par la société pharmaceutique Gilead. Il a été acquis au prix fort de 13.000 dollars l'unité, selon le vice-président Teodoro Obiang Nguema.

L'espoir est donc permis.

Malabo arrête la construction d'un mur à la frontière

Malabo arrête la construction d'un mur à la frontière
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Les autorités équato-guinéenes expulsent le représentant de l'OMS

Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, président de la Guinée équatoriale, prend la parole lors du Sommet de la paix Nelson Mandela, à New York, le 24 septembre 2018. (AFP)

Les autorités de la Guinée équatoriale ont expulsé le représentant de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dans le pays.

Ce pays d'Afrique centrale de plus de 1,2 million d'habitants a enregistré plus de 1 000 cas de COVID-19 et 12 décès depuis la confirmation de son premier cas à la mi-mars, selon les données de l'OMS.

"En termes de population, nous estimons qu'il s'agit d'un des pays les plus touchés vu le nombre de cas", a déclaré la Botswanaise Matshidiso Moeti, directrice régionale de l'OMS pour l’Afrique.

Le gouvernement équato-guinéen a demandé à l'OMS de remplacer son représentant, Triphonie Nkurunziza, a précisé Mme Moeti, sans donner de détails sur les raisons.

"J'aimerais souligner que nous nous sommes engagés à travailler avec le gouvernement, en particulier pour soutenir la population équato-guinéenne", a ajouté Mme Moeti.

L’expulsion du représentant permanent de l’OMS constitue un nouveau revers pour cette agence onusienne chargée de la santé. Le Burundi avait expulsé l’équipe de l’OMS au mois de mai, et le président américain Donald Trump avait annoncé le retrait de son pays de l’OMS.

Coronavirus: sept journalistes équato-guinéens suspendus après un débat

Le palais de justice de Malabo, le 25 janvier 2015.

Les sept journalistes d'une émission de débats de l'unique chaîne privée équato-guinéenne ont été suspendus après avoir critiqué des violences militaires durant le confinement dû à la pandémie du coronavirus, a déploré lundi l'ONG Reporters sans frontières (RSF).

"Buenos dias Guinea", ou "Bonjour la Guinée (équatoriale)", émission d'opinion et d'analyse, n'a plus été diffusée depuis le 1er mai, et ses sept journalistes ont été suspendus sans motif, selon RSF et plusieurs sources contactées par l'AFP.

Dans un pays souvent critiqué par des ONG pour le manque de liberté de la presse, la radiotélévision Asonga, qui diffuse l'émission, est la seule privée, mais elle appartient à Teodorin Obiang, vice-président du pays et fils du chef de l'Etat, Teodoro Obiang Nguema, au pouvoir depuis 40 ans.

La veille de la suspension, les journalistes avaient critiqué à l'antenne des violences militaires contre les civils, évoquant des passages à tabac en pleine rue pour faire respecter les mesures de confinement.

"En Guinée équatoriale, même le coronavirus n'échappe pas à l'hyper contrôle de l'information et à la censure. Ces journalistes qui n'ont rien fait d'autre que leur travail doivent être réhabilités dans leur fonction", demande Arnaud Froger, responsable du bureau Afrique de RSF dans un communiqué publié lundi.

La Guinée équatoriale, petit pays d'Afrique centrale peuplé de 1,3 million d'habitants, compte officiellement 594 cas de coronavirus depuis le début de l'épidémie.

Le confinement total des deux plus grandes villes, Malabo et Bata, a été annoncé mi-avril.

L'année dernière, deux journalistes de la même chaîne avaient été arrêtés et détenus pendant douze jours après avoir réalisé l'interview d'un juge qui critiquait la suspension dont il avait fait l'objet. Depuis leur sortie, ils n'ont toujours pas été rétablis dans leur fonction.

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