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L'Ukraine détaille les versements présumés à l'ex-directeur de campagne de Trump

Paul Manafort parle aux journalsites lors de la convention républicaine, Cleveland, 17 juillet 2016.

Les autorités ukrainiennes ont publié des documents détaillant le paiement présumé de plusieurs millions de dollars à Paul Manafort, qui a démissionné vendredi comme directeur de campagne de Donald Trump, du temps des ex-dirigeants pro-russes du pays.

Le Bureau ukrainien anticorruption a publié jeudi une comptabilité où figure Paul Manafort, en tant que destinataire de versements d'un montant total de 12,7 millions de dollars entre 2007 et 2012, sans que l'on sache avec certitude s'il a touché cet argent.

Le consultant, écarté mercredi par le candidat républicain à la Maison Blanche, a fini par soumettre sa démission vendredi à Donald Trump.

M. Manafort travaillait durant cette période en tant que conseiller en relations publiques de l'ex-président ukrainien Viktor Ianoukovitch et de son Parti des régions. M. Ianoukovitch a été chassé du pouvoir par le soulèvement pro-européen du Maïdan en février 2014.

"Nous soulignons que la mention du nom de Paul Manafort sur la liste ne veut pas dire qu'il a reçu cet argent car les signatures qui apparaissent dans la colonne des destinataires peuvent être celles d'autres personnes", nuance le Bureau dans un communiqué.

Le député ukrainien Serguiï Lechtchenko a accusé vendredi M. Manafort d'avoir continué, même après l'arrivée des pro-occidentaux au pouvoir à Kiev, à défendre les intérêts des anciens responsables prorusses, alors rassemblés dans le parti du Bloc de l'opposition.

"Les derniers contacts de Paul Manafort avec ce qui était à l'époque le Bloc d'Opposition ont continué jusqu'en 2015", a affirmé M. Lechtchenko, membre du groupe politique soutenant le président pro-occidental Petro Porochenko.

"Manafort est par exemple venu en Ukraine plusieurs fois l'année dernière. La dernière fois que c'est arrivé, c'était en octobre 2015", a-t-il ajouté.

Selon le député, le directeur de campagne de Donald Trump a travaillé comme conseiller pour le Bloc d'opposition lors de la campagne pour les élections législatives d'octobre 2014, au terme de laquelle le parti a reçu moins de 10% des voix.

Paul Manafort, 67 ans, avait été mis sur la touche mercredi par Donald Trump lors d'un profond remaniement de l'organigramme de campagne, mais faisait toujours partie de l'équipe sur le papier avant de jeter l’éponge vendredi en tant que directeur de campagne. Il a réfuté tout paiement illégal en cash pour son travail en Ukraine et dénoncé lundi des accusations "infondées et stupides". Il a affirmé n'avoir jamais travaillé pour les gouvernements russe ou ukrainien.

Avec AFP

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Les États-Unis allouent 152 millions de dollars en aide pour le Sahel

Des déplacés d’Arbinda, une localité du Sahel, à Dori, le 7 octobre 2019 (VOA/Lamine Traoré)

Les États-Unis ont annoncé une nouvelle aide de près de 152 millions de dollars pour quatre pays du Sahel, à savoir le Niger, le Mali et le Burkina Faso, et la Mauritanie. Ces pays font face à des déplacements massifs de populations et à l'insécurité alimentaire à cause des conflits dans la région.

Plus de 85 millions de dollars proviennent de l'Agence USAID et près de 67 millions de dollars du département d'État.

C’est une aide pour les personnes déplacées, les réfugiés et les communautés qui les accueillent.

Elle comprend de la nourriture, des abris d'urgence; l'accès aux soins de santé primaires, des fournitures médicales, des produits pharmaceutiques et de l'eau potable et des moyens de subsistance.

En outre, le gouvernement américain travaille avec ses partenaires non gouvernementaux et les Nations Unies pour améliorer les infrastructures d'approvisionnement en eau dans les camps de déplacés, fournir des kits d'hygiène et garantir que ces déplacés ont accès à des latrines appropriées.

Parce que les femmes et les enfants sont les plus vulnérables pendant les conflits, Washington finance aussi une aide nutritionnelle pour les enfants de moins de cinq ans.

Cour suprême: Trump a choisi la juge Amy Coney Barrett pour remplacer Ruth Bader Ginsburg

La juge Amy Coney Barrett, professeure de droit à l'Université Notre Dame, actuellement en poste à la Cour d'appel américaine pour le 7e circuit, pose dans une photographie non datée obtenue de l'Université Notre Dame le 19 septembre 2020. (Photo Matt Cashore/Notre Dame Univ.)

Le président américain Donald Trump a décidé de nommer la juge Amy Coney Barrett pour remplacer la juge Ruth Bader Ginsburg à la Cour suprême, a-t-on appris vendredi des médias locaux.

Une annonce officielle est prévue pour samedi à la Maison Blanche, selon le quotidien Politico.

Si elle est confirmée par le Sénat, Mme Barrett, 48 ans, deviendra la plus jeune juge de la haute cour. Sa présence permettrait de maintenir le nombre de femmes à trois - avec les juges Sonia Sotomayor et Elena Kagan, toutes deux nommées par l'ancien président Barack Obama.

Mme Barrett a enseigné pendant 15 ans à la faculté de droit de Notre Dame, l'université où elle avait obtenu son diplôme de droit.

La juge Ginsburg est décédée vendredi dernier à l'âge de 87 ans, après avoir passé 27 ans au sein de la plus haute cour de justice américaine.

Pour être confirmé, un candidat doit obtenir au moins 51 voix au Sénat.

Le Sénat compte actuellement 53 législateurs du parti républicain - le même parti que le président -, et 47 législateurs du parti démocrate. Deux sénateurs, Bernie Sanders de l’État de Vermont et Angus King du Maine, sont indépendants.

Minute Eco: La production pétrolière en hausse de 3% au Gabon

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Le Sahel recevra environ 152 millions d'aide américaine pour gérer sa crise humanitaire

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Une ville californienne va interdire chips et bonbons aux caisses des supermarchés

Des enfants portant des masques d'Halloween reçoivent des bonbons pendant la tradition «Trick or Treat» à Makati à Manille le 31 octobre 2008. Les parents doivent surveiller la consommation de sucre de leurs enfants selon le Dr Mary Hayes, dentiste pédiatre à Chicago. AP/Marquez

La ville de Berkeley, bastion progressiste du nord de la Californie, va interdire la vente des produits trop sucrés ou salés sur les présentoirs situés aux caisses des supermarchés afin de promouvoir une alimentation plus saine, une première aux Etats-Unis selon des médias locaux.

Le conseil municipal de Berkeley, ville universitaire de 120.000 habitants près de San Francisco, a adopté cette semaine à l'unanimité une ordonnance qui bannira des caisses les produits contenant plus de 5 grammes de sucres ajoutés ou plus de 250 mg de sodium par portion. L'interdiction vise également toutes les boissons contenant des sucres ajoutés ou des édulcorants artificiels.

L'ordonnance relève que "des aliments bon marché et riches en sel, graisses saturées et sucres ajoutés sont prédominants dans les présentoirs des caisses". Les clients y sont "plus enclins à effectuer des achats impulsifs et les parents se battent avec leurs enfants qui réclament des confiserie à la fin des courses".

L'interdiction, qui doit s'appliquer à 25 supermarchés de la ville, entrera en vigueur en mars prochain et les premières visites des inspecteurs sanitaires sont prévues en janvier 2022.

"Ce qui est bon pour les clients à Berkeley est aussi bon pour nos commerces", a lancé Kate Harrison, l'une des élues à l'origine de cette mesure.

En 2014, Berkeley avait déjà été la première à imposer une taxe sur les sodas, une initiative reprise ensuite par plusieurs autres grandes villes américaines.

Selon une étude publiée début 2019, les habitants de Berkeley avaient diminué leur consommation de boissons sucrées de 21% dans l'année qui avait suivi la mise en place de cette "taxe sodas". La chute atteignait 52% en 2017.

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