Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

La Corée du Nord critique des propos du patron de l'ONU


Le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, à droite, et le Premier ministre japonais, Shinzo Abe (à gauche), assistent à une cérémonie commémorant le 73e anniversaire du bombardement atomique de Nagasaki, au parc commémoratif de la paix à Nagasaki, au Japon, le 9 août 2018.
Le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, à droite, et le Premier ministre japonais, Shinzo Abe (à gauche), assistent à une cérémonie commémorant le 73e anniversaire du bombardement atomique de Nagasaki, au parc commémoratif de la paix à Nagasaki, au Japon, le 9 août 2018.

La mission nord-coréenne à l'ONU a accusé le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, de faire des "remarques irréfléchies" et d'adopter la ligne des Etats-Unis, après qu'il a appelé à une dénucléarisation vérifiable et irréversible de la péninsule coréenne.

M. Guterres a fait ces déclarations après des discussions avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe à Tokyo mercredi, pendant lesquelles ils ont évoqué les efforts américains pour débarrasser la Corée du Nord de ses programmes nucléaire et de missiles balistiques.

Le patron de l'ONU "devrait faire ce qui est bénéfique (...) pour la paix et la stabilité, pas seulement en chantant la rengaine des sanctions pour plaire à un certain pays", a jugé la mission nord-coréenne dans un communiqué.

La mission a décrit comme "irréfléchie" une remarque de M. Guterres, qui a déclaré que la Corée du Nord pouvait être "un membre normal de la communauté internationale dans cette région par le biais d'une dénucléarisation totale, vérifiable et irréversible".

La Corée du Nord est "stupéfaite" de ces propos, "au moment où le monde soutient et salue le sommet historique entre la DPRK et les Etats-Unis et le communiqué commun à Singapour", selon le texte, qui utilise l'acronyme anglais pour la Corée du Nord.

>> Lire aussi : Des entreprises sud-coréennes soupçonnées d'avoir violé les sanctions contre le Nord

Cette rencontre inédite, qui s'est tenue le 12 juin entre le président américain Donald Trump et le leader nord-coréen Kim Jong Un, a débouché sur un communiqué commun promettant d'œuvrer à "une dénucléarisation complète de la péninsule coréenne".

Ce communiqué n'avait toutefois pas fourni de détails sur les moyens d'y parvenir et un panel d'experts onusiens a rapporté la semaine dernière que la Corée du Nord n'avait pas arrêté ses programmes nucléaire et balistique.

Les Etats-Unis, soutenus par le Japon, exhortent les pays membres de l'ONU à maintenir la pression sur Pyongyang pour qu'il renonce à ses programmes militaires.

L'administration Trump argue que les sanctions doivent rester pleinement en place jusqu'à ce que la Corée du Nord arrête ses programmes et que leur démantèlement soit vérifié.

L'année dernière, le Conseil de sécurité a adopté trois séries de sanctions visant l'économie nord-coréenne par le biais d'interdictions d'exportation et d'importation, ainsi que des restrictions bancaires.

Avec AFP

XS
SM
MD
LG