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La France va accueillir les premiers réfugiés évacués de Libye par le HCR


Une jeune réfugiée près d’un drapeau du HCR au cours de la journée Mondiale de Réfugiés à Goma, 20 juin 2017. (VOA/Charly Kasereka)

La France va accueillir les premiers réfugiés évacués de Libye par le HCR au Niger, a annoncé lundi à l'AFP Pascal Brice, le directeur général de l'Ofpra (Office français de protection de réfugiés et apatrides) à l'issue d'une mission à Niamey.


Ces réfugiés, arrivés à Niamey le 11 novembre, devraient gagner la France "au plus tard en janvier", a-t-on indiqué au ministère de l'Intérieur. Ils avaient bénéficié de la première évacuation de Libye, où règne le chaos, menée par le Haut-commissariat aux réfugiés des Nations unies.

Il s'agit d'un groupe de 25 personnes, Erythréens, Ethiopiens et Soudanais, et comprenant "15 femmes et quatre enfants", a précisé Pascal Brice.

Le HCR avait présenté à l'Ofpra une liste de personnes repérées pour leur besoin de protection et celles qui seront retenues, après une évaluation sécuritaire, obtiendront le statut de réfugié "très rapidement" après leur arrivée en France, a précisé M. Brice.

Ils seront d'abord hébergés en structures collectives, "le temps de leur donner un certain nombre de clés sur la vie en France", a-t-on précisé à la DGEF (Direction générale des étrangers en France) qui coordonne l'opération de réinstallation. Après ce sas de quelques mois, ils seront orientés vers des logements classiques.

"C'est d'abord une manière de sauver des personnes qui sortaient d'un véritable enfer, avec des tortures, des viols, des enlèvements d'enfants", explique M. Brice.

Cette semaine encore, un reportage de CNN montrant des migrants vendus aux enchères a provoqué une forte émotion, suscitant des réactions indignées en Afrique et à l'ONU.

Les réfugiés entendus de jeudi à samedi pouvaient témoigner d'un parcours traumatique, notamment les femmes, "presque toutes victimes de violences sexuelles" selon M. Brice.

Avec cette évacuation, "on a fait des miracles", assure Alexandra Morelli, responsable du HCR à Niamey.

Ainsi que les autorités françaises, qui mettaient alors sur pied leurs propres dispositifs pour aller chercher des réfugiés au Niger et au Tchad, conformément à l'engagement d'Emmanuel Macron qui a fixé un objectif de 3.000 personnes d'ici 2019.

Le chiffre de 25 personnes peut sembler dérisoire, par rapport aux 44.000 réfugiés enregistrés par le HCR en Libye. Mais "on est convaincus qu'il y aura d'autres opérations", assure Mme Morelli.

"L'enjeu maintenant est que d'autres pays, Européens, Américains, Canadiens, se joignent à cette démarche", a ajouté M. Brice.


Avec AFP

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