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La Fondation Clinton annonce des changements pour parer aux critiques

Les Clinton - Bill, Hillary et sœur Chelsea - parlent à l’université de l'Arizona, 22 mars 2014

Sous pression, la Fondation Bill, Hillary & Chelsea Clinton va se réformer pour éviter tout conflit d'intérêts en cas d'élection de Hillary Clinton à la Maison Blanche en novembre, a confirmé Bill Clinton lundi en détaillant la transition envisagée.

La fondation caritative, qui a levé quelque deux milliards de dollars depuis sa création en 2001 pour des actions dans la santé (sida, paludisme...), le développement et le climat, est assaillie de critiques des républicains qui l'accusent d'être un véhicule de trafic d'influence du couple Clinton.

En substance, ses détracteurs affirment que lorsque Hillary Clinton était cheffe de la diplomatie, de 2009 à 2013, des donateurs étrangers, Etats, entreprises ou particuliers, contribuaient à la fondation de façon à obtenir des faveurs de la secrétaire d'Etat et de l'administration américaine.

Donald Trump, qui qualifie Mme Clinton de "crapule", mise de plus en plus sur cette carte et a appelé lundi à la fermeture pure et simple de la fondation, tâchant de dépeindre sa rivale de l'élection présidentielle comme une femme vénale et corrompue.

"Les Clinton ont passé des décennies à se remplir les poches en s'occupant de leurs donateurs au lieu des Américains", a déclaré le candidat républicain à la Maison Blanche dans un communiqué. "Il est désormais apparent que la Fondation Clinton est l'entreprise la plus corrompue de l'histoire politique".

"Elle doit être fermée immédiatement", a ajouté Donald Trump.

M. Trump a également plaidé pour la nomination d'un procureur spécial pour enquêter sur sa rivale, jugeant le FBI et le département d'Etat se sont pris une "raclée" lors de leurs investigations sur l'utilisation par Mme Clinton de sa messagerie privée lorsqu'elle était cheffe de la diplomatie.

"Les montants en jeu, les faveurs accordées et leur répétition nécessitent une enquête rapide par un procureur spécial immédiatement", a-t-il insisté lors d'un meeting à Akron, dans l'Ohio.

Des garde-fous avaient été mis en place en 2009 pour éviter tout conflit d'intérêts, mais cela n'a pas empêché certaines transactions d'échapper aux contrôles qu'était censée exercer l'administration américaine.

Des messages ont récemment été découverts dans le cadre d'une procédure judiciaire, dans lesquels un proche de Bill Clinton à la fondation, Doug Band, écrivait à deux proches collaborateurs de Hillary Clinton au département d'Etat pour demander qu'un donateur de la fondation, le milliardaire libano-nigérian Gilbert Chagoury, soit reçu par un diplomate américain au Liban.

Guérilla judiciaire

L'organisme conservateur Judicial Watch, qui mène une guérilla judiciaire contre Hillary Clinton, a publié lundi de nouveaux emails obtenus sur ordre d'un juge en vertu des lois sur la transparence. Ils montrent que de nombreuses demandes de rendez-vous avec Hillary Clinton étaient envoyées à sa collaboratrice Huma Abedin par, ou au nom de donateurs de la fondation.

Mais ces messages ne mettaient en évidence aucune faveur rendue.

Interrogé sur l'accès privilégié qu'auraient eu entre 2009 et 2013 des donateurs de la fondation à la secrétaire d'Etat, le porte-parole du département d'Etat Mark Toner a répondu lundi que "nous n'avons rien vu qui laisse supposer une relation fâcheuse".

Il a par ailleurs confirmé que la police fédérale FBI avait remis au département d'Etat quelque "14.900 documents", des emails professionnels et personnels de Mme Clinton, que le ministère va éplucher et publier, comme il l'avait fait durant des mois pour 55.000 pages de courriels professionnels de Mme Clinton qui utilisait une messagerie et un serveur privés.

Dans cette affaire, l'ex-secrétaire d'Etat a échappé à une inculpation mais le directeur du FBI avait dénoncé une "négligence extrême".

Bill Clinton a détaillé lundi dans un message aux soutiens de la fondation les réformes envisagées afin d'"éliminer les inquiétudes légitimes sur de potentiels conflits d'intérêts".

Seuls les dons provenant de citoyens américains, de résidents permanents ou de fondations américaines indépendantes seraient donc dorénavant acceptés. La fondation sera renommée "Fondation Clinton". Et M. Clinton démissionnera du conseil d'administration.

Les actions internationales de la fondation financées par des dons de gouvernements étrangers seront transférées à "d'autres organisations qui s'engageront à poursuivre ce travail", selon lui.

La grand-messe annuelle "Clinton Global Initiative", qui rassemble chaque année à New York des milliers de responsables politiques, associatifs ou d'entreprises du monde entier, aura lieu pour la dernière fois en septembre prochain.

D'autres activités de la fondation se poursuivront, notamment aux Etats-Unis.

Politiquement, le camp Clinton n'entend pas rester sur la défensive.

Le président de l'équipe de campagne John Podesta a dénoncé à nouveau le refus de Donald Trump de publier sa déclaration de revenus, alors que c'est une tradition pour tout candidat à la Maison Blanche.

En outre, il a appelé le républicain à diluer ses investissements pour "que ses propres intérêts financiers ne puissent affecter les décisions prises par son éventuelle administration".

Il a notamment cité une enquête du New York Times montrant que des filiales de l'organisation Trump avaient contracté des emprunts importants à la Bank of China.

Avec AFP

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Les États-Unis allouent 152 millions de dollars en aide pour le Sahel

Des déplacés d’Arbinda, une localité du Sahel, à Dori, le 7 octobre 2019 (VOA/Lamine Traoré)

Les États-Unis ont annoncé une nouvelle aide de près de 152 millions de dollars pour quatre pays du Sahel, à savoir le Niger, le Mali et le Burkina Faso, et la Mauritanie. Ces pays font face à des déplacements massifs de populations et à l'insécurité alimentaire à cause des conflits dans la région.

Plus de 85 millions de dollars proviennent de l'Agence USAID et près de 67 millions de dollars du département d'État.

C’est une aide pour les personnes déplacées, les réfugiés et les communautés qui les accueillent.

Elle comprend de la nourriture, des abris d'urgence; l'accès aux soins de santé primaires, des fournitures médicales, des produits pharmaceutiques et de l'eau potable et des moyens de subsistance.

En outre, le gouvernement américain travaille avec ses partenaires non gouvernementaux et les Nations Unies pour améliorer les infrastructures d'approvisionnement en eau dans les camps de déplacés, fournir des kits d'hygiène et garantir que ces déplacés ont accès à des latrines appropriées.

Parce que les femmes et les enfants sont les plus vulnérables pendant les conflits, Washington finance aussi une aide nutritionnelle pour les enfants de moins de cinq ans.

Cour suprême: Trump a choisi la juge Amy Coney Barrett pour remplacer Ruth Bader Ginsburg

La juge Amy Coney Barrett, professeure de droit à l'Université Notre Dame, actuellement en poste à la Cour d'appel américaine pour le 7e circuit, pose dans une photographie non datée obtenue de l'Université Notre Dame le 19 septembre 2020. (Photo Matt Cashore/Notre Dame Univ.)

Le président américain Donald Trump a décidé de nommer la juge Amy Coney Barrett pour remplacer la juge Ruth Bader Ginsburg à la Cour suprême, a-t-on appris vendredi des médias locaux.

Une annonce officielle est prévue pour samedi à la Maison Blanche, selon le quotidien Politico.

Si elle est confirmée par le Sénat, Mme Barrett, 48 ans, deviendra la plus jeune juge de la haute cour. Sa présence permettrait de maintenir le nombre de femmes à trois - avec les juges Sonia Sotomayor et Elena Kagan, toutes deux nommées par l'ancien président Barack Obama.

Mme Barrett a enseigné pendant 15 ans à la faculté de droit de Notre Dame, l'université où elle avait obtenu son diplôme de droit.

La juge Ginsburg est décédée vendredi dernier à l'âge de 87 ans, après avoir passé 27 ans au sein de la plus haute cour de justice américaine.

Pour être confirmé, un candidat doit obtenir au moins 51 voix au Sénat.

Le Sénat compte actuellement 53 législateurs du parti républicain - le même parti que le président -, et 47 législateurs du parti démocrate. Deux sénateurs, Bernie Sanders de l’État de Vermont et Angus King du Maine, sont indépendants.

Minute Eco: La production pétrolière en hausse de 3% au Gabon

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Le Sahel recevra environ 152 millions d'aide américaine pour gérer sa crise humanitaire

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Une ville californienne va interdire chips et bonbons aux caisses des supermarchés

Des enfants portant des masques d'Halloween reçoivent des bonbons pendant la tradition «Trick or Treat» à Makati à Manille le 31 octobre 2008. Les parents doivent surveiller la consommation de sucre de leurs enfants selon le Dr Mary Hayes, dentiste pédiatre à Chicago. AP/Marquez

La ville de Berkeley, bastion progressiste du nord de la Californie, va interdire la vente des produits trop sucrés ou salés sur les présentoirs situés aux caisses des supermarchés afin de promouvoir une alimentation plus saine, une première aux Etats-Unis selon des médias locaux.

Le conseil municipal de Berkeley, ville universitaire de 120.000 habitants près de San Francisco, a adopté cette semaine à l'unanimité une ordonnance qui bannira des caisses les produits contenant plus de 5 grammes de sucres ajoutés ou plus de 250 mg de sodium par portion. L'interdiction vise également toutes les boissons contenant des sucres ajoutés ou des édulcorants artificiels.

L'ordonnance relève que "des aliments bon marché et riches en sel, graisses saturées et sucres ajoutés sont prédominants dans les présentoirs des caisses". Les clients y sont "plus enclins à effectuer des achats impulsifs et les parents se battent avec leurs enfants qui réclament des confiserie à la fin des courses".

L'interdiction, qui doit s'appliquer à 25 supermarchés de la ville, entrera en vigueur en mars prochain et les premières visites des inspecteurs sanitaires sont prévues en janvier 2022.

"Ce qui est bon pour les clients à Berkeley est aussi bon pour nos commerces", a lancé Kate Harrison, l'une des élues à l'origine de cette mesure.

En 2014, Berkeley avait déjà été la première à imposer une taxe sur les sodas, une initiative reprise ensuite par plusieurs autres grandes villes américaines.

Selon une étude publiée début 2019, les habitants de Berkeley avaient diminué leur consommation de boissons sucrées de 21% dans l'année qui avait suivi la mise en place de cette "taxe sodas". La chute atteignait 52% en 2017.

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