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La France doit restituer des "trésors" coloniaux du Bénin, exigent des associations à Lomé

Le roi Agoli Agbo observe le festival du Danhome à Abomey, au Bénin, l'ancienne capitale du royaume du Danhome, l'un des empires commerciaux qui s'étendait sur l'Afrique de l'Ouest avant la conquête coloniale européenne du 19e siècle, samedi 13 décembre 2

Deux associations ont adressé une lettre ouverte à François Hollande pour demander la restitution par la France au Bénin de biens culturels amassés à l'époque coloniale, "trésors" d'une "valeur patrimoniale et spirituelle exceptionnelle".

Ces biens - des "trônes royaux, des récades (sceptres royaux), les portes sacrées du Palais d'Abomey, des statues anthropomorphes..." -, actuellement exposés dans des musées français dont le quai Branly, "ont pour le peuple béninois une valeur patrimoniale et spirituelle exceptionnelle", affirment dans cette lettre les représentations française et béninoise du Collectif représentatif des associations noires (Cran France et Cran Bénin).

Elles ont reçu le soutien de la Ligue des droits de l'homme, de SOS Racisme, de députés français et béninois ainsi que de souverains locaux de ce pays d'Afrique de l'Ouest, ex-colonie française indépendante depuis 1960.

Le Cran a également lancé mercredi une pétition en ligne sur la plateforme Change.org, intitulée "Rendez au Bénin les trésors pillés pendant la Colonisation". Poour Louis -Georges Tin du CRAN, la bataille est gagnée d'avance. " Si on échoue avec Francois Hollande on continuera, c'est certain. Je pense d'ailleurs qu'on gagnera, la question c'est quand."

Louis-George Tin joint par Anasthasie Tudieshe
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"Il reste au président Hollande encore quelques semaines (...) pour acter la restitution de manière officielle et irréversible" de ces objets du patrimoine béninois, "emportés par les armées coloniales", poursuivent les associations dans leur courrier.

"Ce que la France a fait au Dahomey, à l'époque, c'est le passé. La France d'aujourd'hui n'en est pas responsable. Mais si elle refuse aujourd'hui toute restitution de ces biens très mal acquis, elle se rend de fait solidaire et même complice des spoliations du passé", dénoncent les signataires.

Ils relancent la demande officielle de restitution, adressée à l'été 2016 par le président béninois Patrice Talon mais que le ministère français des Affaires étrangères a refusée en décembre pour les motifs "d'inaliénabilité, d'imprescriptibilité et d'insaisissabilité" des biens culturels.

Concrètement, les signataires demandent la saisie de la Commission scientifique nationale des collections, qui a le pouvoir de prononcer le déclassement d'oeuvres culturelles, et permettre ainsi d'enclencher le processus de restitution.

"Si le président de la République française accepte cette requête, à l'heure où il quitte le pouvoir, il accomplira ainsi un geste pour l'Histoire, un geste pour l'avenir, un geste pour l'amitié entre les peuples", concluent les signataires de la lettre ouverte, précisant que le gouvernement béninois avait "entrepris de créer un musée pour accueillir ces biens".

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Au moins 15 soldats tués dans l'attaque d'une base militaire par Boko Haram

Soldats nigérians à Damasak, Nigeria le 18 mars 2015.

Au moins 15 soldats ont été tués dans l'attaque d'une base militaire par des combattants du groupe jihadiste Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, en proie à une sanglante insurrection armée depuis 10 ans, a-t-on appris mardi auprès de sources sécuritaires concordantes.

Des hommes soupçonnés d'appartenir à la faction de l'Etat islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap) ont pris d'assaut lundi soir une base militaire à la périphérie de la ville de Gajiram, à 80 km de la capitale régionale, Maiduguri.

"Les corps de 15 soldats ont déjà été retrouvés dans le cadre des opérations de recherche et de secours", a déclaré à l'AFP un officier de l'armée nigériane sous couvert d'anonymat. "Ce chiffre pourrait changer étant donné que les opérations (de recherches) sont toujours en cours et que de nombreux soldats manquent toujours à l'appel".

Une autre source militaire jointe au téléphone a confirmé ce bilan.

"Quinze soldats ont payé le prix suprême, leurs corps ont été retrouvés et la recherche d'autres soldats portés disparus continue", a précisé cette source.

Les jihadistes ont emporté des armes et des véhicules après avoir mis en déroute l'armée et incendié la base, causant d'importants dégâts, selon les deux sources militaires.

Arrivés à bord de neuf pick-up, "ils ont délogé les soldats de la base après des combats", avait confié plus tôt à l'AFP une autre source sécuritaire sous couvert d'anonymat.

Selon des témoignages d'habitants, les jihadistes sont ensuite entrés dans la ville de Gajiram, où ils ont pillé des magasins et tiré des coups de feu en l'air, obligeant les habitants à se réfugier dans leurs maisons ou à fuir en brousse.

"Les hommes armés ont pénétré dans la ville vers 18h00 (17h00 GMT) après avoir vaincu les soldats de la base", a déclaré Mele Butari, un habitant de Gajiram.

"Ils sont restés près de cinq heures. Ils sont entrés par effraction dans les magasins et ont pillé les stocks de nourriture", a ajouté M. Butari. "Ils n'ont blessé personne et n'ont fait aucune tentative pour attaquer les gens qui s'étaient réfugiés dans la brousse ou chez eux".

Des habitants ont vu mardi matin des soldats revenir vers la ville depuis la brousse environnante, probablement après avoir fui durant l'attaque.

- Trois bases en un mois -

L'insurrection lancée par Boko Haram en 2009 dans le nord-est du Nigeria et sa répression par l'armée ont fait plus de 27.000 morts et 1,8 million de personnes ne peuvent toujours pas regagner leur foyer.

Elle a aujourd’hui gagné le Niger, le Tchad et le Cameroun voisins.

Gajiram et la base militaire attenante ont été attaquées à plusieurs reprises par les jihadistes.

Des dizaines de bases militaires ont été attaquées depuis un an par la faction affiliée au groupe Etat islamique, qui cible principalement l'armée et les symboles de l'Etat.

Depuis début juin, c'est au moins la troisième attaque contre une base recensée par l'AFP dans le nord-est du pays.

La semaine dernière, l'Iswap a revendiqué l'attaque de la base militaire de Kareto, également située dans l'Etat du Borno, affirmant avoir tué 20 soldats. Des sources sécuritaires avaient fait état de "plusieurs morts" à l'AFP, sans donner de bilan précis.

Et le 4 juin, la même faction avait revendiqué une série d'attaques contre cinq bases militaires de la région, parlant de 14 soldats tués. Ces allégations n'ont pu être vérifiées de manière indépendante, mais une source militaire a cependant confirmé que cinq soldats avaient été tués dans la base de la ville de Marte (Etat du Borno).

Par ailleurs, au moins 30 personnes ont été tuées et 40 blessées à Konduga (nord-est) dimanche dans un triple attentat-suicide attribué cette fois à la faction loyale au leader historique de Boko Haram, Abubakar Shekau.

Il s'agissait de l'une des attaques les plus meurtrières de ce groupe jihadiste contre des civils depuis des mois dans cette région.

Plus de 300 000 déplacés par les violences

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38 morts et de nombreux blessés" dans une attaque contre deux villages

Quelques personnes regardent au loin le lieu d’une attaque-kamikaze dans la région de Gao, dans le centre-nord du Mali, 1er juillet 2018. (VOA/ Sidi Elhabib Maiga)

Une nouvelle tuerie dans le centre du Mali a fait "38 morts et de nombreux blessés", a indiqué mardi soir le gouvernement malien, selon un bilan encore provisoire.

Dans le même temps, une embuscade contre une patrouille de l'armée plus au nord a occasionné des "pertes humaines et matérielles", selon les Forces armées maliennes.

Des bilans antérieurs avaient évoqué entre une vingtaine et une quarantaine de morts lors de cette attaque survenue lundi dans deux villages dogons de cette région du centre du pays, où un massacre commis dans village dogon proche de Bandiagara le 9 juin avait fait 35 morts, dont 24 enfants.

"Des attaques terroristes ont visé hier lundi 17 juin 2019, dans la soirée, les localités de Gangafani et Yoro dans le cercle de Koro, non loin de la frontière avec le Burkina Faso. Le bilan provisoire officiel est de 38 morts et de nombreux blessés", précise le gouvernement dans un communiqué publié dans la soirée.

"Des forces de défense et de sécurité a été dépêché sur les lieux pour sécuriser les populations et leurs biens et traquer les auteurs de ces attaques", selon le texte.

"Une patrouille des FAMa (Forces armées maliennes) est tombée dans une embuscade des terroristes à Banguimalam, au sud-ouest de Gossi (nord). Des renforts ont été dépêchés pour secourir les éléments victimes d'attaque terroriste et sécuriser la zone", ajoute le communiqué du gouvernement.

"Les #FAMa sont tombées dans une embuscade dans la journée du mardi 18 juin 2019. C'était dans la localité de #Gossi. Au cours de cet accrochage, les FAMa ont enregistré des pertes humaines et matérielles", ont confirmé sur Twitter les Forces armées maliennes.

La RDC et la BAD s'engagent à créer des zones agricoles spéciales

Le président Félix Tshisekedi à la Cité de l'Union africaine, Kinshasa, le 18 mars 2019. (Twitter/Présidence RDC)

Le président congolais Félix Tshisekedi et le patron de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwimi Adesina, ont annoncé mardi la création des zones spéciales d'agro-industrialisation impliquant des investisseurs privés pour le développement des milieux ruraux en RDC.

"L'agriculture est un secteur qui va régler plusieurs problèmes. Nous allons travailler pour booster le secteur en créant des zones spéciales agricoles dont le but est de favoriser l'agro-industrie pour atteindre l'autosuffisance alimentaire en très peu de temps", a déclaré le président Tshisekedi.

"Je ne compte pas toujours sur nos minerais (...), même si je ne peux pas cracher sur ce secteur. Les mines nous ont créé beaucoup de problèmes. Il faut diversifier notre économie. Le secteur agricole va régler beaucoup de problèmes comme la malnutrition grâce à ces zones spéciales agricoles", a ajouté M. Tshisekedi.

Le projet vise à disséminer les zones spéciales d'agro-industrialisation près des lieux de production agricole. Ces zones seront dotées d'infrastructures énergétiques, de transport et de communications pouvant favoriser la transformation locale des produits agricoles, a expliqué Akinwimi Adesina, président de la BAD.

"Les pays qui font l'exportation des matières premières sont toujours pauvres, par contre ceux qui développent les chaînes de valeurs par la transformation de leur production deviennent riches", a expliqué M. Adesina.

Les deux personnalités n'ont pas donné la date du lancement effectif de ce projet ni la hauteur des financements qui seront mobilisés.

S'adressant aux investisseurs privés présents dans la salle d'une conférence, M. Adesina les a invités à s'impliquer dans ce projet soutenu par la BAD et qui a comme objectif prioritaire de financer la création locale de la valeur ajoutée en développant les chaînes de production desdites valeurs.

"L'agro-business représentera 1.000 milliards de dollars d'ici à 2030. Si vous ne vous engagez pas dans l'agro-industrie, les autres viendront tout prendre", a-t-il averti.

Quant aux réformes, le président Tshisekedi a considéré que "pour rassurer des investisseurs sérieux et non les véreux, il faut gagner le combat acharné contre la corruption" et "simplifier la fiscalité" en vue d'influer sur le climat des affaires.

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