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Le Congrès américain approuve le budget 2019 du Pentagone

Le ministre américain de la Défense Jim Mattis, s'adresse aux journalistes au Pentagone, le 27 juillet 2018.

Le Congrès américain a approuvé mercredi à une nette majorité un budget de 716,3 milliards de dollars pour le Pentagone, accélérant les dépenses militaires et renforçant la posture des Etats-Unis face à la Russie tout en évitant de fâcher Donald Trump, qui doit maintenant le ratifier.

Le Sénat a approuvé la loi sur le budget de la Défense (NDAA) 2019 par 87 voix contre 10, une semaine après son approbation par 359 voix contre 54 à la Chambre des représentants.

"Je suis reconnaissant envers la détermination des membres du Congrès des deux partis à adopter la NDAA en temps record cette année", a commenté le ministre de la Défense Jim Mattis dans un communiqué.

La loi débloque 69 milliards de dollars pour les opérations extérieures en cours (Afghanistan, Syrie, Irak, Somalie, etc.), prévoit une augmentation de 2,6% des salaires des membres des forces armées, et autorise des dizaines de milliards d'investissements dans la modernisation de la Navy, de l'US Air Force et des missiles de défense des Etats-Unis.

>> Lire aussi : Trump menace d'un nouveau "shutdown" faute d'accord sur la frontière

Le document interdit au Pentagone de remettre à la Turquie le moindre avion de combat F-35 tant qu'Ankara ne se sera pas engagée à ne pas finaliser ses négociations avec la Russie pour l'achat de systèmes de défense antiaérienne russes S-400, auquel cet avion furtif est sensé pouvoir échapper.

Les Etats-Unis ont livré fin juin leurs premiers F-35 à la Turquie, malgré les tensions croissantes avec ce pays membre de l'Otan. Mais ces appareils vont dans un premier temps rester aux Etats-Unis pendant toute la formation des pilotes turcs, un processus qui peut prendre un à deux ans selon le Pentagone.

Pour ne pas risquer un véto du président américain, les sénateurs ont par ailleurs renoncé à un amendement qui aurait bloqué un accord de l'administration avec le groupe de télécommunications chinois ZTE allégeant des sanctions pour violation des embargos contre l'Iran et la Corée du Nord.

Cette capitulation des sénateurs, qui estiment que le groupe chinois représente un danger pour la sécurité nationale des Etats-Unis, a contrarié le sénateur républicain Marco Rubio, qui a voté contre le texte.

>> Lire aussi : Compromis au Congrès pour une hausse du budget américain

A la demande du Pentagone, la loi autorise des exceptions aux sanctions américaines contre les pays qui achètent des armements russes, afin de ne pas jeter certains pays définitivement dans les bras de la Russie.

M. Mattis veut notamment pouvoir commencer à vendre de l'armement à l'Inde, plus gros importateur mondial en matière de défense, qui achète de longue date des équipements russes et discute avec Moscou de l'acquisition de ses systèmes de défense antiaérienne S-400.

Le document restreint la coopération militaire avec la Russie et dégage 65 millions de dollars pour la modernisation de l'arsenal nucléaire américain, notamment le développement d'armes nucléaires de faible puissance.

Avec AFP

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Joe Biden à l'heure du quitte ou double pour la Maison Blanche

Joe Biden à North Charleston en Caroline du Sud le 26 février 2020.

Crédité d'une meilleure performance au dernier débat démocrate, Joe Biden conservait mercredi ses chances de remporter l'élection primaire en Caroline du Sud, un défi qu'il s'est lui-même fixé après un début de campagne décevant. 

Il joue quasiment son va-tout samedi dans cet Etat du Sud qui a fait partie des 13 colonies fondatrices du pays à la fin du XVIIIe siècle.

"Je vais remporter la Caroline du Sud", a martelé mardi soir l'ancien vice-président de Barack Obama, lors d'un débat particulièrement âpre opposant dans la ville historique de Charleston les sept principaux candidats. "Je vais gagner le vote afro-américain", a-t-il insisté.

Gageant sur sa popularité au sein de l'électorat noir, Joe Biden était jusqu'à récemment le favori incontesté de ce scrutin. Les Afro-Américains représentent en Caroline du Sud les deux tiers des votants démocrates.

Mais c'était avant l'essor de Bernie Sanders qui, au plan national, a pris la tête de la compétition pour décrocher l'investiture du parti démocrate, grâce à ses bon résultats dans les premiers Etats ayant voté aux primaires: l'Iowa, le New Hampshire et surtout le Nevada où le sénateur socialiste a nettement distancé ses rivaux.

- Bon débat mais bourdes -

MM. Biden et Sanders, respectivement âgés de 77 et 78 ans, sont désormais au coude-à-coude en Caroline du Sud. Mais ce prochain terrain d'affrontement sera bien différent du New Hampshire, Etat jouxtant le Vermont dont est issu "Bernie", ou du Nevada où le sénateur promoteur d'une assurance santé universelle révolutionnaire a réussi une percée chez les Hispaniques.

Joe Biden pourra compter sur l'aide de l'influent élu noir Jim Clyburn, qui mercredi matin lui a déclaré publiquement son soutien.

Le septuagénaire aux rares cheveux blancs plaqués sur le crâne est apparu combatif lors de ce dixième débat démocrate, marquant notamment des points par ses vibrants appels visant l'électorat noir et l'évocation de sa lutte pour financer le port de Charleston.

Mais il peine à dissiper les doutes sur sa forme mentale, brouillant son message avec un léger bégaiement et en accumulant les bourdes.

Sur le plateau télévisé de la joute oratoire organisée par CBS, il a ainsi affirmé que les armes à feu avaient fait "150 millions" de morts depuis 2007 aux Etats-Unis, soit la moitié de la population du pays. M. Biden a aussi parlé des "camps de reconstruction" (plutôt que rééducation) des Ouïghours du Xinjiang, avant de se reprendre et dire camps "de concentration".

La veille, il avait commis d'autres impairs, confondant l'actuel président chinois Xi Jinping avec l'un de ses prédécesseurs décédé, Deng Xiaoping. Dans un autre discours, Joe Biden s'est présenté comme candidat "au Sénat américain".

De son côté M. Sanders a été mis en difficulté à plusieurs reprises, notamment sur le financement de ses mesures de santé ou sur sa défense du programme d'alphabétisation castriste. Il est devenu la cible principale des attaques de ses concurrents.

Conscient que la Caroline du Sud est pour lui un rendez-vous à ne pas rater s'il veut conserver sa dynamique actuelle, le sénateur du Vermont a rejoint mercredi M. Biden à un petit déjeuner organisé sous l'égide du révérend Al Sharpton, une personnalité respectée du mouvement de défense des droits des Noirs.

- Sept Blancs parlent des Noirs -

En embuscade derrière le tandem Biden-Sanders, les autres principaux candidats démocrates étaient également présents: le trentenaire Pete Buttigieg, les sénatrices Amy Klobuchar et Elizabeth Warren, l'homme d'affaires Tom Steyer. Tous blancs, ils ont chacun vanté leur politique en faveur des minorités.

Manquait le milliardaire Michael Bloomberg, 78 ans, dont les centaines de millions de dollars déversés dans sa campagne compensent plus ou moins ses mauvaises prestations lors des deux seuls débats auxquels il a pris part.

L'ex-maire de New York a choisi de faire l'impasse sur les quatre premiers Etats des primaires pour se concentrer sur les millions d'électeurs du "Super Tuesday", le 3 mars, quand 14 Etats se prononceront pour choisir le champion démocrate qui affrontera Donald Trump en novembre.

Ce dernier a dénigré mercredi dans des tweets moqueurs les participants au débat. "Donnez-moi juste un adversaire", a-t-il écrit, sous-entendant que personne n'était de taille à rivaliser avec lui.

Debat démocrate avant les primaires en Caroline du Sud

Debat démocrate avant les primaires en Caroline du Sud
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Sous le feu de ses rivaux démocrates, Sanders se pose en rempart à Trump

Ce débat est le dernier organisé avant la primaire de Caroline du Sud samedi et le "Super Tuesday" le 3 mars.

Assailli de critiques par ses rivaux, le grand favori des primaires démocrates Bernie Sanders a martelé mardi que son programme très à gauche pouvait le porter vers une victoire contre Donald Trump en novembre.

Les échanges acerbes entre les candidats à l'investiture démocrate lors de ce débat particulièrement animé étaient à la hauteur des enjeux.

Quatre jours avant un vote crucial des primaires démocrates en Caroline du Sud, plusieurs jouaient ici leur dernière chance de rester en lice.

Car le résultat en Caroline du Sud influencera de manière décisive l'élan des candidats juste avant le "Super Tuesday", lorsque 14 Etats voteront le 3 mars.

A 78 ans, Bernie Sanders est jusqu'ici le super-favori de ces primaires, après trois votes dans l'Iowa, le New Hampshire et le Nevada.

Son avance a fait exploser au grand jour la fracture au sein du parti, entre les partisans du sénateur "socialiste" autoproclamé et les tenants d'un discours plus au centre, censé pouvoir rassembler plus d'électeurs pour battre Donald Trump le 3 novembre.

Ses rivaux plus modérés ont affirmé que le financement de son programme, trop radical à leurs yeux, restait trop flou, notamment sur sa profonde réforme du système de santé. Cela donnerait, à leurs yeux, des munitions au président républicain sortant si Bernie Sanders portait contre lui les couleurs démocrates.

"Moi je vais vous dire ce que sera la facture. La facture, ce sera quatre ans supplémentaires de Donald Trump", a affirmé Pete Buttigieg, ancien maire de South Bend.

En situation très périlleuse après trois mauvais résultats, la sénatrice progressiste Elizabeth Warren, 70 ans, a aussi éreinté sur ce point Bernie Sanders, en se présentant comme meilleure alternative à gauche.

Le sénateur indépendant a de nouveau été sommé de s'expliquer pour avoir salué récemment le "programme massif d'alphabétisation" lancé par Fidel Castro après la révolution cubaine dans les années 1950.

Il s'est défendu en affirmant que l'ancien président démocrate Barack Obama avait tenu des propos similaires, avant de marteler qu'il condamnait sans réserve tous les régimes autoritaires.

L'ancien vice-président Joe Biden a aussi reproché à Bernie Sanders ses positions passées sur les armes à feu, lors de votes controversés au Congrès américain.

- Ramener "les ouvriers" -

Face à ce barrage d'attaques, Bernie Sanders a martelé que des sondages le donnaient gagnant face au président républicain.

"Le fait est que pour battre Trump (...), nous avons besoin d'une candidature (portée) par l'énergie et la passion", a-t-il déclaré en se présentant comme le seul candidat capable de galvaniser les jeunes et les minorités tout en ramenant "les ouvriers vers le parti démocrate".

Et il a martelé que ses propositions n'étaient pas "radicales". Elles "existent dans des pays à travers le monde. La santé est un droit humain".

Un modérateur a souligné que s'il était élu, Bernie Sanders serait le premier président juif des Etats-Unis.

"Je suis très fier d'être juif", a-t-il souligné dans une rare allusion à sa religion. "Mais je pense malheureusement, tragiquement, qu'en ce moment en Israël, avec Bibi (Benjamin) Netanyahu, un raciste réactionnaire dirige ce pays".

- Bloomberg, candidat "risqué" -

Après une première apparition très ratée la semaine dernière, le milliardaire Michael Bloomberg a affronté sur un pied plus ferme les attaques toujours nourries des autres prétendants à la Maison Blanche.

Il s'est défendu face aux accusations de sexisme et de politiques jugées discriminatoires lors qu'il était maire de New York.

Troisième des sondages nationaux, l'ancien maire de New York, âgé de 78 ans, entrera dans la course lors du "Super Tuesday", après avoir puisé plus de 500 millions de dollars dans sa fortune personnelle pour financer sa campagne.

Ses spots télévisés sont d'ailleurs passées pendant les pauses du débat.

"Peu importe combien d'argent M. Bloomberg a. Le coeur du parti de démocrate ne lui fera jamais confiance", a affirmé Elizabeth Warren à propos de cet ancien républicain.

- Nostalgies "révolutionnaires" -

Jouant très gros en Caroline du Sud, Joe Biden, 77 ans, a voulu se montrer combatif.

L'ex-bras droit de Barack Obama mise presque tout sur cet Etat, après deux piteux scores dans l'Iowa et le New Hampshire. "Je gagnerai la Caroline du Sud", a-t-il insisté.

Il a relevé la tête dans le Nevada et espère désormais que sa popularité chez les Noirs le portera vers une victoire en Caroline du Sud, où ils représentent plus de la moitié de l'électorat démocrate.

Mais son avance dans cet Etat s'est réduite ces dernières semaines.

M. Buttigieg, 38 ans, est le premier homosexuel à avoir une chance de décrocher l'investiture après de bons scores aux deux premiers scrutins.

Il a de nouveau voulu se présenter en alternative d'avenir face à un Bernie Sanders à la "nostalgie des politiques révolutionnaires des années 1960".

Mais il manque de soutien au sein des minorités, ce qui le plombe dans les sondages en Caroline du Sud.

Une Américaine plaide coupable d'avoir été seins nus devant son mari

Marteau de juge dans la salle d'audience 422 de la Cour suprême de New York, le 3 février 2012. (REUTERS/Chip East)

Une Américaine poursuivie pour avoir été seins nus en présence de ses beaux-enfants alors qu'elle effectuait des travaux à son domicile a finalement conclu un accord avec l'accusation et plaidé coupable d'attentat à la pudeur devant un adulte: son propre mari.

Tilli Buchanan a dû se résoudre à cet étrange accord pour éviter d'avoir à passer en jugement et d'être fichée comme délinquante sexuelle en cas de condamnation, a expliqué son avocat à des médias de l'Utah (ouest des Etats-Unis), qualifiant toute cette affaire de "grotesque".

Mme Buchanan était poursuivie après avoir été vue torse nu par les trois enfants de son mari, âgés de neuf à treize ans, alors que le couple effectuait de travaux d'isolation dans le garage de leur maison.

Son mari se trouvait lui aussi torse nu au moment des faits mais n'a pas fait l'objet de poursuites. Le couple avait expliqué avoir décidé de se mettre en sous-vêtements pour éviter de se salir.

Les enfants avaient rapporté l'épisode à leur mère et Mme Buchanan avait fini par être inculpée en 2019. Elle avait protesté en vain, arguant que si son mari pouvait travailler torse nu, elle ne voyait aucune raison l'empêchant d'en faire autant.

Les services du procureur local ne l'ont pas vu de cet oeil, estimant qu'une femme montrant ses seins constituait bien un attentat à la pudeur dans la société américaine actuelle.

A la suite d'une négociation avec les services du procureur, Tilli Buchanan a donc reconnu mardi avoir exhibé ses seins nus devant un adulte, causant par la même "un trouble", même s'il s'agit en l'occurrence de son mari. L'accusation sera abandonnée dans un an si elle ne commet pas d'autre crime d'ici là.

Bernie Sanders critiqué pour ses anciens flirts avec des régimes communistes

Bernie Sanders au milieu d'une controverse sur lson opinion au sujet de Fidel Castro

Des déclarations vantant certains aspects de la révolution cubaine et d'anciens voyages dans des pays communistes reviennent hanter la campagne de Bernie Sanders, l'actuel favori à l'investiture démocrate dans la course pour la Maison Blanche.

Le sénateur, "socialiste" autoproclamé, a déclenché depuis dimanche une cascade de condamnations dans son propre camp pour avoir salué le programme massif d'alphabétisation lancé par Fidel Castro après son arrivée au pouvoir en 1959.

Joe Biden, numéro deux de Barack Obama quand celui-ci a entamé un dégel avec le régime cubain en 2014, a fustigé une "admiration" pour des éléments de la dictature de Castro.

Le milliardaire Michael Bloomberg a rappelé de son côté le "sombre héritage" laissé par le dictateur cubain, et l'ex-maire de South Bend (Indiana) Pete Buttigieg a condamné un candidat qui "encourage les gens à regarder le bon côté du régime castriste".

Des élus démocrates de Floride, un Etat clé de l'élection présidentielle américaine accueillant une importante communauté de réfugiés cubains, ont eux mis en garde contre une victoire républicaine de Donald Trump en novembre si M. Sanders était investi par le parti pour lui faire face.

Pour les adversaires du sénateur du Vermont, cette polémique vient à point pour tenter de freiner sa dynamique victorieuse lors de la primaire en Caroline du Sud samedi.

Preuve que son investiture est devenue une vraie possibilité, Donald Trump l'attaque aussi désormais frontalement, le présentant comme un dangereux "communiste".

- "La vérité" -

Engagé à gauche très jeune, Bernie Sanders a lutté pour les droits civiques comme étudiant à l'université de Chicago, puis contre la guerre du Vietnam avant d'entrer en politique comme "indépendant".

En pleine Guerre froide, alors maire de la petite ville de Burlington, il avait fait plusieurs voyages en Union soviétique, à Cuba et au Nicaragua. Des déclarations et des photos datant des années 1980 ont resurgi ces derniers jours dans les médias et sur les réseaux sociaux.

En 1985, il salue sur la chaîne télévisée municipale le programme d'alphabétisation et le système gratuit de santé, même primitif, lancés par les Sandinistes au Nicaragua, où il vient de passer une semaine.

L'année suivante, lors d'un discours à l'université du Vermont, il rappelle son "enthousiasme" à l'annonce de la révolution cubaine, lors de laquelle "les pauvres se soulevaient contre les méchants riches".

Et en 1988, de retour d'un voyage en Union soviétique avec une délégation municipale, il se dit "impressionné" par le système de transport public et les "très belles" gares de Moscou.

Pour le directeur de la Fondation pour les victimes du communisme, Marion Smith, qui a diffusé sur son compte Twitter les déclarations de 1988 de M. Sanders, ces commentaires sont "un outrage cruel aux millions de victimes du communisme dans le monde".

Mais loin de s'excuser, l'élu du Vermont a renchéri lundi soir lors d'un débat avec le public sur la chaîne CNN.

"Je pense qu'apprendre aux gens à lire et à écrire est une bonne chose", a-t-il lancé à propos des débuts du régime castriste. Il a assuré critiquer depuis longtemps "les régimes autoritaires à travers le monde, y compris Cuba, le Nicaragua, l'Arabie saoudite, la Chine et la Russie".

Bernie Sanders a par ailleurs loué les efforts de Pékin, autre "pays autoritaire" qui a "sorti de la pauvreté extrême plus de gens qu'ailleurs dans le monde".

"C'est la vérité et ce sont les faits, fin de la discussion", a-t-il asséné.

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