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Première mission française d'identification de réfugiés au Tchad


Des refugies nigérians apres une nuit de peche debarquent dans le village de Tagal, Tchad, le 24 avril 2017 (VOA / Nicolas Pinault)

L'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) a mené cette semaine sa première mission d'identification de réfugiés au Tchad, conformément aux engagements pris par la France, a indiqué vendredi son directeur général, Pascal Brice.

La mission, de lundi à jeudi, "a permis d'entendre sur place 240 personnes" déjà inscrites sur des listes proposées par le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), a précisé à l'AFP M. Brice.

Il s'agit de personnes originaires "du Soudan et de Centrafrique", notamment "des familles, qui arriveront prochainement en France" dans le cadre des programmes de "réinstallation" du HCR, a-t-il ajouté. Parmi eux se trouvent "100 mineurs".

Le HCR sélectionne les réfugiés sur des critères de vulnérabilité (survivants de torture, femmes risquant des violences, cas médicaux...). Beaucoup viennent de camps de réfugiés où ils ont déjà été identifiés, a précisé la porte-parole du HCR en France, Céline Schmitt.

Cette réinstallation, sur le modèle de programmes lancés ces dernières années en Turquie, au Liban et en Jordanie pour des Syriens notamment, permet aux bénéficiaires d'obtenir très rapidement le statut de réfugié une fois qu'ils arrivent en France, l'instruction des dossiers ayant débuté sur place.

Après le Tchad, une mission de l'Ofpra au Niger devrait rapidement avoir lieu et d'autres seront menées régulièrement dans ces deux pays d'ici à la fin 2019, comme l'avait annoncé le président Emmanuel Macron début septembre, a précisé M. Brice.

Une décision de principe sur la réinstallation depuis le Tchad et le Niger avait été prise fin août lors d'un sommet à Paris avec les dirigeants de ces deux pays ainsi que de plusieurs pays européens.

La France compte accueillir 3.000 réfugiés ayant transité par le Niger et le Tchad dans les deux ans, dans le cadre d'un engagement portant sur 10.000 personnes "réinstallées" - les autres provenant notamment du Liban et de Jordanie.

Le président Macron avait précisé en septembre que ces missions visaient aussi à "prévenir un afflux de migrants économiques", en droite ligne de sa politique en matière d'immigration: un accueil digne aux réfugiés et une politique ferme de reconduite aux frontières des autres migrants.

En septembre, le HCR avait demandé que la communauté internationale s'engage sur 40.000 places de réinstallations supplémentaires pour les réfugiés présents dans 15 pays prioritaires le long de la route de la Méditerranée centrale. Pour l'instant, la France est la seule à avoir annoncé un engagement chiffré, même si "d'autres pays ont montré leur volonté d'offrir des places" et "sont en phase de planification", selon le HCR.

Selon l'envoyé spécial du HCR pour la Méditerranée centrale, Vincent Cochetel, le nombre de personnes vulnérables ayant besoin d'un transfèrement s'élève à "83.500 au Tchad et 10.500 au Niger"

Avec AFP

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